Convention citoyenne pour le business

Les dés sont pipés

Zut j'ai allumé ma cigarette à l'envers.

 

Ça arrive quand on fait pas attention, ou quand il fait sombre. Et je vous assure tirer sur une clope en allumant le filtre ça sent pas bon du tout.Les propositions des 150 citoyens faisant partis de cette convention sur le climat doivent être nous dit on retranscrites sans filtre.Ça va peut être le cas, mais le filtre est comme un clope à l'envers, placé en amont. La sélection des participants ainsi opérée, modifie les choix et les idées bien avant que celles ci soient prises, et l'instrumentalisation a pour but de surtout ne pas entraver la consommation ni le business des grands groupes, car cela représente des pertes d'emplois importantes et ce serait inacceptable. En regardant les propositions faites, je constate que le prisme de la punition est omniprésent, rajoutant des carcans et jetant un œil condamnant les moins fortunés, car nous le savons tous, un pauvre ça pollue. Ça pollue avec sa vieille voiture, ça pollue avec les habitations qui ne sont pas isolées. Bref les plus démunis vont être jetés en pâture à la vindicte orientée de cette fausse convention.

Sauf que, un pauvre ça ne prend pas l'avion, et ça ne parcourt pas la moitié de la terre pour aller voir tel ou tel monument. Non en général, les vacances ce passent en France ou chez eux, cette solution étant la seule pour garder un peu d'argent afin d'offrir aux enfants, quelque chose qui ressemble à des vacances. De plus un pauvre ça ne chauffe pas toujours comme il faut, tant le prix de l'énergie a augmenté ces dernières années. Rognant même sur les soins et la qualité des aliments, un pauvre ça compte toutes ces dépenses et ça ne roule pas en gros SUV ou alors d'occasion.

Donc à la vue de ces propositions, on est en droit de se demander comment 150 cerveaux, soit disant tirés au sort n'ont même pas penser à parler de l'obsolescence programmée,de la réparabilité et d'un retour à l'essentiel des biens produits. Mais encore rien sur le  ferroutage ?

Oui comment 150 personnes n'ont pas été capables de se dire que si l'on conçoit bien les objets de consommation indispensables forcément on ne le fera qu'une fois. Que les pièces d'usures soient disponibles et facilement réparables, la production va forcément baisser, et ainsi le temps libéré, profiter aux citoyens qui pourront alors retrouver de temps, nécessaire à la famille ou une activité sociale ou artistique.

Comment 150 personnes n'ont pas abordées le problème du transport routier et l'obligation des marchandises achetées sur internet de prendre le train, beaucoup moins énergivore et polluant que ces milliers de camions présents sur les routes Françaises. Oh je sais ce que vous allez me dire, on en fait quoi des chauffeurs ? Et bien c'est très simple, le temps de travail ainsi diminué apporte à tout le monde la possibilité d'avoir du temps pour soit, ces proches ou encore la communauté.

Se libérer du travail avec la relocalisation des productions essentielles en automatisant au maximum le processus de fabrication.

Et c'est comme ça pour tout, mais ce gouvernement au logiciel bugué et surtout obsolète ne peut pas comme ces faux verts et les générations passées, accepter cette façon de penser. Ils voient cela d'un très mauvais œil et interprètent ces idées comme preuve d'une certaine fainéantise et d'une décroissance nuisible à leur modèle. Ces solutions auraient bien des avantages permettant ainsi aux citoyens d'avoir le temps de réfléchir et d'agir autrement, chose qui est pour eux le signe du début de la fin de leur hégémonie sur l'emprise qu'ils ont sur nous et qui leur permet de contrôler la population.

Et oui Manu a une fois de plus pipé les dés, et cette convention citoyenne commence déjà à prendre l'eau, une fois de plus vous me direz.

La dernière opération du même type était la convention des maires de France, dont la sélection avait aussi été opérée en amont, rappelant cette cigarette allumer par le filtre au bon goût de plastic et produisant cette fumée âpre et nocive.

 

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