« Populisme », vide-ordures 3.0

¤¤¤ Taxés de « populismes », les anticonformismes d’opinions politiques divergentes, d’idées citoyennes alternatives ou d’autres néo-concepts sociétaux sont systématiquement méprisés, taxés de « populistes » et indistinctement jetés au vide-ordures.

¤¤¤ De la Servitude volontaire à la Révolution 4.0

Désormais, tout ce qui ne se conformerait pas aux attendus langagiers et de discours, aux poncifs mainstream de la nomenclature et aux tendances à suivre absolument, n’aurait plus le droit de cité. Le bruissement massif et le tintamarre incessant des faiseurs d’opinions, des bâtisseurs d’avenir commun et des sculpteurs de nuages que sont nos intercesseurs politiques, économiques et médiatiques, impose une pensée, une vision et une sémantique communes, mais étriquées dont les transgressions des codes et des limites sont blasphématoires. Sortir d’un tel clivage primal et de son corollaire éculé condamne à la vindicte et voue aux gémonies. Taxés de « populismes », les anticonformismes d’opinions politiques divergentes, d’idées citoyennes alternatives ou d’autres néo-concepts sociétaux sont systématiquement méprisés, taxés de « populistes » et indistinctement jetés au vide-ordures. Les mêmes, tenants du pouvoir et décideurs socio-économiques et leurs affidés communicant en porte-voix, imposant à l’occasion le droit opportuniste à la différence pour telles minorités et légiférant pour elles avec un total mépris envers d’autres majorités stupéfaites, ignares et prostrées.  Les mêmes ergoteurs vers 2017, tenants du pouvoir d’aujourd’hui ou briguant le pouvoir de demain, avec le concours de leurs affidés communicant en porte-voix, s’étripant mutuellement dans leur propre camp, de leur ego et de leurs idées toutes plus originales les unes que les autres pour se réconcilier enfin au lendemain du grand soir, mais méprisant unanimement toute voie alternative.

Il n’existe cependant quasiment aucune littérature française, européenne ni mondiale traitant du populisme en tant que tel. Il n’existe pas davantage d’individus, de groupes ni de partis politiques français populistes ou se revendiquant du populisme. L’Académie française dans son 9e dictionnaire en donne, entre autres, la définition(1) suivante : « Attitude, comportement d'un homme ou d'un parti politique qui, contre les élites dirigeantes, se pose en défenseur du peuple et en porte-parole de ses aspirations, avançant des idées le plus souvent simplistes et démagogiques. » Ceci posé, et du seul point de vue sémiologique, nous pouvons déjà objecter que populiste n’a pas plus deportée politique ni de pertinence représentative en 2016 en France que démocrate, radical, socialiste, libéral, républicain, écologiste, communiste, ouvrier, populaire, indépendant, de gauche, de droite, de front, d’union, d’extrême, etc.Pour autre exemple de pertinence sémantique politique, cherchons en vain en France aujourd’hui un communiste défini par l’Académie française : « Qui a rapport au marxisme-léninisme ». Pour ne pas fâcher la majorité des présents lecteurs, nous n’oserons pas prendre en exemple un socialiste ni un républicain. Le « populisme », dénoncé en totem antisystème, signe anticonformiste ou sursaut réactionnaire n’est qu’un leurre de ceux qui l’invoquent, une diversion, une fin de non-recevoir, un verdict.

Ainsi, il ne passe pas une journée dans le torrent médiatico-politique sans que ne tombent en sentences l’attribut « populiste » ou le substantif « populisme » ; politiques, médias, analystes ou experts en usent à tours de bras. Tel constat, telle approche, telle idée ou telle déclarations sont « populistes », donc, circulez, l’affaire est entendue ; ne développons pas, n’en parlons plus, sujet suivant… L’étroitesse manichéenne des concepts sociétaux contemporains et autres idées forces, la vitesse de la communication performative qui formate les consciences par rémanence et imprime en persistance rétinienne jaillie des torrents d’images des écrans média-numériques de toutes tailles contraignent et obligent au positionnement permanent, au choix définitif… du moment(2). Moutonniers, conformistes, sociétalement et politiquement corrects, nous sommes tenus à l’unique alternative politique, droite ou gauche, démocrate ou républicain, réactionnaire ou progressiste. Ayant abandonné l’idéal au profit d’ego-satisfactions en concurrences, la société et toutes ses représentations se bousculent et jouent des coudes en impasses concentriques exiguës. À l’instar des USA, 1ère hyper-démocratie de référence universelle, avec Clinton VS Trump, la France, plus humblement, se condamnerait en 2017 à tels duels épiques autant qu’insipides entre Messieurs Hollande et Sarkozy ou Messieurs Valls et Juppé.

Tout serait ainsi déjà joué, rationalisé, jusque dans les esprits, en un et son opposé, dérivés en autant de déclinaisons, d’imbrications gigognes ? L’alternative ne serait plus permise ; nuances et altérités, n’entrant pas en équations, seraient suspectes !? À la sourde colère populaire répondrait désormais l’optimisme hautain et triomphant des élites ? La prospective des marchés condamnerait à la réussite ou à la banqueroute ? Les grondements populaires seraient étouffés par les technocraties qui pourtant les attiseraient ? Bipolarité, bipartisme, clivage, rationalisation inexorable de la pensée, mots valises : populistes VS élites ; vainqueurs et perdants ; In or Out ? La faillite de toutes les représentations politiques et institutionnelles élargies (française, européennes et démocratiques dans le Monde) réside précisément en ce point radical et mortifère : le clivage (le pour ou le contre, l’avoir ou l’être, le oui ou le non), certes amplifié par les dimensionnements exponentiels des champs de force en présence. Faute de projets aux fondements strictement humains, puisque que le marché est à la fois le dogme et le moteur, le programme-type des bipartismes contemporains s’apparente à la base dulangage des machines, le codage binaire informatique 1 - 0, décliné en autant d’équations mathématiques nécessaires aux lénifiantes pseudo-alternances. Manifestement, et c’est un constat objectif, l’opposition originelle déterminant tel bipartisme historique est une hérésie si l’on regarde la myriade de courants au sein même de chaque parti. Par exemple, de jour en jour, pour la prochaine présidentielle française, on ne parvient plus à endiguer l’incrémentation des candidats aux candidatures de droite comme de gauche. Et, merveille de l’ère 3.0, le prochain président français sera la parfaite synthèse de cette équation qui n’en finit plus de s’allonger. Le secret réside pour chaque prétendant à être parfaitement original, sans être iconoclaste ni trop différent en son parti des nombreux autres postulants pour mieux se fondre lui seul dans la matrice convoitée que des millions de suffrages univoques lui réservent.

Vouloir prospérer ensemble dans la concorde ne consiste plus à lever les uns contre les autres. Un tel clivage éculé et un tel système de représentations politiques sont dépassés ; débordés d’une part par les dimensionnements exponentiels des champs de force et, d’autre part, par des enjeux dépassant désormais l’abstraction individuelle et la conscience collective proportionnellement aux environnements physiques et humains. Maintenir un tel système dans les démocraties modernes est une terrible irresponsabilité des dirigeants et des gouvernements, allant contre l’Histoire autant que contre toutes les évidences. Un système nouveau viendra immanquablement, naturellement ou fatidiquement. Demain, sur une planète hyper-technologisée, nous « n’élirons plus ». Nous choisirons puis évaluerons objectivement, en continu et électroniquement nos représentants, nos dirigeants et nos gestionnaires sur leurs seules professions de foi, sur leurs seules actions, reflets de leurs compétences et sur la seule objectivité de leurs résultats personnels. Et ainsi, par niveau et en cascades, du citoyen au représentant et gestionnaire directs ; puis, de même, ces derniers choisissant et évaluant leurs intercesseurs et tenants du niveau suivant. En leur niveau, tous volontaires, ces représentants, ces gestionnaires et ces dirigeants seront ainsi légitimement en leur fonction ou y seront remplacés, au besoin, par le même système ; système pouvant progressivement s’étendre au-delà de la sphère publique. En cela, nous ferons de prodigieuses économies de tous ordres. Par ailleurs, au-delà d’une démocratie participative actuellement balbutiante autant que totalement impuissante, adviendront demain de véritables conseils humanistes siégeant à tout niveau décisionnel et dont les avis seront indispensables.

Comme c’est l’usage, défendons-nous de brandir la pancarte « Tous pourris ! ». La plupart des décideurs, politiques et gestionnaires sont globalement vertueux et efficients, mais tous complices nous le sommes : les élites par leurs perpétuations centrifuges ; les autres par leurs consentements tacites, perpétuels et centripètes. Hiersystèmes de valeurs, les idéaux se sont évanouis dans le progrès, la production et la compétition économique. S’arc-boutant à des survivances de prétendues valeurs sociales et politiques qu’ils transgresseraient cependant de reniements fréquents, de compromis souvent en corruptions parfois, les dirigeants (politiques, gestionnaires) seraient dévoyés bien qu’enfermés dans leurs propres allégeances à leur camp (parti, caste, corporation, sous-région, région, nation) autant qu’en leurs promesses ou mensonges originels, conscients ou involontaires, inhérents à la compétition carriériste. Dans la croissante perversion historique d’un tel système, de telles mascarades de nos dirigeants ou de telles incompétences de nos gestionnaires sont financièrement ruineuses, moralement intolérables et humainement inacceptables. Un tel système ne peut plus avoir cours. La destinée de quelque groupe de population, d’une nation ou d’une fédération d’états ne doit plus dépendre des seuls desseins et destins personnels des dirigeants, de leur subjectivité, de leur seule appétence de pouvoir, de leur incompétence voire de leur corruption. Bien sûr, et c’est incontestable, tout citoyen, chaque individu est d’abord un être humain ; il est faillible. Nous tous sommes individuellement perfectibles, mais a contrario nos représentants, dirigeants et gestionnaires ne doivent plus pouvoir s’octroyer ce triste privilège dans l’exercice même de leur fonction. 

De « Pas de bol » à « Casse-toi, pauv’ con ! », il est bien des symboles qui affligent. De « La fabrique du monstre » (P. Pujol) à « Tout ce qu'il ne faut pas dire » (B. Soubelet), il est bien des réalités qui bouleversent. De « La dernière bataille de France » (V. Desportes) à « La seule exactitude » (A. Finkielkraut), il est tant de signes qui accablent. Qui aurait jamais imaginé qu’un ministre de la République, entré alors en politique depuis 36 ans mente publiquement devant l’Assemblée nationale, face caméra, pour pleurer trois ans plus tard lors de son procès ? Comment justifier un système de fausses factures destiné à dissimuler un dépassement du plafond légal des dépenses de campagne présidentielle de 22,5 millions d’euros ? Est-il anecdotique ou symptomatique qu’un Premier ministre français affuble publiquement de populiste light son ex-Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique ? Tant de repères en contre-exemples consternants que nous vivons désormais chaque jour, à tous les niveaux de responsabilités publiques, dans tous les domaines du quotidien, en chaque espace ou environnement. Notre pays est malade, car englué dans un système perverti et à bout de souffle ; s’en extraire sera titanesque. La Nation française s’étiole cependant à bas bruit, et la France s’éteint en douceur…

En Europe et dans le Monde, notre pays ne faisant pas exception, toutes les démocraties connaissent les mêmes avanies et se heurtent désormais aux mêmes impasses (cf. Barroso & Goldman Sachs). Puisque la France a fait montre de génie dans l’histoire de l’Humanité, puisque que son aura rayonne encore aujourd’hui, bien que d’un plus pâle halo de jour en jour, notre Nation doit inventer et inaugurer une nouvelle ère civilisationnelle. Par le courage et la responsabilité sans faille, par les débats intellectuels et par le questionnement éthique, par les luttes d’enjeux politiques sociétaux(3) et non plus désormais par des tristes pantomimes en face-à-face de partis politiques qui tous caduques devraient être dissous. Par l’union toujours recherchée dépassant les actuels dogmes archaïques dans tous les contextes matériels et immatériels, par la fraternité dans la réussite des entreprises communes quels que soient leurs niveaux, par la performance raisonnée et inclusive des libertés, des droits et des devoirs ainsi que des possibles objectivés, individuels autant que collectifs. Georges Bernanos écrivait en 1949 : « En se conservant, les élites croient conserver tout ce qu’elles représentent, mais elles ne se demandent jamais si elles sont encore des élites, c’est-à-dire si elles en remplissent les devoirs ; je ne me lasserai point d’insister sur ce point capital. Une société où le prestige ne correspond plus exactement aux services rendus, où les classes dirigeantes reçoivent plus de la communauté qu’elles ne lui donnent, est une société vouée à la ruine. » Indéniablement, la France possède tous les talents, tous les savoirs et tous les atouts pour engendrer et mener cette révolution sociétale systémique, cette mutation collective des esprits, cette conscientisation appliquée en émulations et non plus en confrontations, cette incontournable orientation civilisationnelle en accomplissements humanistes. Aucun de ces postulats, nonobstant les processus adaptés, n’étant antinomique avec la compétitivité internationale.

Soyons attentifs ensemble ! La 3e révolution économico-industrielle a déjà phagocyté le libre arbitre et la conscience collective ; l’externalisation 3.0 de la raison et de la conscience a atomisé l’humanisme et a anéanti la responsabilité. L’Humanité s’est peu à peu dissoute au seul bénéfice du marché et du libre-échange. Larévolution 4.0 est en marche… c’est le monde des machines contrôlées par des machines. C’est aussi demain le marché complètement contrôlé, car optimisé par ces mêmes machines ; c’est notre propre génie, et c’est notre œuvre collective aussi. Ainsi, des millions d’emplois ne seront plus à pourvoir et ainsi des millions d’emplois n’auront plus à être rémunérés. Dans leurs intrigues, leurs compromis en compromissions et leurs guerres interpersonnelles à la lumière de leur toute puissance, les tenants du pouvoir d’aujourd’hui, les décideurs socio-économiques et leurs affidés communicant en porte-voix, ne perçoivent pas ce qui vient. La fin de l’interdépendance par le travail des individus. Le tarissement par vagues séquentielles successives des revenus individuels du travail, d’abord des ouvriers et des employés puis des cadres et des dirigeants, d’où la diminution inexorable de la consommation de biens, de la création de richesses par la consommation de masse et des contributions directes et indirects des plus humbles, puis des couches intermédiaires, avant enfin celles des dirigeants ne dirigeant plus rien… L’édifice actuellement vacillant, se nommant encore aujourd’hui Humanité, aura implosé comme après une méga-attaque virale quasi auto-immune entre les humains eux-mêmes. Seuls demeureront systèmes et process optimisés…

Aujourd’hui, producteur-produit, l’individu, chaque individu, est indissociable d’une masse qu’il constitue lui-même aux côtés de millions d’autres, générant et constituant ainsi Le Marché. Ignorer l’individu, au seul prétexte de son insignifiance dans la multitude, trouvera un jour ses limites. Unissez-vous ! Unissez-vous, vous l’élite naturelle des intellectuels, de la culture, des savants et des chercheurs ! Unissez-vous, vous dont le travail, le rang hérité ou conquis, et la fonction vous situent parmi l’élite nationale, femmes et hommes politiques, élus locaux, régionaux et nationaux, hauts fonctionnaires et notables, représentants des corporations professionnelles, dirigeants syndicaux, dirigeants de grands groupes industriels et financiers, dirigeants des organes de la presse, des médias audiovisuels et numériques, vous aussi, nouvelles promotions sortant de nos grandes écoles, et vous aussi présidentes et présidents des milliers d’associations françaises de toutes orientations et de toutes obédiences, de think tanks, unissez-vous maintenant pour la France ! Vous constituez l’élite de la Nation française et vous avez ainsi le devoir de vous unir pour faire prospérer ensemble notre pays en vous engageant à révolutionner notre système démocratique, économique et social. Oui, c’est votre devoir. Entendez le grondement du peuple épuisé et impatient, des classes ouvrières et des classes intermédiaires ; ce même peuple qui aujourd’hui fait votre gloire, car c’est bien cette masse du peuple français d’hier et d’aujourd’hui qui a permis votre situation et qui permet encore votre rang. Votre place légitime d’aujourd’hui vous confère cette responsabilité, cette mission, ce devoir. 

Refusez la confrontation d’une gauche et d’une droite qui n’existent pas, qui n’existent plus ! Abolissez ainsi l’esclavage de la pensée unique, du bipartisme stérile qui nous enferment tous, et nous entraînent chaque jour un peu plus au fond du gouffre. Cette mascarade usée est un jeu de dupes. Voyez le monde autrement, tel qu’il est, tel qu’il va, tel qu’aussi vous parviendrez ensemble fraternellement à le faire évoluer ! Et ne laissez plus insulter le peuple ! Car selon l’exemple que vous montrerez demain, vous les élites françaises, vous serez encore la fierté de ce même peuple. Ce peuple français sans pareil, cette riche et profonde identité qu’ont édifiés et forgés aux creusets de la Nation les élites glorieuses dont vous êtes héritiers, vous commandent aujourd’hui de vous en montrer dignes. Ne laissez plus insulter et humilier le peuple, entendez-le dans sa volonté de vivre dignement, de produire et d’exceller ! Ne laissez plus insulter le peuple, aimez-le, écoutez-le, dirigez-le ! Montrez-lui la voie, montrez-lui l’exemple ! Montrez-lui l’égalité et la fraternité ! Montrez-lui la réussite et la prospérité de la France qu’ensemble nous bâtirons ! 

Jean-Luc Gély

18-IX-2016 ©APHIZ

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1 - Définition de l’Académie française (9e édition du dictionnaire)

POPULISME n. m. XXe siècle. Dérivé de populiste.

a) HIST. Mouvement de tendance socialiste, né en Russie dans les années 1860, qui rassemblait des jeunes gens, issus de l'aristocratie et de l'intelligentsia, convaincus de la nécessité d'expier un destin privilégié en « allant au peuple », c'est-à-dire à la paysannerie, pour l'éduquer et le préparer à jouer son rôle historique.

b) POLIT. (Souvent péjoratif). Attitude, comportement d'un homme ou d'un parti politique qui, contre les élites dirigeantes, se pose en défenseur du peuple et en porte-parole de ses aspirations, avançant des idées le plus souvent simplistes et démagogiques.

c)Mouvement littéraire qui se développa en France dans l'entre-deux-guerres, animé par la volonté de faire partager la condition des petites gens montrés dans leur existence quotidienne, sans faire appel aux facilités du pittoresque ou de l'intrigue romanesque.

2 - À propos du « définitif… du moment », l’exemple du Brexit, l’avant-campagne, la campagne et ses suites jusqu’à ce jour sont particulièrement édifiantes.

https://www.linkedin.com/pulse/tirez-les-premiers-leave-now-jean-luc-g%C3%A9ly?trk=mp-reader-card

3 - « Démocratie & Charia » https://www.linkedin.com/pulse/disqualification-jean-luc-g%C3%A9ly?trk=prof-post

Bibliographie :

La fabrique du monstre - Philippe Pujol (Les Arènes 2016)

Tout ce qu'il ne faut pas dire - Général Bertrand Soubelet (Plon 2016)

La dernière bataille de France - Général Vincent Desportes (Gallimard 2015)

La seule exactitude - Alain Finkielkraut (Stock 2015)

Plus loin :

Les pathologies politiques françaises - Alain DUHAMEL (Plon 2016)

« L'objet de ce livre est de tenter de déchiffrer les spécificités du tempérament politique des Français, de mesurer son influence, sa force, son originalité, de mettre au jour leur ressort et leur impact. Si l'intensité de la crise politique atteint son degré actuel, la psychologie et les réactions des citoyens eux-mêmes y tiennent immanquablement une large place. Seuls les hypocrites et les démagogues peuvent ou veulent l'ignorer. Inconstance, déclinisme, égalitarisme, conservatisme, nationalisme, extrémisme, intellectualisme, discorde, ce sont les traits du caractère politique français qui contribuent le plus à la crise et lui donnent cette allure typiquement tricolore. Cela n'efface en rien, on le verra, des qualités tout aussi marquantes (imagination, idéalisme, courage, réactivité, originalité, initiative, fierté, indépendance, patriotisme). Dans l'ouvrage peut-être le plus profond consacré à la France, L'Ancien Régime et la Révolution, Tocqueville nous décrivait déjà comme la plus brillante et la plus dangereuse des Nations de l'Europe. C'était en 1856. Cela reste toujours vrai en 2016. »

Le livre des trahisons - Collectif sous la direction de Laurent de SUTTER (PUF 2016)

« Le 15 mai 2012, François Hollande était élu président de la République française. Depuis, avec l'aide de ses différents gouvernements, il n'a cessé de multiplier les actions, les lois et les déclarations contraires à ce qu'il avait annoncé et, surtout, contraires à l'idée la plus élémentaire de ce que peut être la gauche. Quarante intellectuels et écrivains se sont donc réunis pour dresser la chronique de ces trahisons et pour raconter, à rebours de l'épilepsie médiatique favorisant notre amnésie, quelque-chose de la condition politique du présent. Du programme présidentiel au projet de loi El Khomri, des déclarations de Manuel Valls contre toute tentative d'explication au passage en force de la constitutionnalisation de l’état d’urgence, de la gestion de la jungle de Calais, jusqu'aux dictateurs invités par l'Élysée, à la lutte contre les prostituées et à la démission de Christiane Taubira, ce sont quatre années invraisemblables qui viennent de s'écouler. Ce n'est pas la première fois que la gauche a trahi la gauche, mais celle-ci pourrait bien être la dernière. »

Lien vers la bibliothèque : https://www.linkedin.com/pulse/populisme-vide-ordures-30-jean-luc-g%C3%A9ly?trk=mp-reader-card

Synthèse de saison : Clivés et tout aussi binaires, peu s’autorisent la nuance ; chacun opte… Aux temps d’extrêmes rationalisations, nécessité et peur segmentent, enferment, agglomèrent et retranchent ; nécessité de gestion des ressources (toutes) et crainte d’être invisible, à côté, en dehors. Millésimés, identifiés, calibrés et visibles… ouf, producteurs-consommateurs autant que produits-pourvoyeurs de marchés ! Ainsi dotés et affectés comme des œufs dans leurs boîtes tous avancent en espaces circonscrits sous le joug de la performance attendue voire exigée. Indicateurs et projections tracent les chemins du labeur appréciés en corbeilles ; la bourse ou la vie… binaire ! Progrès ou politiques de civilisation agrémentent les cieux des champs de labour de néo-soumissions ; affinage des critères, resserrement des mailles des chaluts. Sculpteurs de nuages en laboratoires d’idées prophétisent ou précipitent aux « champs » des sirènes ; œillères ou bandeau sur les yeux des Jason ? Mais pour qui la Toison d’Or… les tondus !? Seules les idées prennent le large vers des abstractions conceptuelles néo-civilisationnelles où s’inscriraient des critères pluriels de droits ou de libertés nouvelles, acceptables et compatibles avec leur temps. L’œuf dans sa boîte, le bœuf sous le joug n’ont qu’à bien se caler… primaires ! Des libertés… De penser, en silence ; de choix, en ignorance ; d’être et d’agir, en contingences ; d’aller et venir, en observance ; d’opinion, en tendances ; d’expression, en balance : « Ferme-la ! » dictature ou « Cause toujours ! »démocratie. Qui dit primaire, dit binaire… À quand les sans étiquette ?

 

 

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