Jour d’honneur, un beau jour pour mourir

Jour d’honneur, un beau jour pour mourir

Vivre sur le fil
Vivre sur un fil
Funambule accidentel
Le tout droit inaltérable
Du Google map

Ecrire comme un Poulidor
Comme une enfance bercée aux cadeaux Bonux
Mis de coté par les mémés
A loucher sur les haricots magiques de Pif
Et c’est fascinant microbes
Préhistoriques
Comme le mammouth
A cultiver sous la loupe

Même sans godillot
L’enfance traine ses pieds

Vivre sur le fil d’un lacet
Chaque chose
Arrive
Comme dans un ballet de Tchaïkovski
Sur la minute
Dans la minute
Les fleurs, le roi des rats, les sorciers

Poète
Fan de Pipiou
Ne raconte que les petites choses
Qui rêves de grandes choses

Bry
Saint Camile
A 5 minutes de mon chez mi
Nage en contestation
Moi
J’y ai nagé en bateau perdu
A attendre le tour de l’urgence
Car du suivi
Au suivant
Nous attendons
D’avoir moins mal
D’avoir moins peur
Des soubresauts volcaniques de notre corps

La dernière fois
Fusse une dernière fois
J’ai préféré
Regardé la télé

Sainte Camile siffle et danse
Merci
A Toi l’infirmière
Toi le psychiatre
Toi l’alcoologue
Toi
Même l’auvergnat qui passe part la
Toi
Si tu chantes sous le soleil
Je serai fière d’être ta squaw

A chacune de mes lignes
A chacun de mes fils
S’attache un chant

Aujourd’hui
Je t’offre ces chants navajos qui dansent sous le soleil
Car seul le soleil
Sait le courage
Garde la mémoire du courage
Sans télé, sans photo
Le chant des Navarro
Porte les guerriers sur les landes
D’une grande bataille
D’un grand honneur
Sous le ciel magnétique
Il y a toujours un beau jour pour mourir

 

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