"Ne me libérez pas je m'en charge"

A Sophie Q.

 

C'est l'histoire d'un homme qui donne du mot prison cette définition " endroit d'où l'on s'évade".

 

C'est un documentaire remarquable, c'est du cinéma, c'est de l'anti "Mesrine" .

 

La salle du cinéma les Variétés était quasiment pleine hier soir pour l'avant première marseillaise de "Ne me libérez pas je m'en charge" de Fabienne Godet.

Une heure et quarante sept minutes pendant lesquelles un homme, cet homme, Michel Vaujour, se raconte sans jamais se la raconter.

Ce film c'est aussi l'histoire d'une rencontre entre l'un de plus célèbres évadés de France et cette femme cinéaste.

C'est à Fabienne que Michel Vaujour raconte sa plus belle évasion : celle qui le conduit à sortir de ses prisons intérieures et à être là, aujourd'hui.

Une histoire d'enfermement, de mort et d'amour .

Une échappée belle. Une leçon de vie sans aucun romanesque, sans justification, sans victimisation, mais une voix qui remplit l'écran, qui vous happe et ne vous lâche plus.

 

Michel Vaujour est revenu de là où on ne revient pas souvent et il se dégage de lui une incroyable force vitale.

 

Vous qui irez voir le film, laissez vos préjugés à l'entrée.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.