étaleuse de peinture, cogneuse de clavier, en cavale par nature mon site peinture : www.afont-tableaux.fr
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Sous le soleil d’automne Les marrons craquentExplosent sur le bitumeAu milieu des feuilles rougesL’écureuil a l’abriLe merle bavardMille empreintes traversentle sentier de sable cruMille empruntent……je suis seule…Un avion passe dans le cielavec ses voyageursun train passe sur un pondavec ses travailleurSimplement aussi c’est l’hirondellequi joue a fleur d’eau…je me sens seule …Les bruits de la villeLes routesLes autoroutesLes bruits des marchandsPoires juteusesPêches bien mûrs…je me sens seule…L’homme qui court pour protéger son cœurL’homme qui marche pour voir la terre défilées lentementLes filles qui sautent en musique…Je me sens seule…C’est comme c’est toiles de jadisqu’enfant je détestaisDans le cadre doréUn verre de cristal et sa buéeLe muscat murQuelques figuesLa carafe de vin.Ou encoreLa tuerie du chasseuravec ces cerfs, biches, faisans aux yeux définitivement clos Ou encoreCes pèches miraculeusesRaies, saints pierres, oursins et coquillagesParfois la vieil me semble que la vieressemble à l’un de ces tableaux morts et inutilesAux finitions impeccablesQue l’on croise s’arrêtant à peine chez l’antiquaireToutes ces belles lumièresToutes ces belles choses fragilessi bien agencésne changent pas la mélancolie de mon cœurBien au contraireÊtre étrangère aux objets usuelsaux bruits communaux pas des hommesêtre insensibleC’est une solitude sans remèdepuisque qu’irréellele monde vibre comme une abeille autour de moimais rien n’atteint mon cœur mélancoliqueC’est la solitude des bulles de savonqui vont flotter par delà l’horizonSans rien entendreSans rien sentirJusqu’à épuisementJusqu’aux buissons d’épinesAlorsElles éclatenten trois goutes exactementL’une pour la terreL’une pour le cielLa troisième coule sur le bord de ma paupière.
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