Cœur de boxeur - Le vrai combat de Christophe Dettinger

Les actes et les paroles de révolte et de dignité du boxeur Christophe Dettinger sont, pour des centaines de milliers de citoyens, les symboles de leur résistance à la tyrannie de l’actuel État français.

Christophe Dettinger / fresque du collectif Black Lines, rue d’Aubervilliers (Paris XIXe) / © Ishta © Antoine Peillon (Ishta) Christophe Dettinger / fresque du collectif Black Lines, rue d’Aubervilliers (Paris XIXe) / © Ishta © Antoine Peillon (Ishta)

Depuis le commencement du mouvement social et démocratique des Gilets jaunes, en novembre 2018, les violences policières ont dépassé, en nombre et en gravité, ce qu’elles ont été, en France, depuis Mai 68. Et alors que le président de la République, Emmanuel Macron, et le gouvernement d’Édouard Philippe ont basculé, mi-mars, dans une politique exclusivement répressive de toutes les protestations, les actes et les paroles de révolte et de dignité du boxeur Christophe Dettinger sont devenus, pour des centaines de milliers de citoyens, les symboles de leur résistance à la tyrannie de l’actuel État français.

Aussi, Cœur de boxeur (parution le 7 mai 2019) établit le dossier le plus précis des exactions de ce régime d’inspiration monarchique, tout en offrant une « apologie » (au sens platonicien de « défense » et « justification ») du Gilet jaune Christophe Dettinger. Car sa force, son sens de l’honneur et sa dignité dans l’épreuve incarnent la « décence commune » célébrée en son temps par George Orwell, l’auteur de l’impérissable 1984.

Le samedi 5 janvier 2019, à Paris, à quelques pas de l’Assemblée nationale, durant l’acte VIII des Gilets jaunes, dans une ambiance très tendue, la répression de la manifestation ayant déjà commencé, Christophe Dettinger – pour défendre une dame violemment molestée par les forces de l’ordre – a boxé avec puissance et maîtrise des gendarmes mobiles casqués, bottés, harnachés comme les cuirassiers des escadrons napoléoniens.

Aujourd’hui, après plusieurs mois de détention injustifiable, le jeune homme, époux, père, ami et collègue exemplaire, ne s’est jamais dédit de sa révolte, si clairement exprimée, dès son arrestation : « Oui j’ai mal réagi, mais je me suis défendu et voilà, voilà, je voulais vous dire ça (…) : ‘‘Je suis un Gilet jaune. J’ai la colère du peuple qui est en moi. Moi, quand j’entends ‘‘les gueux’’, quand j’entends les ’’sans-dents’’, moi je me sens concerné. Peuple français, Gilets jaunes, je suis de tout cœur avec vous, il faut continuer pacifiquement, mais continuez le combat, s’il vous plait !’’ »

Alors, à sa façon, Cœur de boxeur continue le combat pour la dignité du peuple français.

Cœur de boxeur © Antoine Peillon Cœur de boxeur © Antoine Peillon

Quatrième de couverture 

Cœur de boxeur revient, dans le détail, sur « l’affaire Christophe Dettinger », du nom de ce « boxeur gitan » qui a brutalisé des gendarmes mobiles, à Paris, le 5 janvier 2019, lors de l’Acte VIII des Gilets jaunes. Affirmant qu’il a défendu une dame violemment frappée, au sol, par les forces de l’ordre, l’ex-champion de France de boxe anglaise est devenu le symbole de la révolte contre les violences policières, de la résistance à la dérive monarchique d’Emmanuel Macron, mais aussi de la « décence commune », si chère à George Orwell, opposée à l’indécence extraordinaire des puissants.

Disons-le clairement : ce livre ne promeut en aucun cas la violence, bien au contraire, et Christophe Dettinger a lui-même admis qu’il n’aurait pas dû agir comme il l’a fait instinctivement. Mais Cœur de boxeur entend montrer que, depuis le commencement du mouvement des Gilets jaunes, les violences policières ont spectaculairement dépassé ce qu’elles avaient été, en France, depuis Mai 68, et qu’elles attisent l’incendie politique. Cet essai humaniste prend donc la défense de toutes celles et tous ceux qui souffrent de n’être pas entendus, malgré leur mobilisation intrépide, par un chef de l’État qui, manifestement, les méprise.

Antoine Peillon est journaliste, grand reporter au quotidien La Croix. Il a publié différents ouvrages, parmi lesquels Résistance ! (Seuil, 2016), Corruption (Seuil, 2014) et Ces 600 milliards qui manquent à la France ; Enquête au cœur de l’évasion fiscale (Seuil, 2012) qui a reçu le prix Éthique ANTICOR pour l’investigation.

Les droits d’auteur de Cœur de boxeur seront reversés à la Ligue des droits de l'homme (LDH).

Avant-propos, chapitres I et II en téléchargement libre

Auteur : Antoine Peillon

Éditeur : Les Liens qui Libèrent - LLL

ISBN : 979-10-209-0729-5
Prix : 14 euros / 192 pages

Parution : 7 mai 2019

L'actualité de Cœur de boxeur peut être suivie sur le blog www.coeurdeboxeur.com et sur la page Facebook @coeurdeboxeurlelivre

Contact presse : Agence Anne & Arnaud / Arnaud Labory : arnaud@anneetarnaud.com / 06 22 53 05 98

CP "Cœur de boxeur" © AP CP "Cœur de boxeur" © AP

 

En précommande / librairies

 

 

 TABLE

AVANT-PROPOS 11

CHAPITRE 1. CHAMPION DE FRANCE 15

Directs imparables 17

Perquisition 18

« Loi et ordre» 20

À visage découvert 23

Les mots d’un Gitan 27

Hommes libres 32

Donner des coups 35

CHAPITRE 2. QUI SAUVE UNE VIE 37

Comparution immédiate 41

La Résistance 46

Fait du prince 51

Spartacus 54

Signes des temps 59

CHAPITRE 3. EN PLEIN VISAGE 61

État d’exception 63

« Un abattage en règle» 65

Éclatement du globe oculaire 67

Armes de guerre 70

La négation totale du visage 74

L’acide du mensonge d’État 84

Deux et deux font cinq 88

CHAPITRE 4. TÊTES DE MORT 93

Politique de la post-vérité 95

La décence commune 103

Têtes de mort 105

Un procureur zélé 113

Condamnations internationales 120

CHAPITRE 5. LA POLICE FAIT LA LOI 125

Loi scélérate 128

Le courage de la vérité 132

Vichy 138

Antisémitisme 142

ÉPILOGUE. MALÉDICTION 151

Atteinte à l’autorité et à l’image de l’État 153

Le mépris 158

Plus royaliste que le roi 163

Les rois maudits 171

Celui qui brise l’Alliance 177

Force et honneur! 179

GRATITUDE 185

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.