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Billet de blog 12 octobre 2015

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le Soleil d’automne

Souffle une âme d’or

Dans le cœur  des arbres

Le ciel est bleu

Et  je veux du bonheur

Femme occidentale

Je passe dans les magasins

L’acheter

Un parfum

Pour distraire ma peau

Un foulard

Pour caresser mon cou

Des bagues pour cercler mes doigts

Des cailloux partout pour voler l’étincelle des feux de Bengale

Des robes pour danser dans le vent

Des ballerines pour sautiller entre les allées des jardins

Un sac pour le bourrer de rouges à lève

Rose ingénue, rouge baisé, mauve tzigane

Aux couleurs de mes futurs mensonges

Un agenda de cuir pour donner des noms

Aux amants du jour

Les rouges baisé sont comme les coquelicots

A jeter dans le cœur des passants

Dans l’immédiat de leurs floraisons

Femme occidentale

Je fais le plein

Bonbons de la vie

J’empiffre

A cloche pied

Je traverse les jeux de la vie

Quand vient un concerto de Bach

Un cœur soulé de vide

Hésite à battre encore

Je pense toujours à lui

Une image tremble encore

L’encre encore fraiche

La couleur chair

Les draps blancs

Des yeux noirs jetés d’étoiles de lumière

Il faudra beaucoup de papier de soie contre sa chair

Il faudra beaucoup de ruban

Rose les rubans

Nerveusement, hystériquement  rose

Comme ces idées de bonheurs que l’on tresse avec les mains

De l’homme qui aime

Papier de soie encore emplit d’émois

Rubans pesant de reproches

Pour lier

Pour fermer, enfermer

Le plaisir

Il faudra beaucoup d’ivresse

De bouteilles d’alcools forts

De mise en vacance éthylique

De déperditions

De malédictions jetées

Dans le silence des nuits

Pour replier les souvenirs

Dans ce petit coffre à jouet

Au fond

A droite

Un peu plus bas

Là, exactement, dans le capharnaüm de ma cervelle

Ces jours d’automnes

M’ont fait cadeau

D’un authentique mal de cœur

Femme occidentale

Hors promotion

Ils existent

Les sentiments vrais sont gratuits

Automne m’a fait cadeau

D’un authentique chagrin d’amour

Un pur bijou

Simple comme une cataracte

Le vertige

La douleur

Le chagrin

Sont des fruits simples de la terre

Et ma récolte s’embrasse  sous le soleil d’octobre.

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