anne fontaine (avatar)

anne fontaine

étaleuse de peinture, cogneuse de clavier, en cavale par nature mon site peinture : www.afont-tableaux.fr

Abonné·e de Mediapart

417 Billets

0 Édition

Billet de blog 12 mars 2011

anne fontaine (avatar)

anne fontaine

étaleuse de peinture, cogneuse de clavier, en cavale par nature mon site peinture : www.afont-tableaux.fr

Abonné·e de Mediapart

article de sciences et avenir sur le baclofène solution pour les alccoliques, réponse à une amie m'indiquant cette article

anne fontaine (avatar)

anne fontaine

étaleuse de peinture, cogneuse de clavier, en cavale par nature mon site peinture : www.afont-tableaux.fr

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bonjour Patricia

dans l'histoire du baclofène, par hasard, il se trouve que j'ai bien suivie l'histoire.

il y a peu prés deux ans, à la sortie du livre d’Olivier Ameisen, le Monde a sortie un article de présentation de ses essais que j'ai mis sur le site (le forum des bipotes)
il y eu peu de réactions, l’administrateur du site est hostile à ce médicament, mais il n'est pas médecin.
Mais j'ai fait un sevrage peu de temps après cet article et je suis tombée sur un psy clinicien qui m'a mis sous baclofène.
il m'a bien préciser les conditions de cet essais et de la grande patauge sur les dosages à prescrire et sur le manque d'essais en laboratoire concernant l’alcool.
Du reste quand ma psy perso a repris le traitement elle a poussée une gueulande (désolée, il n'y a pas d'autres mots) concernant l'importance de la volontée sur l'abstinence et que, donc, un traitement au baclofène ne devais pas m'empêcher de faire un effort.
Cependant elle a pris toutes les notes médicales sur le sujet et a continuer la prescription.
Les deux médecins se connaissant bien, il y a eu communication des résultats.
les résultats ont été les suivant :
je n'ais pas connu de dépression post cure, mais je commence à connaitre les cycles du sevrage et j'étais dans un moment de retour de pas mal d'activités.
J’ai tenu six moi, record absolue
je me suis effondrée suite à une banale querelle de couple
j'avais cessé le baclafone depuis quelques mois, l'article de sciences et avenir, précisément lu (j'avais acheté le journal, par hasard) m'incite à reprendre le traitement.

Pour moi la question est :Est ce que le baclofène limite les dégâts ?Peut être.
Ma situation actuelle est la suivante par rapport à l'alcool, j'ai fait un nouveau sevrage de 20 j en clinique en janvier. C’est cours, mais je vais tous les six mois en clinique. Personnellement je me suis habituée à la situation, mais il semble que je sois la seule.
Mes psy aimerait que j'économise sur la sécu
mon mari n'aime pas me voir en clinique, il ne m'aime pas voir rechuter, comme il n'aime pas les vacances sous la pluie. Bref c'est parfois la rame de gérer et mes problèmes d'alcool et mes problèmes de couple.

Ma psy, que j'ai pris il y a deux ans, sur conseil de l’hopital Albert Chenevier à Créteil (je ne suis pas de leur ressort administratif, ils ne peuvent me suivre directement) m'a immédiatement après ma sortie de janvier orienter vers une psychothérapie cognitive de groupe fait par l'hôpital de Corentin celton. C’est le seul poste à paris qui conserve cette thérapie, le poste à Ste Anne a été supprimé. la thérapie en pratique étant réalisée à Vanves, je fais deux heures de transport aller, deux heures retours.
Pour le moment j'ai vu le médecin psychiatre et une psychologue. Je leur dois de nouveau de jouer au Titanic.les psychologues ne gérant pas tous les mêmes modules de discussion, pour la psychothérapie de groupe sur l’alcool, j’ai un autre rendez vous avec une autre psychologue.
Une heure pour résumer 46 ans
des questions a la hache, dans le tas, sans écouter les réponses, concernant la douleur de mon mari, si j'ai tous fais pour me faire aimer dans la vie etc....
Je ressors avec un paquet d'épine dans la gorge à chaque fois.
Mais Titanic pour Titanic, je considère maintenant que ma thérapie je me l'a gaverais jusqu'au bout.

Une chose est certaine sur concernant l'article de science et avenir.
le monde médical nage concernant l'alcoolisme.
Mais il n'existe pas un réseau de confrontation d'informations, ni un grand effort de le créer.
Ma psychologue m'a envoyé pourtant, il y a trois ans, a une institution spécialisée, l'élan retrouvée.
j'ai été soigné avec de l'aotal (inefficace) (pas d'essais sur le rivial) équanil et valium comme anxiolytique.

Pour ma psy actuelle, l'équanil est surtout a éviter, le valium aussi.

J’ai arreté l'élan, il ont planté mon dossier de la mdph, en réalité, ils sont blasés.
J’ai été conduite à Nation dans un autre centre de soin spécialisée, j'ai arrêté, mon médecin m'étant ma révolte banlieusarde sur le compte de l'alcool alors que je suivais mon sevrage.

mon jugement final donc :
les médecins sont perdus mais n'ont ni la prise de temps, ni la volonté de se concerter.
Chaque nouveau médecin est un bis repétita d'une histoire que je vais finir par radoter
donc ils ne savent pas soigner l’alcoolisme, et, en vérité, même dans des pools spécialisés, ils s'intéressent peu au malade. Ils sont trop centrés sur le produit, pas sur la personne.

Un psy m'a conseillé d'écrire, je lui dois l'écriture
la psychologue de corentin celton se moque de mes écrits, elle n'est pas la seule.
Elle est sourde
et moi je deviens teigneuse

je ne vois devant tous ces psy en vrac que maladresse et manque d'intérêts véritable.

Leur chance, est que le malade alcoolique se tait
l'entourage se tait
nous cachons une maladie honteuse, presque comme un sida.
Ce silence permet une indifférence du monde médical et de la société toute entière qui nous rejette.

face a cela, en créant un blog sur médiapart, parlant d'alcool, je me bats avec mes petites armes, bien ridicule (du reste, a bien pensée je vais mettre cette réponse dans se blog)
je rêve cependant d'une grande manifestation qui lève le silence et souligne l'impasse ou nous sommes.
Que l'on rappelle que Gainsbourg, Duras, Pollock, apollinaire, sati etc la liste des artistes alcooliques est très nombreuse et en conséquence nous ne constituons pas qu’une nuisance pour la société ( même si je sais la douleur des enfants, il se trouve que dans mes amies, les plus farouches, les plus sévères, l’un de leurs pères ou mères étaient atteintes)( je n’ai pas d’enfant)


A mon avis nous gérons surtout un gros problème émotionnelle et nous pouvons nous lobotiser nous même.(la thérapie de Corentin celton est censé me rééduquer émotionnellement)

Voila, je suis fatiguée de tant de mots.
Concernant la présentation de ton book je te réponds d'ici peu.

Amitiés, Anne.

-----------------------------------------------------------------

ps

1)l'hopital d'albert chenevier possede un centre de recherche concernant les bipolaires (avec le recul je trouve farfelue de me faire sougner a corentin celton alors que je suis plus proche de creteil)

2)vu mes nombreuses references a mes nombreux psy (l'article pourrait s'appeler psy en vrac) j'ai été suivi jusqu'en janvier par un psychiatre personnel, un psychiatre clinicien, un psychotérapeure, un alcoologue.

j'ai voulu limité mes rendez vous, mon suivi a corentin celton refait sauter mon planing concernant la liste de mes rendez vous medicaux.

en conclusion mes renvois a de nombreux psy, ma valse entre de nombreuses consultations constitue mon quotidien.

3)il existe parfois un lien entre bipolaire et alccol, les bipolaires présentant pour partie d'entre eux des comportements addictifs.

4)je n'ais pas la force de retrouver les coordonés exacte du centre d'alccologie à Nation, mais je peux faire un effort si demande.

5) les forums internautes de malades sont un lieu d'echange sur les médicaments existant, je sais donc de façon parallele le nom de certains médicaments que mes médecins n'ont pas essayé, cependant malgres toutes mes critiques je me fis a eux sur les ordonnances.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.