Franchement c'est pas de bol d'avoir la première épreuve du bac le lendemain du deuxième tour des législatives. C'est que du coup, on a à peine le temps d'en parler. Rendez-vous compte, tous ces jolis marronniers dont on a du couper quelques branches : le drame !
Obligés de recentrer sur un petit groupe d'élèves. On échappe au plus jeune, au plus vieux, au cador à la recherche de mentions. Pas un parent d'élève pour étaler ses angoisses pour l'avenir de sa progéniture. Gasp ! Voici le baccalauré-light. Service minimum. Tout ça pour une bande de députés tous roses et quelques bruns.
Et puis ici à la Réunion, on a bouté l'UMP hors du département de la région des circonscriptions. Dehors les bleu foncés, bien trop proches du bleu marine. Et puis nous on envoie des femmes, la Réunion se met à l'heure de la parité : 3 députées sur 7, ce qui fait que parmis les messieurs restant se cache un androgyne pour faire les 0,5 manquant.
Ah qu'ils sont beaux les battus félicitant leurs adversaires, qui parlent de respect de la parole des urnes après avoir déclamé bien haut que eux n'avaient pas perdu leur âme. La notion de respect est à géométrie très variable et dans certains cas, bien au-delà du 10 ème sous-sol. Il y en a un en Métropole qui en connait un rayon, à ce sujet. Un certain Collard qui tout fraichement élu assure les émigrés de son respect en leur demandant de ne plus cracher sur les petits français et de ne plus les insulter. Des paroles d'appaisement à n'en pas douter. Et comme le monsieur s'écoute beaucoup parler, j'assure toute l'assemblée nationale - hors UMP car ils partagent beaucoup - de ma sincère compassion pour les tirades ineptes qu'ils vont devoir subir de la part de ce triste personnage.
Mais revenons à notre télé, qui se voit confrontés à ce difficile choix, entre activité politique nationale et baccalauréat. Quelle chance pour elle que les épreuves s'étalent jusqu'à la fin du mois. Ils arriveront bien à les placer les marronniers. Avec les supercracks à 22/20 et les papys qui font de la résistance, les cris de joies, les larmes. Il n'y aura pas d'élections pour gâcher les résultats. Ouf !