C’est l’histoire d’une fille qui a toujours aimé écrire…

Quand on est timide et que l’oral est une vraie galère, l’expression écrite est une échappatoire toute désignée. Mais il faut aussi trouver l’environnement propice... et mon environnement propice a été "Ondes de choc"

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Un polar audio © 8000 mondes Un polar audio © 8000 mondes
Évidemment, cette fille c’est moi. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire. Mais, car il y a un mais, je n’aime pas écrire seule. J’ai essayé des tas de trucs : la correspondance – qui ne dure qu’un temps, l’écriture parallèle – quand on est à plusieurs à écrire sur un même thème, l’écriture collective – lorsqu’on se relaie sur une histoire pour la faire évoluer à son envie du moment, dans un chaos joyeux et sans prétention. Autant d’espaces de liberté, de défouloirs, mais rien de très stable, de vraiment durable.

Aussi j’ai goûté à l’écriture solitaire longue durée – 3 ans tout en continuant à me ficher des codes. J’étais en roue libre, en quasi improvisation. Je partais sur une idée. Ça faisait une partie d’au moins une douzaine de chapitres. Et il y a eu cinq parties. J’ai une affection toute particulière pour ce travail qui n’a eu, et n’aura sans doute que mes proches comme lecteurs. Peu ont tenu jusqu’au bout d’ailleurs. Mais cette aventure a créé une envie : celle d’être lue !

Alors j’ai appris les codes. Mais je n’avais pas envie d’une autre expérience solitaire.

Une opportunité s’est présentée pour une écriture en équipage. L’écriture en équipage démarre avec un capitaine. Le capitaine développe une idée : il crée des personnages, ébauche les lignes narratives, et développe tout ça dans ce qu’on appelle une bible. La bible, c’est ce qui va permettre l’écriture à plusieurs auteurs en simultané. Nul besoin d’attendre que les épisodes 1 et 2 soient terminés pour écrire le 3, le 4 et les 8 autres qui suivent. L’ensemble des auteurs ont validé l’intrigue et ce qu’il va se passer dans chaque épisode. Une fois les épisodes distribués, c’est parti. Chacun sait ce qu’il a à faire.

La particularité de l’aventure à laquelle j’ai participé, c’est qu’elle est audio. Nous n’avons pas créé un livre, nous avons créés des podcasts. Il ne s’agit pas d’une histoire lue non plus. Des actrices et des acteurs se sont emparés de nos personnages pour les rendre bien vivants.

J’avais déjà eu la chance d’entendre un de mes textes lus sur les ondes radio de France Culture, il y a fort longtemps. C’est déjà extrêmement touchant. Mais entendre un de ses textes joué, mis en son et en scène, c’est un cran au dessus.

L'ego papillonne avec bonheur, oublie très vite les passages qui ne vous plaisent pas tout à fait, pour se délecter de ceux qui dépassent largement vos espérances, voire vous surprennent. Votre texte a définitivement pris son indépendance pour se glisser à sa juste place dans l’intrigue générale. Vous êtes passé d’une dizaine de lecteurs à quelques centaines d’auditeurs.

Vous trouvez ça dérisoire ? Pas moi. C’est une étape. Vers un sommet qui ne sera pas forcément très haut, mais qui se comptera, je l’espère un jour, en milliers. Un facteur 10 de plus.
Petit à petit, nous allons finir par rencontrer notre public.  Ça vous dirait de rencontrer Ondes de choc ? C’est le lien que je partage. Dans cette aventure, j’ai contribué à hauteur de l’épisode 4. Scrollez pour avoir plus de détails, et laissez vous tenter. Le premier épisode est offert.

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