COVID19: le vaccin, quel vaccin?

On nous répète qu'il y aurait un consensus, voire une majorité favorable au vaccin contre la covid19. Mais on ne nous dit jamais de quel vaccin il s'agit.

Les propagandistes de la vaccination parlent toujours du vaccin en général, mais se gardent bien de parler des vaccins réellement existants, comme s'il y avait un seul vaccin. Non, il n'y a pas consensus autour d'un vaccin, le meilleur, l'unique, c'est plutôt une véritable foire d'empoigne résultat de la concurrence capitaliste. Ce n'est pas moins de 50 vaccins qui sont en concurrence sur un marché très disputé. 

Pour ne pas être accusé de manipuler les informations, je mets en lien le billet de tv5monde sur la question: 

https://information.tv5monde.com/info/quels-sont-les-differents-vaccins-administres-dans-le-monde-390154

Et oui, 50 vaccins qui ne sont pas le produit d'une coopération internationale pour lutter contre l'épidémie, mais de la féroce concurrence capitaliste pour se disputer un marché qui peut rapporter gros. Très gros. Avec bien sûr, prime pour les premiers arrivés, comme pour les légumes de saison.

Les conditions sociales et politiques de la production de ces vaccins présentent une grande différence. Rien de commun entre la mise au point des 2 vaccins cubains qui n'obéissent pas à la logique capitaliste, et celle des vaccins des 4 voleurs, Pfizer, Moderna... les rois de la corruption. Il y a aussi le Sputnik russe pour lequel les intérêts géopolitiques de la Russie, comme le prestige de Poutine ont dû fortement pesé. Les nombreux vaccins chinois qui correspondent à ce que le capitalisme dirigé chinois peut produire en matière de pharmacopée. Et puis il y a le petit vaccin "français" ou plutôt franco autrichien Valneva qui a l'immense avantage d'être un vaccin "classique" à virus désactivé, mais n'a obtenu aucun soutien en France et reste bloqué pour des raisons mystérieuses par les autorités de l'UE. Voilà un cas qui mériterait une enquête des rois de l'investigation. Surprise, le succès commercial d'AstraZenecca pourtant boudé par le public européen. Mais rien n'égale l'énorme succès financier de Pfizer qui a les faveurs de notre épidémiologiste en chef. 

Si on veut se pencher sérieusement sur les vaccins et non pas le vaccin, il faut quitter le monde imaginaire des vaccinolâtres pour revenir au capitalisme contemporain et à ces caractéristiques. Dans une économie mondialisée de concurrence généralisée, les vaccins ne sont pas le produit d'une harmonieuse coopération scientifique internationale, mais de la sauvage concurrence capitaliste. Comme je l'ai dit plus haut la production de vaccins n'obéit pas aux même règles, ni au mêmes buts à Cuba, en Chine ou aux USA. On peut donc tout de suite laisser tomber la comparaison avec le vaccin contre la variole ou même la polio. Nous ne sommes plus dans le même monde. Pour la mise au point de chacun des vaccins, il a fallu tenir compte des conditions particulières d'élaboration, de production et de commercialisation. Il faut évidemment tenir compte du poids déterminant du commanditaire. Pour les vaccins qui nous sont inoculés ici et maintenant, les vaccins des 4 voleurs, c'est purement et simplement les intérêts des actionnaires de ces grands labos privés qui sont déterminants. 

Il fallait arriver le premier sur le marché à n'importe quel prix. Il faut évidemment réduire les coûts de production et pouvoir rapidement s'adapter à l'évolution du marché. C'est peut être bien ce qui a déterminé le choix de l'ARN messager plutôt que celui du virus inactivé. Et puis il faut conquérir le marché le plus large possible. Impossible sans la corruption, le contrôle des medias, l'appui des politiques. Contrats secrets. Prix évolutifs toujours à la hausse. Nos 4 voleurs sont à leur affaire. 

Soyons plus précis dans le cas des relations privilégiés de Pfizer et de la France.

On retrouve d'abord BlackRock. Toujours blackRock. Parmi les principaux actionnaires de Pfizer, figure la société d’investissement BlackRock, qui aurait une potentielle influence sur le président et le gouvernement français dans le cadre de la réforme des retraites. Comme on se retrouve! Le fond détient par ailleurs plus de 32 milliards d’encours de la dette française.

Et encore plus prés du pouvoir. 

 Emmanuel Macron était banquier d’affaire avant d'être président de la République. Et il a bien participé au rachat d’une branche de Pfizer par Nestlé, en tant que banquier d’affaire. Emmanuel Macron a donc bien été lié à Pfizer lorsqu’il était banquier d’affaire chez Rothschild.

Fermé le ban.

Il y a les naïfs qui réclament la levée des brevets. Un peu comme ceux qui réclament un capitalisme vert. Depuis toujours il y a eu des gens qui ont rêvé d'un capitalisme régulé, social, à visage humain. Pourquoi pas un esclavage doux ou un féodalisme pacifique. En réalité, les brevets sont la raison d'être des vaccins produits dans le monde occidental. C'est la raison fondamentale pour laquelle tous les médicaments tombés dans le domaine public sont systématiquement dénigrés, voire interdits. Seuls obtiennent le feu vert officiel les produits, vaccins ou médicaments qui rapportent gros. Et qui sont donc vendus à ceux qui peuvent payer. Ben oui, le capitalisme c'est comme ça. A prendre ou à laisser. 

Mais nous avons maintenant affaire à un capitalisme particulier. Un capitalisme mondialisé inscrit dans le début du 21 ième siècle. Un capitalisme pour lequel l'état, l'état autoritaire joue un rôle déterminant, contrairement à la légende.
Car enfin, s'il y a une telle concurrence au niveau de la production de vaccins, nous devrions retrouver cette concurrence dans nos pharmacies. Au pays de la "concurrence libre et non faussée", c'est le marché qui théoriquement détermine qui va l'emporter. On devrait pouvoir choisir, suivant les caractéristiques, les prix, les couleurs des boîtes, éventuellement les gadgets offerts, dans le meilleur des cas les conseils d'un médecin. 

Et bien, rien de tout ça. Pour les riens, c'est LE VACCIN un point c'est tout vous n'en saurez pas plus. Les 4 voleurs ont conquis un monopole. Non seulement, ils ont le monopole de la vente de leur produit, mais nous avons l'obligation de l'acheter sous la menace et sans information. La vaccination est gratuite. A titre individuel et provisoirement, certes. Mais n'ayez crainte, on nous fera payer collectivement la dette dont nous ne connaissons même pas le montant.

Il s'agit bien d'une économie de guerre. Et les surprofits sont des profits de guerre. Et l'état qui s'est mis au service des profiteurs de guerre est un état en guerre. Devinez contre qui!

Du point de vue économique et politique, l'affaire des vaccins est un cas d'école sur la réalité du capitalisme néolibéral mondialisé. Ceux sont les  principaux actionnaires des grandes entreprises et les financiers qui mènent la danse. L'état est à leur service et pour faire le job, cet état devient de plus en plus autoritaire. Totalitaire est le qualificatif qui convient le mieux. 

Qui parlait d'éradiquer le virus?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.