Monsieur Denaja,
La presse nous rapporte ces derniers jours qu'un amendement ayant pour objet la lutte contre l'évasion fiscale, qui nous coûte quelques dizaines de milliards d'euros chaque année, après avoir été voté en première, puis deuxième lecture à l'assemblée nationale, a été finalement rejeté sous la pression du gouvernement, lors d'une session nocturne pittoresque, dans laquelle vous avez personnellement tenu un rôle singulier.
Je ne doute pas que cette expérience aura été douloureuse pour vous, en ce sens que vous avez d'abord voté en faveur de cet amendement, puis contre. Je compatis donc, mais tiens à vous informer que nous sommes de plus en plus nombreux à nous indigner face aux pratiques ayant cours au sein de cette cinquième République, notamment face au viol quasi permanent de la séparation des pouvoirs en général, et du libre arbitre de nos "représentants" en particulier.
Courage,
Arnaud Cambon
PS. Les arguments du timing ou de l'échelle d'application de cette mesure ne sauraient être évoqués, tant il s'agit d'un problème majeur, qui concerne NOS entreprises, et que nous serions censés régler dans NOTRE pays, au moins aussi urgemment que la réduction des budgets de NOTRE sécurité sociale et de NOTRE éducation...