"La situation dans laquelle ils se sont mis "

Dans le flot du verbe présidentiel hier soir lors de sa petite prestation dans les jardins "du Château", face à un Pujadas dont on voyait briller la laisse d'or, tout m'indigne. C'était attendu mais à chaque fois, on se dit qu'il va se planter, que les piles bien usées vont s'arrêter, ou qu'elles vont faire grève ( tiens, là, il la verrait, la grève ! )...Tout a été dit ou presque, mais il y a quand même une petite phrase ô combien révélatrice du mépris de cet homme pour la profession de journaliste : interrogé par le Médor en titre sur les journalistes de France 3 retenus comme otages en Afghanistan, SarkUbu dit ceci : "on fera tout pour les sortir de la situation dans laquelle ils se sont mis ". Il a à ce moment le regard froid, le rictus n'est pas loin et on sent suinter la haine que lui inspire cette profession quand elle se met en tête d'informer au lieu de révérer. Médor-Pujadas n'a pas réagi, il a laissé ses confrères tout seuls face au cynisme imbécile de celui-qui-se-croit-tout-puissant. Ce qui compte dans la réponse, c'est évidemment ce " ils se sont mis", comprenez : "c'est bien fait pour eux, vous savez combien qu'ça coûte ? moi msieur Pujadas chuis responsable de l'argent des Français et pis qu'est ce qu'on en a affaire de ces deux-là, moi c'est les journalistes comme vous qu'j'aime bien " .

Ainsi donc je m'interroge : pas de réaction de l'ensemble de la profession sur ces propos ? ils sont vraiment loin, ils sont vraiment seuls, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.

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