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Billet de blog 13 septembre 2015

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Gourmandise et moralité

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Des œufs en neige pas trop fermes

Une goutte de grenadine pour le rose

Au dessus une belle endormie

Totalement nue, pour le rose

Jamais trop de rose

Sa poitrine flotte doucement comme deux nuages

Ajouter :

Une larme de citron pour l’acide

Une larme de crocodile pour l’absinthe

De grosses pralines  tels ces mensonges

Que l’on ne croque pas trop bien innocemment

Les dragées c’est connu

Niquent  les dents et les heures d’ennuis derrière les portes

Une meringue douce pour s’enfoncer

Dans le mystère d’un marais blanc

Une meringue douce pour  enflammer

A la fine cognac

La belle la nuit

Quelques violettes en sucre pour les mensonges des crocodiles

Quelques pavots en graines pour rêver de violette en sucre

Sur la partie la plus nacré de son sexe

Une rose dans la coupe de champagne

Pour le rose

Don juan gourmet salive

Devant la carte des enfers

Croque autant seins et diablesses

Auxquels s’ajoutent

 Quelques jolis anges à tirer

Au passage

Pain d’épice

Cannelle et miel

C’est un homme à la peau doré

Aux lèvres de sucre de gingembre

Je luis dis

Je luis dis

Tu es mon ginger man

Noyé dans un bain de chantilly

Où  s’esclaffent  quelques bulles de vins vénitiens

Une goutte de confiture de rose

J’aime les fleurs en confiture

Sur ma tartine

S’étale les roses de tous l’atlas

Une goutte d’anis

Pour arroser l’oasis

 Un peu de perfidie

Pour damner le paradis

Le serpent tient les dés

Mais Je te souffle la règle

Ni oui

Ni non

Sur milles lunes

De jeux interdits

Gavée de confitures et de pains d’épices

La princesse peine à rentrer

Au-dedans la porte renaissance

De son petit palais

Les souris s’en sont allées à saint Malot

En thalasso

Don juan continue a plumé des anges aux enfers

Envoie des sms aux jours de fêtes

Et les princesses aux chômages s’inscrivent dans des pôles de solitudes

L’ennui livre ses messes basses

Le temps est toujours offert aux abandonnées

Le hasard des nuits vident reprend ses droits d’ainesses

La princesse prend un livre

Comme on mouche un chagrin

Presse un manteau d hermine

Sent une l’odeur de neige nocturne

Entends le vole de mort du chat-huant

L’hiver sera long

La princesse devant un feu de bois ouvre son petit livre

Carré, mêlés d’entrelacs savants

De fleurs et d’anges

Enfin de celles qui n’auront pas été consommées

Enfin de ceux qui restent d’un peu présentable à un jeune public

Elle découvre le rose aux joues la première page

C’est la A

Le petit A coincé dans un gros cœur

Il a bien du mal à respirer

Le frêle, le doux, le charmant A

Eternellement coincé dans les courbes charnues du cœur

La femme soupire et ce souvient de cet immense empiffrement

En rigolant

-1) La vie ne donne que ce que l’on lui vole

-2) Il n’est jamais trop tard pour apprendre à lire !

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