Cherry Blossom

Washington est une ville tirée à quatre épingles. Une ville à l’image de ses habitants: avocats, analystes financiers et autres businessmen en costards qui sillonnent les rues perpendiculaires de son quartier nord-ouest. La première impression du touriste est souvent la froideur impériale de ses immeubles administratifs, de ses innombrables – et pourtant uniformes – monuments élevés à des mémoires présidentielles.  Il y a pourtant quelques moments de grâce où la ville tombe son masque de cire et laisse brusquement transparaître le vrai.

Washington est une ville tirée à quatre épingles. Une ville à l’image de ses habitants: avocats, analystes financiers et autres businessmen en costards qui sillonnent les rues perpendiculaires de son quartier nord-ouest. La première impression du touriste est souvent la froideur impériale de ses immeubles administratifs, de ses innombrables – et pourtant uniformes – monuments élevés à des mémoires présidentielles.

 

Il y a pourtant quelques moments de grâce où la ville tombe son masque de cire et laisse brusquement transparaître le vrai. Comme par exemple les happy-hours où l’analyste financier peut très rapidement se retrouver dansant la Macarena un gin tonic à la main à 6h du soir. Pathétique mais touchant.

 

Et puis il y a le Cherry Blossom. La ville entière semble alors redécouvrir après une longue hibernation l’existence de la ballade dominicale et du picnic improvisé. L’analyste financier a revêtu son plus bel habit de papa-sportif et apprend à Bambin comment faire voler un cerf-volant (c'est-à-dire qu’il le fait lui-même et que Bambin regarde). Pendant ces quelques éphémères moments, il y a plus de nationalités réunies sous les cerisiers en fleurs du Tidal Bassin qu’à une Assemblée générale de l’ONU. United Colors of Washington.

 

Une ville n’est jamais aussi belle que quand tous ses habitants pensent déjà au printemps.

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