La nuit, bref passage dans la lumiére.
Dans la nuit
Dort le boulevard
brulent quelques feu de carrefours abandonnés
La nuit ignore l’homme
La route n’est pour personne
La route appartient aux chats flâneurs
Aux chiens curieux
Dans la nuit
Brille des vitrines
Des canapés ignorés
Des miroirs sans reflets
La lumière mord les trottoirs
La lumière perce la ville et mon visage
C’est l’heure de l’errance
Entre terrains vagues et bétons
C’est l’heure de se perdre
Voir son ombre trembler sous le réverbère
Voir son ombre mourir sous la fenaison des platanes torturés
Marcher sous les nuages blancs des lunes trop pleines
Marcher sous le ciel noir des nuits sans lune
Sans but ni repère
Marcher
Et voir
Ces quelques phares dérisoires
Lumières fossiles
Malédiction des villes
Contre le cosmos tout entier
Ces feux
Rouges ou verts
Ces ampoules jaunes poisseuses comme l’ennui
Ces lumières malheureuses
Lumières mortes de quelques stations essences
Aux cafés brulant et cigarette creuses
Ces nuits labyrinthes
Ou glissent voitures et camions
De préférence
Vers le jour
De préférence
Vers l’aube sur la mer
Ces nuits d’aventures
Percent mon âme
Incertaine.
Ps ; je ne saluerais pas la haute performance de ce texte
Mais je suis en train de monter un forum pour insomniaque littéraire
Sauf que je suis naze en informatique, tout conseil serait la bienvenue
Adresse du forum :