9° Forum Européen de Bioéthique. Mon corps est-il à moi?

« Mon corps est-il à moi ? », là est la question. Ne dites pas « oui , évidemment » avant d’avoir assisté ou suivi dans les médias ou sur les réseaux sociaux, la réponse qui sera débattue pendant toute la semaine à l’Aubette, à Strasbourg. Du 28/01 au 02/02.

 

 

Sinon prenez quand même connaissance du programme et de la qualité des intervenants :https://www.forumeuropeendebioethique.eu/programme/

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Le Pr Nisand présente le programme en présence de Roland Ries maire et Robert Hermann président de l’Eurométropole. D'autres partenaires sont absents ( CONSEIL DE L'EROPE)

Dans son introduction le Pr Israël Nisand, président-fondateur de l’événement a usé d’une formule complémentaire audacieuse : « De l’Habeas Corpus à la Dignité Humaine ».  La première partie en latin, bien qu’elle soit compréhensible dans le sens souhaité, fera sans doute grogner, quelques historiens, juristes ou encore latinistes puristes. Même pas grave, cela fait bien...!

La deuxième parfaitement claire énonce en effet le stade atteint aujourd’hui dans certaines civilisations mais loin de l’être dans d’autres. Même en Occident, on utilise encore les terme de « dignité » dans la hiérarchie de hautes fonctions (les dignitaires). Au Forum Européen, il s’agit heureusement d’une acception du terme qui se veut universelle dans son sens philosophique, juridique et même religieux.

Mondial donc par sa recherche d’une éthique à partager ce Forum dont s’honore pour la 9° fois Strasbourg et l’Alsace avec le Grand Est comme d’ailleurs le Forum Mondial de la Démocratie piloté et initié par le Conseil de l’Europe et dit « de Strasbourg ».

Quelques chiffres…

Dans l’agora couverte de « Aubette », au 8° Forum 2018 (Produire et Reproduire) on avait dénombré entre 8000 à 10000personnes ,soit le public , assistant aux divers évènements en 50 heures de tables rondes.

Il faut y ajouter 2756 abonnés Youtube, 4619 Facebook et 1135 Twitter.

En compte sommaire, d’une centaine d’intervenants, ceux-ci sont passés à 77 cette année.

Cette décrue n’a aucune signification péjorante . La diversité est riche féconde et forcément dominée en nombre par les médecins.

Evidemment surtout des scientifiques de haute volée issus du « hard » comme du «  soft » si tant est que cette distinction commode et surannée entre sciences dures et douces ( sciences de l’homme !) ait encore lieu d’être. En tout cas ,«  du beau monde » avec quelques vedettes très médiatiques comme les professeurs confrères du président Nisand, J-L Touraine, J-L Mandel ; des sociologues comme David Le Breton, des philosophes comme Bernard Baertschi ou Marianne Durano et bien d’autres "pointures" .

Et puis, consultez le site remarquablement construit et diffusé.

Si vous n’en avez ni les moyens techniques ni le temps ni l’envie irrépressible, sachez tout de même qu’on y trouvera les bienaimés des Français Michel Cymes , Axel Kahn et le dernier jour la courageuse Marlène Schiappa, secrétaire d ‘Etat auprès du 1° ministre.

Enfin certains débats auront lieu à la librairie Kléber ( Salle Blanche) surtout en «  Matinales » tous les jours de 8h30 à 10 h avec l’opportunité de rencontrer au plus près des intervenants. On se souviendra que l’an dernier François Wolfermann était parmi les intervenants, pas pour chanter mais pour y porter sa connaissance de la littérature dans un thème précis avec un brio exceptionnel. Cette année aussi on s’attend à des intermèdes de ce type.

Les thèmes dans le détail

Certains sujets sont d’une actualité brûlante tel que l’IVG, le consentement sexuel, le choix du genre, l’ addiction, l’écriture inclusive…Il en est qui défrayent la chronique et font craindre des interventions intempestives d’ extêmistes , radicaux . Le professeur Nisand  qui a eu connaissance de certaines menaces considère que  » la peste brune menace ». Plaise au ciel que non car il n’y a pas de prises de positions bornées  et définitives mais des  recherches de  réflexion ouverte par des gens de science.

Consultez le programme,. Nous tenterons d’en rendre compte bien que cela ne se passe pas à Paris.

Antoine Spohr

 

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