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Billet de blog 9 juin 2020

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En redécouvrant "Blade Runner" de Ridley Scott.

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https://youtu.be/NoAzpa1x7jU

Que ce film est beau, quelle splendeur, quel chef-d’œuvre !

Notons au passage que tout commence en novembre 2019 !!!!

Ainsi donc Ridley Scott, visionnaire, connaissait la date les débuts du Covid !

Les virus sont des répliquants et le toubib, Harrison Ford jeune, le Raoult de son temps en mieux coiffé, doit les éliminer. Sauf qu’un virus-fille lui chope le cœur et qu’il a du mal avec sa morale de toubib prophylactique !

Autre prédiction réalisée :  Les Chinois sont partout, le ciel est noir et Coca Cola n’a pas disparu.

Bien, finissons de badiner et mettons-nous à genoux !

 Devant la prise de vue, pas un plan qui ne soit sublimissississime !!!

Devant les décors baroques traversés comme de phares d’hélicos en quête de fuyards ! Pas un centimètre carré qui ne soit aussi fouillé que le plafond de la Sixtine !

Devant la musique, de Vangelis, excusez du peu, qui a composé avec son « Love theme »  un des airs inoubliable de nos vies.

À genoux devant la sublime scène d’amour entre Rachel et Deckard. On passerait des heures à l’étudier ! Ah ! Ce n’est pas la fameuse scène du plumard où s’agitent deux malheureux comédiens à poil !

A genoux devant le sujet : la recherche de Dieu par ses créatures. Ainsi « Blade Runner » est un polar métaphysique !

À genoux devant la scène finale, la mort de Roy Batty , jouée, inventée par le formidable Rutger Hauer. Ses dernières paroles, l’envol de la colombe sous une pluie ruisselante !

J’ai encore sangloté comme une bête ! (Ça sanglote, les bêtes ? Mais moi, oui !)

« J’ai vu des choses incroyables. Des vaisseaux en flammes sur le bouclier d’Orion. J’ai vu des rayons cosmiques briller dans le noir près de la porte de Tannhäuser. Et tous ces moments vont se perdre dans le temps, comme des larmes sous la pluie. Il est temps de mourir".

Au premier plan, évidemment, le thème de cette fameuse IA qu’on veut nous imposer, de la science qui se prend pour Dieu et crée , pour de rudes travaux , des ouvriers-robots à envoyer en l’air,  des créatures intelligentes qui finiront par se révolter.

Est-ce la beauté qui les a éveillés, les rendant humains ? Priver les hommes de beauté , n’est-ce pas les détruire ? Les entasser dans de grandes villes, n’est-ce pas les stériliser ?

Il y a aussi, dans ce film, le thème de la peur. Cette peur qu’ils nous ont insufflée de toutes les façons, pendant cette comédie du Covid, litanies de morts et de mourants. Dans le film, elle est rendue par de magnifiques regards. Car le fond est une chose mais la forme, ici, incomparable, sublime tout.

Quel film contemporain arrive, esthétiquement, philosophiquement, humainement à la cheville de « Blade-Runner » ?

Et sur Netflix vous aurez droit à la version « Director cut ». Pas de grands changements. Un seul de notable. À vous de le découvrir.

Je sais ce que c’est que l’Art.

C’est comme ce qui se passe quand on entaille un érable pour laisser ruisseler son sucre puissant.

Les hommes aussi produisent des sucs que la nature leur inspire, ils roulent en eux, au plus profond et au plus secret de leurs vies et soudain, écrivant, peignant , chantant ou dessinant , ils entaillent leurs cœurs    laissant ruisseler tout un monde intérieur qu’ils nous offrent.

Et nous aussi, comme sucés par ces vampires de vérité, nous ouvrons nos cœurs et nos vies mêlant nos sucs aux leurs. Réveillés par des émotions dont nous sommes les abeilles éternelles.  

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