EFFONDREMENT OU RÉPARATION DU MONDE ?

La pandémie de Covid-19 (2.49.818 morts, officiellement, dans le monde, ce 26 janvier) est-elle un des "sept derniers fléaux" ? Est-elle apocalyptique ? Face à la destruction criminelle du monde et de l’humanité par le capitalisme en stade terminal, une guerre civile mondiale est en cours...

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Livre collectif paru le 15 janvier 2021, chez Massot. Avec un chapitre sur "la réparation du monde", pages 203 à 214. Version numérique gratuite (mai 2020) du livre.

Réparer le monde !

La pandémie de Covid-19 (2.49.818 morts, officiellement, dans le monde, ce 26 janvier) est-elle un des "sept derniers fléaux" ? Est-elle apocalyptique ? Face à la destruction criminelle du monde et de l’humanité par le capitalisme en stade terminal, une guerre civile mondiale est en cours ; seuls les imbéciles ou les lâches sont encore dans la dénégation du conflit social et politique révélé comme jamais depuis la Libération par la pandémie du Covid-19 et les stratégies exclusivement sécuritaires de confinement des populations.

Antoine Peillon / LONGS FORMATS

Apocalypse

La pandémie de Covid-19 (plus de 276 000 morts, officiellement, dans le monde, au 9 mai 2020 / MAJ permanente des statistiques : https://en.wikipedia.org/wiki/Template:COVID-19_pandemic_data / plus de 2.100.000 morts au 15 janvier 2021...) est-elle un des « sept derniers fléaux »[1 ; notes en fin de texte] ? Est-elle apocalyptique ? « Ce qui est sûr est que nous vivons, du moins en Europe, ce qui se rapproche le plus, depuis 1945, d’un ’’effondrement’’ – cet effondrement évoqué tant de fois dans le cinéma et la littérature dite ’’postapocalyptique’’, mais aussi par la critique radicale de la société capitaliste et industrielle », analysait, dès le 6 avril dernier, sur le site de France culture, le philosophe Anselm Jappe[2]. Et il est indéniable que ces dernières années, les termes « apocalypse », « chaos », « basculement » ou « effondrement » sont devenus d’un usage courant, tant en géostratégie, économie politique, prospective environnementale et droit international qu’en philosophie. Il suffit, pour s’en convaincre, de se tourner vers de nombreux ouvrages qu’il ne m’est pas possible d’analyser plus précisément ici, mais dont il est bon de connaître tout de même l’existence.[3]

Et force aussi est de constater que, comme dans le dernier livre de la Bible, l’humanité reste toujours sourde à tous les avertissements, à toutes les trompettes (Ap. 8:6), jusqu’à préférer se vautrer jusqu’à ce que mort s’en suive dans la corruption la plus effrénée : « Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, ils ne cessèrent pas d’adorer les démons, et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ; et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur débauche, ni de leurs vols. »[4]

Si une pandémie se déclare…

Oyez, braves gens, n’avons-nous pas lu, en 2009, Le nouveau rapport de la CIA - Comment sera le monde en 2025 (Robert Laffont) ? Aux pages 256 et 257, je relis ceci : « L'apparition d'une nouvelle maladie respiratoire virulente, extrêmement contagieuse, pour laquelle il n'existe pas de traitement adéquat, pourrait déclencher une épidémie mondiale. (…) Les experts voient dans les souches hautement pathogènes de la grippe aviaire telles que le H5N1 des candidats probables à ce type de transformation, mais d'autres agents pathogènes, comme le coronavirus du Sras et diverses souches de la grippe, auraient les mêmes propriétés. (…) Si une maladie pandémique se déclare, ce sera sans doute dans une zone à forte densité de population, de grande proximité entre humains et animaux, comme il en existe en Chine et dans le Sud-Est asiatique où les populations vivent au contact du bétail. (…) Il faudrait des semaines pour que les laboratoires fournissent des résultats définitifs confirmant l'existence d'une maladie risquant de muter en pandémie. (..) En dépit de restrictions limitant les déplacements internationaux, des voyageurs présentant peu ou pas de symptômes pourraient transporter le virus sur d'autres continents. Les malades seraient de plus en plus nombreux, de nouveaux cas apparaissant tous les mois. L'absence d'un vaccin efficace ou d'immunité dans le reste du monde exposerait les populations à la contagion. »

Les élites oligarchiques qui dirigent et détruisent[5] tout à la fois le monde peuvent-elles prétendre ne pas avoir été informées des risques que leur aveuglement volontaire, motivé par la plus cynique et nihiliste pléonexie[6], fait courir sciemment à la planète et à l’humanité depuis le milieu des années 1970[7] ? Étymologiquement, le mot « apocalypse » nous vient du grec ἀποκάλυψις / apokálupsis qui signifie « dévoilement » ou, dans un contexte religieux, « révélation ». La pandémie de Covid-19 est bien une apocalypse, car elle dévoile, révèle et démasque au moins la malfaisance absolue des oligarques du capitalisme mondialisé...

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