Dernier billet de blog avant inventaire

Chers trolls à l'ethos de droite, comme le dit votre président adulé, qui n'est pas le mien, vous avez provisoirement gagné. Je m'en vais.

casse-pipes

 

 

 

Chers trolls à l'ethos de droite, comme le dit votre président adulé, qui n'est pas le mien, vous avez provisoirement, gagné. Je m'en vais, comme tant d'autres ici. Je vous laisse la place pour étaler vos boniments, à loisir. Après huit ans d'abonnement à Mediapart, je suis fatiguée et plus du tout intéressée de tenter de vous résister. Je perds mon temps.

Au prix d'un nombre d'abonnés et d'un chiffre d'affaire toujours plus exponentiel - ce qui est un choix commercial discutable, mais que je respecte même si je ne l'approuve pas - la rédaction de Mediapart, dans sa réflexion purement comptable, a laissé entrer un lectorat qui n'est pas là pour partager une réflexion intelligente, mais pour uniquement, y exercer une propagande publicitaire. Bourrage systémique, de bas niveau intellectuel, le même qui a présidé durant dix-huit mois à la campagne d'Emmanuel Macron pour les présidentielles, orchestrée par des média qui ne respectent plus aucune éthique journalistique. Un simple "choc" de photos et de textes triviaux...

Je ne me désabonne pas, je rentre juste en grève de commentaires. Je continuerais à lire, car un certain nombre d'articles, de journalistes et de billets de blogs m'intéressent, mais je cesse de bavarder légèrement, parfois avec un brin d'humour ou profondément. Mais surtout,  je refuse de perdre mon énergie avec un trop grand nombre de commentateurs stupides, qui ont littéralement envahis les forums. C'est une insulte à la pensée et surtout je n'en convaincrais aucun de changer d'optique, puisqu'ils ne sont pas là pour la réflexion, mais uniquement pour monter sur le tremplin du premier commentaire et fustiger tout ce qui pourrait s'opposer à la doxa de leur idole. C'est un jeu de casse-pipes imbécile. Antimilitariste viscérale, je préfère les jeux collaboratifs à ceux où l'on ne pense qu'à dézinguer l'adversaire.

Comme pour les révolutions, c'est parfois une simple goutte d'eau, totalement insignifiante, qui fait déborder le vase un beau matin. C'est une minuscule censure, d'un très court commentaire justifié et aucunement contraire à la charte de Mediapart cette nuit, , adressé à une commentatrice écrivant de l'étranger, selon ses propres dire dur son blog, qui m'a fait prendre conscience qu'il serait temps que je mette mon temps trop précieux, ailleurs.

Juste pour illustrer mon propos, mon incompréhension de cette censure arbitraire, je vous renverrais chers journalistes observateurs, vers cet article léger mais pertinent, de votre confrère Simon Rico, sur la musique : https://www.mediapart.fr/journal/france/190518/1968-ou-la-revolution-de-la-pop-francaise  Les commentaires qui suivirent, sympathiques, emprunts de nostalgie et d'esprit de résistance, furent phagocytés par un hurluberlu qui saccagea toute la conversation par une avalanche de posts, totalement hors de propos et cru même opportun d'y adjoindre une immense oriflamme de l'Etat d’Israël, flottant sous forme de gif... Sans plus de censure de la rédaction, si soucieuse de la charte...

Donc, au revoir, chers lecteurs de Mediapart avec qui j'ai partagé tant d'amitié et/ou de réflexions constructives. Vous vous reconnaîtrez. Je laisse les autres s'étaler dans leurs immondices, en espérant qu'ils s'y noient. Ils sont finalement la meilleure publicité de leur candidat de la médiocrité.

Billet de résistance ! Nous allons en avoir grand besoin...

 

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