Bonne ânée !

Bonne ânée !..Ânée : charge d’un âne; (désuet) mesure de grains, correspondant à ce que pouvait porter un âne. Une bonne ânée, comme une bonne avoinée : correction, coups ou sévères réprimandes.La nouvelle convention d'assurance-chômage fait aussi des perdants...

Bonne ânée !..

Ânée : charge d’un âne; (désuet) mesure de grains, correspondant à ce que pouvait porter un âne. Une bonne ânée, comme une bonne avoinée : correction, coups ou sévères réprimandes.

La nouvelle convention d'assurance-chômage fait aussi des perdants...

Selon la CGT de nombreux demandeurs d'emplois perçoivent une indemnité chômage inférieure à ce qu'ils s'attendaient recevoir avec l'entrée en vigueur de la la nouvelle convention, au 1er octobre.

450 euros d'indemnités au lieu de 1000 euros, 373 au lieu de 900... Pour certains demandeurs d'emploi, l'entrée en vigueur, au 1er octobre, de la nouvelle convention d'assurance-chômage s'avère douloureuse. Les Echos pointent en effet ce lundi un effet pervers des droits rechargeables négociés au printemps par les partenaires sociaux...

C'est la joie. Merci M. Gattaz (l'ami de M. Valls), merci la CFDT...

Vous vous souvenez de la gueulante des intermittents du spectacle ? Qui n'en ont d'ailleurs pas fini... Dans l’indifférence la plus complète... Pourtant, ils vous le disaient qu'ils ne se battaient pas seulement, pour eux, les saltimbanques !!!

LA COORDINATION NATIONALE DES INTERMITTENTS ET PRÉCAIRES, PARTICIPE AU RECOURS AU CONSEIL D’ÉTAT CONTRE LA CONVENTION D’ASSURANCE CHÔMAGE DU 22 MARS 2014.

Tandis qu’ils prônent la « sécurisation des parcours professionnels », ils accentuent l’insécurité sociale des plus précaires en réduisant les droits de ceux qui reprennent une activité réduite. Ils prolongent des droits de misère jusqu’à épuisement et cadenassent des droits dits rechargeables dans un coffre virtuel qui profitera, au bout du compte, plus à l’UNEDIC qu’aux chômeurs.

Des discriminations faites aux femmes enceintes sont reconduites dans cette nouvelle convention malgré les recommandations de la part du Défenseur des Droits (voir dossier des Matermittentes : www.matermittentes.com)

Voici les points de cet accord que nous considérons comme illégaux :

  • l’absence de loyauté et d’égalité dans la négociation
  • le différé spécifique d’indemnisation
  • la reprise de paiement des droits à allocations chômage
  • le délai de déchéance
  • les droits rechargeables
  • les retenues d’allocations en cas de prestations indues
  • la sanction de non prise en compte de l’activité comme période d’affiliation en vue d’une ouverture de droits en cas de non déclaration à « terme échu »
  • l’exigence d’une carte vitale comme condition de recevabilité de l’ouverture des droits à l’assurance chômage
  • les modalités de prise en compte des périodes de congé maternité et l’impact de l’état de grossesse sur les droits à l’assurance chômage des femmes en emploi discontinu
  • l’absence de « neutralisation » des périodes de congé maladie non indemnisées par la sécurité sociale et intervenant en dehors de tout contrat de travail au regard de la «période de référence» pour l’appréciation des conditions d’affiliation à l’assurance chômage
  • la majoration des contributions au financement du régime d’assurance chômage des employeurs et des salariés relevant des annexes VIII et X

Ma dernière fille, vient de découvrir les derniers droit du travail... A nouveau au chômage, après de multiples CDD, après une longue période où l'un de ses employeur (agence d'Intérim) l'a royalement employé 9h, en ne lui en payant que 4 !... et lui a fait attendre 4 mois la réception de sa feuille (jaune) de licenciement, elle avait tout réuni pour enfin, toucher ses indemnités de chômage en novembre. Las, c'était oublier qu'en 2013, elle avait travaillé quelques jours comme serveuse dans une crêperie, à Toulouse, où elle était partie chercher un poste de prof de FLE (français, langues étrangères). Ayant interrompu sa "période d'essai" (en bonne et due forme), en bonne intelligence avec son employeur crêpier, pour travailler pour la maison de l'Europe (qui l'arnaquera...), elle vient de découvrir la loi. Celle des... Assedic !

La loi définit la période d’essai comme une phase transitoire « permettant à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié ». Il s’agit de tester les compétences professionnelles du salarié et sa capacité d’adaptation à occuper son poste de travail. La période d’essai permet également au salarié d’apprécier si, une fois dans l’entreprise, les conditions de travail lui conviennent et si le poste est conforme à ses aspirations. Durant cette période, employeur et salarié conviennent de différer leur consentement définitif jusqu’à l’arrivée d’une échéance constituée par le terme de la période d’essai.

La période d’essai n’est pas obligatoire. Elle ne se présume pas et doit, pour exister, être fixée dès l’engagement du salarié (contrat de travail ou lettre d’engagement) dans son principe et dans sa durée. Elle constitue ainsi une première phase du contrat de travail qui a une durée maximale fixée par le Code du travail, les conventions collectives ou le contrat de travail et qui peut, sauf abus, être rompue librement sous réserve du respect d’un délai de prévenance.

Au terme de la période d’essai, le salarié est définitivement embauché...

Rupture de la période d’essai : on n’applique ni les règles du licenciement, ni celles de la démission...

Au cours de la période d'essai, chaque partie dispose d'un droit de résiliation discrétionnaire. Aussi, sauf disposition conventionnelle ou contractuelle contraire, l’employeur et le salarié peuvent rompre le contrat au cours de l’essai unilatéralement :

  • sans motif : l'employeur comme le salarié peuvent se contenter de notifier à l’autre partie leur décision de mettre fin à l'essai sans motiver leurs raisons ;
  • ni formalisme : la décision de mettre fin à l'essai ne doit pas obligatoirement être notifiée par écrit, sauf si celle-ci a un caractère fautif ou si des dispositions conventionnelles prévoient le contraire. Il n’y aura pas d’entretien préalable lorsque l'employeur décide de mettre fin à la période d'essai. Toutefois, si l'employeur invoque une faute du salarié, il est tenu de respecter la procédure disciplinaire ;
  • ni indemnité : aucune indemnité de rupture ne doit être versée au salarié par l'employeur qui met fin à l'essai. Il en va de même lorsque l’initiative de la rupture émane du salarié.

Et bien pour Pôle emploi, côté "salarié" toute interruption, est considérée comme... Une démission !!!

Donc... Pas d'indemnités Assedic ! Walou !...

Comment ? La loi ci-dessus, le droit du travail ? Ben, les Assedic a SES PROPRES LOIS et eux, considèrent que c'est belle et bien une démission !

C'est comme ça... Aucun revenus ? Pas leur problème... Démerdez-vous ! Le RSA devrait prendre le relais ? Ben non, la Caf considérant aussi, en novembre 2014 que cette rupture d'essai d'avril 2013 est... Une démission ! Donc, pas d'allocations RSA non plus !..

Elle a (heureusement) retrouvé un contrat CDD de serveuse. D'un mois et demi. Bac+7...

Enthousiaste pour 2015 ? Pas vraiment...

A Noël, nous parlions d'avenir, de rêves professionnels, de sa génération (32 ans). Elle m'a dit : : "Comment veux-tu qu'on imagine l'avenir, quand on n'imagine même pas comment on va finir le mois ?"

 

 

 

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