appel général a la résistance

 

 

 

Appel général à la résistance.

 

 

Suite à la manifestation du 7 septembre, nous assistons à la démission des partis politiques de gauche et à la trahison des dirigeants des grandes centrales syndicales.

Ceci ressort particulièrement à la lecture du compte rendu de la réunion de tous les syndicats et partis de gauche du 8 septembre publié par Médiapart.

C’est également l’avis général plus ou moins clairement exprimé de tous les commentateurs ; y compris de ceux qui assurent la stabilisation institutionnelle du système.

Nul doute que c’est ce que chacun ressent plus ou moins confusément dans son cœur.

Bref, le fait est ; aussi bien les partis de gauche que les syndicats laissent le peuple seul en rase campagne. Les responsabilités ne sont pas toutes égales, il y a évidemment des degrés qui vont de l’impuissance à la trahison en passant par le renoncement.

Peu importe.

Nul doute en revanche que :

‘’nous n’avons plus que 15 jours pour les submerger.’’

Cette phrase doit être inscrite dans tous nos esprits, elles ynthétise parfaitement la situation.

En effet, l’évènement favorable qui se présente ne se représentera pas de si tôt, si la contestation globale échoue cette fois ci, les plus déterminés d’entre nous seront submergés par le renoncement, le désespoir, l’abandon. Nous serons tous dans la déshérence la plus totale, livrés aux appétits des marchés. Les meilleurs militants seront durablement cassés.

Il faut bien comprendre que pour les organisateurs du libéralisme global la France est un maillon qui doit sauter car il commande encore une certaine résistance en Europe avant le parachèvement de leur dessin qui est de ruiner les classes moyennes des pays occidentaux pour raréfier les ressources au profit de leur oligarchie.

Ce sera le triomphe absolu du mécanisme de destruction de notre société et très vraisemblablement la porte ouverte à d’autres attaques de bien plus grande ampleur jusqu’au parachèvement total de leur dispositif d'ici 2012.

Par conséquent, nous sommes à une phase angulaire du combat.

Si nous renonçons là, le champ sera totalement libre pour nos adversaires, c’est un des derniers verrous qui aura sauté. Il sera alors très difficile de les arrêter dans l’emballement de la phase finale de destruction.

Nul doute que dans leurs plans, tout doit être bouclé d’ici 2012 avant une très hypothétique véritable alternance.

Enfin, même s’il n’y a rien de définitivement irréversible devant l’Histoire, nous pouvons être assurés que les organisateurs du libéralisme global ; aussi bien en France que surtout de l’étranger feront en sorte de claveter les choses afin qu’elles soient suffisamment établies et durablement stabilisées à leur profit ; quelle que puisse être l’alternance politique de 2012.

L’Histoire ne nous repassera pas les plats de si tôt, ni une circonstance aussi favorable.

C’est en quelque sorte quitte ou double.

Ce n’est pas nous qui avons créé cette situation et ce choix, ce sont eux qui nous y ont acculés ; c’est la conséquence mécanique de leur entreprise.

Le quitte ou double n’est pas une lubie d’énervé, mais malheureusement une réalité historique.

Ce n’est pas passionnel, c’est technique.

Par conséquent, j’appelle ici solennellement à l’entrée du peuple en résistance illimitée.

Quelle est la situation :

- Nous l’avons vu, sans ceux du privé la mobilisation a été très importante.

- L’ambiance globale était à la fraternisation des marcheurs plutôt qu’aux clivages habituels.

- Le nombre est là.

- La volonté est là.

- Les besoins de réforme globale sont immenses et le problème dépasse largement celui des seules retraites.

- Chacun dans sa catégorie, dans son milieu social, dans sa vie personnelle peut mesurer l’ampleur et l’échelle des immenses enjeux qu’il faut traiter, sociaux, écologiques, concernant la primauté de la personne humaine sur l'économie etc...

- S’il ne souffre lui même, chacun dans sa famille, parmi ses proches voit les autres souffrir. Le désastre atteint une ampleur palpable pour tous. Nul n’est à l’abri de voir sa situation personnelle gravement dégradée.

 

Bref, il s’agit de remettre tout à plat, de constituer des états généraux, de donner à la France une nouvelle constitution, de fonder un nouveau pacte social plus juste et plus égalitaire.

Bref, de donner naissance à une 6éme république.

C’est un immense chantier et nous sommes quasiment devant une page blanche.

Néanmoins, toutes les solutions existent, il n’y a qu’à puiser dans le vaste réservoir de ce qui a été expérimenté et validé sur de très longues séries d’expériencesd’aléas et de circonstances particulières. Toutes les options sont ouvertes.

Il n’y a pas à avoir peur, n’ayons pas peur !

Certes il n’y a pas d’autre assurance que la sagesse du peuple et de ceux qui s’en dégageront pour regrouper, fédérer et organiser les réformes.

C’est à mettre en balance avec l’incurie pour certains et la furie pour les autres, de ceux qui nous gouvernent ou sont censés défendre l’intérêt général.

Nous avons clairement le choix entre les ressources et la sagesse du peuple et l’incurie ou la furie de ceux qui nous dirigent.

Quels sont les moyens :

Les forces existent, nous l’avons vu. Pour le moment, elles sont canalisées soit par les partis politiques soit par les syndicats qui, nous le voyons, ne font que les stériliser.

En l’état, les forces d’opposition sont stérilisées.

Ces forces doivent se libérer de l’emprise de ces organisations qui les trahissent, se regrouper et se fédérer en dehors d’elles pour donner à la lutte la dimension qu’elle demande.

Les moyens d’actions sont connus, ils vont de la grève générale illimitée à l’occupation du domaine public devant les principauxsièges du pouvoir. Tout le savoir faire est entre nos mains, nul besoin de quiconque pour nous dire quoi faire. Nous savons quoi faire. Nous avons en nous toutes les ressources nécessaires.

A défaut d’une organisation structurée et préparée de longue main, nous allons devoir gérer les évènements sur le fait, mais une dynamique positive va se créer qui emportera les cœurs et les énergies. Nous n’avons rien à craindre de nous-mêmes. Au contraire, nous sommes notre seul espoir.

Voilà, le challenge est devant nous.

Par conséquent j’appelle tous ceux qui partagent ma détermination et souscrivent à ce projet à se signaler sur mon espace perso.

D’ici nous pouvons créer un noyau très actif et rayonner très vite sur l’opinion et fédérer et canaliser les énergies en attente.

Nous n’avons que quelques jours pour le faire, inutile d’espérer quoi que ce soit de 2012, tout aura été verrouillé d’ici là.

Je lirai avec soin les commentaires suggestions et critiques des uns et des autres ; toutefois sans y répondre, l’heure n’est pas à la polémique ni aux débats théoriques, elle est à l'union au delà des clivages politiciens et des rancunes du passé.

Personnellement je préconise une phase action immédiate.

Pour ceux qui veulent agir, aucune considération optionnelle politicienne ou de second ordre ne doit plus entraver l’action.

Amicalement et fraternellement à tous.

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