Malgré le renforcement des forces internationales en Afghanistan, l'idée d'une négociation avec certains Talibans fait lentement

http://www.quindiblog.eu/log/2008/04/quindi-malgr-le.html

Le débat politique en France qui est perturbé par la volonté de Nicolas Sarkozy de renforcer le contingent français (1 500 hommes en tout dont 700 à 800 sur le terrain) au sein du dispositif de l'OTAN de 47 000 hommes, dans le cadre d'une réintégration de la France dans la stratégie de combat de l'OTAN en Afghanistan, n'intègre pas les principales problématiques que pose le conflit afghan:

 

- la coordination entre l'ONU, les Etats-Unis, l'UE et l'OTAN et des aspects les plus défaillants de la conduite de la guerre en Afghanistan, comme la politique de reconstruction et développement, ou de formation des forces gouvernementales afghanes;

- le manque de renseignements sur les activités des chefs tribaux, sur les situations politique, économique et le trafic de drogue afghans;

- la publicité insuffisante des actions de l'ONU et de l'ISAF en Afghanistan;

- l'augmentation des attaques des Talibans (les attentats suicides ont augmenté de 27% en 2007 par rapport à 2006, de 600% par rapport à 2005, et les attaques en tous genres ont augmenté de 400% par rapport à 2005);

- le manque de légitimité du gouvernement actuel et son impact très limité sorti de Kaboul;

- les risques géopolitiques d'un retrait prématuré de l'ISAF;

- les négociations en cours des européens avec les Talibans;

 

Mais surtout, il n'intègre pas les stratégies possibles pour finaliser ce conflit et permettre une stabilisation à long terme de cette zone, notamment avec la mise en place d'une Confédération Afghane, option déjà imaginée par le Commandant Massoud.

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