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Billet de blog 16 avr. 2020

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Maintenant, un nouveau CNR !

Je l'attendais : Samuel Churin, comédien et membre de la coordination des intermittents et des précaires, a lancé hier une pétition pour en appeler à un nouveau Conseil National de la Résistance.

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Je l'attendais, (chez moi on en cause ardemment depuis une quinzaine de jours, en famille - 3 générations rassemblées - en confinement ! Survolés par un drone hurleur... 😕)

J'y reviendrais, car je pense qu'il faut aller bien plus loin et que le moment de CRISE MONDIALE, n'a jamais été si favorable à ce que nous revoyons TOUS nos logiciels. "Le monde d'après" s'ouvre devant nous, c'est un moment de l'Histoire (mondiale) une charnière à ne pas rater , un changement d'ère. Nous ne reviendrons en aucun cas dans le monde d'hier...

Cette pétition est un bon début : Samuel Churin, comédien et membre de la coordination des intermittents et des précaires, a lancé hier une pétition pour en appeler à un nouveau Conseil National de la Résistance.

Pour la pétition, c'est par ici : https://www.change.org/p/citoyens-app...

L'interview c'est là  (dans le texte, c'est moi qui surligne en gras) :

Samuel Churin : " Il faut arrêter avec cette politique de l'emploi à tout prix " © Regards

Sur la pétition pour un nouveau Conseil National de la Résistance « Il faut reprendre les idées qui ont présidées à l’Etat Providence. Il faut revenir à la source. » « Le CNR a eu deux bonnes idées : prendre des mesures immédiates et préparer l’avenir de manière plus pérenne. C’est ce qu’il faut faire aujourd’hui. » « On ne parle pas des plus précaires dans les médias, c’est-à-dire ceux qui vont échappé au chômage partiel : les intermittents de la restauration par exemple. Ils n’ont rien, ils sont en train de crever de faim. C’est la même chose pour les intermittents du spectacle. » Sur le revenu universel « Je ne donne pas de solution et ma solution personnelle n’est pas celle d’un revenu universel. » « Les aides du gouvernement ne répondent à rien. » « Une mesure d’urgence, maintenant, consisterait à donner 1500 euros à tout le monde pendant plusieurs mois jusqu’à trouver des mesures pérennes. » « Quand je parle de droit inconditionnel attaché à la personne et détaché de l’emploi c’est ce que Croizat a fait. » « Il faut détacher les aides de l’emploi : ce qui fait que le clochard y a droit. » « Il faut imaginer une sécurité sociale salariale. » « Ma solution c’est une couverture par l’assurance chômage pour tous. Le modèle des intermittents montre que ça marche : nous bénéficions d’une continuité de revenus sur une discontinuité de l’emploi. » Sur l’emploi et le chômage « Il faut arrêter avec cette politique de l’emploi à tout prix. » « A force d’emploi à tout prix, on créé des millions de pauvres. » « On ne peut pas tout miser sur les emplois qui seront maintenus. » « Si le coronavirus n’avait pas existé, au 1er avril [avec la réforme de l’assurance chômage], les chômeurs du régime général et particulièrement ceux qui sont en activité réduite [2,2 millions de personnes], se seraient fait massacrer. » Sur les intermittents du spectacle « Les intermittents du spectacle n’ont pas été touchés par la réforme de l’assurance chômage. » « Dans le milieu du spectacle vivant, on prévoit tous une année noire. » « Sans mesure d’urgence, on va tous basculer au RSA. » « Les 3/4 des compagnies misent chaque année sur le festival d’Avignon qui vient d’être annulé. » « Depuis 15 jours nous réclamons au gouvernement de prendre des dispositions et de décréter l’Etat d’urgence sociale pour que les compagnies soient remboursées. » Sur les déclarations du ministre de la Culture « On a un ministre de la culture qui ne prend aucune décision. » « Nous avons des politiques qui ne prennent aucune décision. » « Je leur supplie de mettre en place un grand plan social pour au moins sauver les droits sociaux des intermittents du spectacle. » « Avec le Coronavirus, l’assurance chômage va faire un grand plan d’économie. » « Tous les intermittents doivent être renouvelés pour qu’ils puissent bénéficier de l’assurance chômage. » « C’est pas des primes de 100 ou 200 euros qui vont régler le problème. » Sur les jours heureux d’Emmanuel Macron « La première décision que prend Macron, c’est un arbitrage économique. » « L’argument sur les écoles, c’est totalement bidon. » « Pourquoi il autorise la réouverture des crèches et pas les universités : parce que dans un cas, c’est les parents qui gardent les enfants et dans l’autre c’est pas les parents qui gardent les enfants. Donc on sait très bien que c’est le MEDEF qui ont poussé pour que les enfants retournent à l’école et que les parents puissent retourner travailler. C’est pas un arbitrage sanitaire mais un arbitrage économique. » « L’argument des inégalités est mensonger. » « C’est la méthode libérale qui s’impose. » « Il faut penser continuité de salaire. »

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