CO2 du GIEC/démocrates, Eric Woerth et le 1,6 milliard envolé des contribuables

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Suite à l'accord de Kyoto (1997) réclamé par le GIEC, ont été établies des bourses d'échange de droits CO2. Avec une exception/exemption d'origine divine semble t'il pour les avions, dans lesquels 95% des habitant-e-s de la planète, pas les 95% les plus riches, ne mettent jamais les pieds (), dont le kérosène est dispensé de toute taxe, vraiment aucune taxe d'aucune sorte, ici, c'est direct du pétrolier aux 5% qui passent leur temps en avion, à commencer par les gens GIEC avec leurs associations vertes pour « sauver le climat ».

En France, la Caisse des dépôts et consignations avec la société américaine NYSE Blue ont créé en 2005 une place de marché spécialement dédiée à ces échanges au comptant, BlueNex, qui est une entreprise d’investissement agréée pour gérer un système multilatéral de négociations. NYSE Blue est une de ces "joint-venture" américaine, du New Jersey, qui fleurissent grâce à l'ONUsien GIEC. Y participe APX Inc. qui inclut Goldman Sachs, MissionPoint Capital Partners, and ONSET Ventures (finance "silicon valley"), entreprises de la finance qui entrent aussi dans Nyse Blue en minoritaires ().

Là, deuxième petite interruption, l'association verte 350.org est d'abord apparue sous le nom de 1Sky (fusion des deux dans le mois qui a suivi Fukushima pour le seul nom "350.org" qui a l'habileté d'exclure tout sujet autre que le CO2) mais c'est les mêmes, i.e. le Rockefeller Brothers Fund, KC Golden et d'autres qui sont dans la bagnole électrique en lien étroit avec la "silicon valley" (pro TAFTA ça va sans dire), Betsy Taylor une intime d'un des plus grand leaders du GIEC, , et l’étendard pointe de l'iceberg, bruyamment agité pour occuper les médias, le journaliste religieux McKIbben avec ses annonces de la fin des temps. Mais si 1Sky-350.org a été créé par le Rockefeller Brothers Fund en lien avec Bill Clinton (qui rend la monnaie étant soutenu par le même), y est aussi MissionPoint Capital Partners de APX, i.e. voir Fig.

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Fig. A gauche, Bill Clinton présente l'équipe de 1Sky : Betsy Taylor Présidente, Stephen Heintz Président-exécutif du Rockefeller Brothers Fund et Jesse Fink, de Mission Points Capital Partners, sep. 2007; A droite, avec les polos verts sous les vestes, Billy Parrish et Jessy Tolkan de 350.org sur l'estrade de la Clinton Global Initiative 2008; Jessy Tolkan était Directrice de l'Energy Action Coalition lors du Powershift 2007 (et suivants) et Directrice des 'New voters' où elle a aidé à faire s'inscrire plus de 130 000 votant-e-s; pour les Clinton-s les investissements dans ces associations vertes servent à quelques choses, même s'il semble que les américain-ne-s se soient lassé-e-s de cette musique; Jessy Tolkan a aussi eu un poste de directrice de développement d’infrastructure pour les véhicules électriques de deux fabricants internationaux non nommés (); Aujourd'hui printemps 2017 Jessy Tolkan est au Bureau des Directeur/rices de 350.org (ici) et Billy Parish dans 350.org depuis le début, qui a le business Mosaic qui pour « sauver le climat » a reçu 2 millions US$ du US Department of Energy (et semble-t-il deux autres ensuite du même DoE); Mosaic est devenu depuis une sorte d’intermédiaire des banques DZ bank allemande et la NY green bank pour des prêts, B. Parish était encore dans 350.org en 2016 (voir aussi commentaire, ici, à Ano)

Le Président de NYSE Blue Inc. qui était le Président de APX, Brian M. Storms, sortait de 8 ans à UBS Supplementary Trust ().

Testée en 2005, c'est en 2008 que la plate-forme BlueNex devient pleinement opérationnelle. L’ambition de l'élite frenchie était grande : devenir face aux Anglais et aux Allemands un acteur majeur du système d’échanges de quotas de CO2 en Europe. La plate-forme BlueNex donnait accès aux registres nationaux et s’interposait entre les acheteurs et les vendeurs en donnant l'anonymat aux transactions. Ces dernières étaient soumises au régime TVA (19,6%). C'était un choix du gouvernement français de ne pas conférer aux quotas la qualité juridique d’instrument financier qui les en aurait dispensé, et il en résultait un quasi non contrôle. Selon les principes intra-communautaire la TVA est payée dans le pays d'arrivée. Elle est donc exonérée dans le pays de départ. On peut donc acheter hors taxe, hors de France, des quotas vendus par des sociétés industrielles et les revendre en France toutes taxes comprises. Il était voulu par notre élite au nom de « sauver le climat », que n'importe qui puisse utiliser cette plate-forme pour faire du placement, du négoce, de la spéculation. Une identité et une adresse était tout ce qui était demandé à ces "prestataires de service". Le tout est anonyme électronique en quelques secondes, rien de matériel, on est dans le conceptuel. Là, si les utilisateurs de la plate-forme n'étaient pas honnêtes, ils ne reversaient pas, le plus souvent ils ne se déclaraient pas, à l’administration fiscale la TVA qu’ils avaient facturée. Or quand on revend ces quotas à l'extérieur, c'est la plate-forme BlueNex qui déduit la TVA . C'est elle qui "rend" le montant, puis elle est remboursée par le budget. Or le ministre du budget Eric Woerth (Pt. Sarkosy, P.M. Fillon, écon. Lagarde) qui suspectait BleuNex d'avoir intérêt à mettre fin à cette TVA, a lui-même fait un courrier du 10/12/08 pour que ce remboursement soit fait mensuellement, au lieu de trimestriellement normalement, et qu'il soit fait rapidement (Eric Woerth est un habitué semble-t-il du cash rapide, ). Car la caisse des dépôts se voyait faire à BlueNex des avances de plus en plus grandes pour ces remboursements de TVA. Ainsi l’État déboursait dans ce cas quelque chose qu'il n'avait pas touché. Le dispositif peut être répété à souhait, et à un moment donné la ou les "société(s) taxi" fantoches éphémères disparaissent des radars. Ils redémarraient avec une nouvelle société taxi. BlueNex et la Caisse des dépôt et consignation n'ont presque rien vu.

Le petit jeu a commencé début 2008, s'est intensifié sur la fin de l'année et en début juin 2009 où, devant l'évidence la finance étatique française fermera quelques jours le marché. Puis le 11 juin, la soumission des quotas à la TVA est supprimée ce qui supprime le problème en une seconde (Elle sera ré-introduite par la loi de finances rectificative du 29 décembre 2010) mais solution que Eric Woerth avait refusé en novembre 2008. C'est que début 2009 les échanges avaient plus que décuplé, un essor spectaculaire, en même temps que BlueNex était devenu le plus gros rembourseur de TVA de France, quelque chose de massif ! (Cours des comptes, fév. 2012, ici  *nota 25/07/17). Cela a continué ailleurs en Europe qui a réagi à son tour en 2010 (mais il semble que les Belges et Hollandais ne sont pas, ou peu, faits avoir).

Selon la cours des comptes 2012 très très grossièrement puisque via de vagues comparaisons d'époque à époque, l’État français a versé aux escrocs un montant de l'ordre de 1,6 milliard d'euros d'argent des contribuables en seulement quelque mois. Pour l'ensemble de l'Europe selon Europol ce serait un montant du type de 5 milliards d'euros des contribuables qui a disparu. En 2017 la justice piétine toujours en grande partie, et il semble que la haute finance et le cabinet d'Eric Woerth, comme les avions pour le CO2, bénéficient d'une exemption divine. Il y avait donc un joli trou dans la caisse en 2009 qu'il a bien fallu économiser sur quelques choses, comme la justice, le social, le nombre d'infirmières, les nombres d'élèves par classes, les universités, les DREAL, ou faire de nouveaux emprunts, merci au « climat » du GIEC (et autres 350.org).

*nota 25/07/17 : ce lien vers le rapport 2012 de la cours des comptes, le chapitre intitulé : « 1. La Fraude à la TVA sur les quota de carbone », p. 147 à 196, dans lequel j'ai pris ces données, lui aussi s'est envolé tout récemment... (de cette adresse là en tout cas). Cette affaire a été commentée par beaucoup, par ex. en substitution . Pour les petites affaires GIEC, je continuerai sur mon site : .

 

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