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Billet de blog 14 févr. 2012

arbeit macht frei (le travail rend libre)

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arbeit macht frei (le travail rend libre)

Ces quelques mots inscrits à l'entrée d'un camp de concentration privaient une partie de l’humanité de sa Liberté et la menaient à la mort...

Non, le travail  obligatoire  ne rend pas libre, c'est le contraire. C’est un liberticide puissant, le plus puissant que l’homme n’ait jamais inventé. Le travail comme unique but de la vie est un crime contre l'humanité. Il est l’outil servile par excellence de la société dite néolibérale destiné à l’exploitation en masse des humains à laquelle aujourd’hui aucun terrien ne peut se soustraire.

 L’Homme est conditionné, formaté dès sa naissance à cette soumission obligataire afin de servir ses Maîtres (famille/institutions…) et devient ce futur « citoyen/esclave » pour les besoins du Capital c’est le b.a.BA de la servitude volontaire :obéir est son Droit, travailler est son Devoir.

Le travail obligatoire est en réalité une torture déguisée en Droits et en Devoirs au nom de la sacro sainte Liberté individuelle de quelques uns. Il est le fléau le plus pervers de tous les temps au point d’être au centre de tous les débats sociétaux, politiques et économiquesbien avant la culture et autres effets de civilisation.

 Et vous osez encore nous narguer au nom de la Liberté, de l’Egalité en nous demandant de voter fraternellement contre nous-mêmes, contre les nôtres, contre nos droits ? Useriez-vous de votre politique républicide pour nous ôter le Droit de vivre dans notre Cité en nous privant non seulement de notre Liberté mais de tous moyens d’existence ?

 Le travail obligatoire est une perversion inventée, organisée par ceux qui n’aimaient pas travailler, se lever tôt et se salir les mains. Cette même caste de parasites, au pouvoir hier, aujourd’hui, insulte, méprise, torture leur outil servil car elle a trouvé mieux, ce n’est plus l’homme machine, ni le robot, c’est maintenant la finance qui se finance elle-même. Non contente d’avoir sapé durant des siècles les relations interhumaines puis perverti des générations d’hommes et de femmes les détournant de leur qualité humaine, celle de s'élever par la culture, de penser, de rêver, de créer... De plus, elle les monétise, les consomme, les dépossède de tous leurs droits. Bientôt ces pupilles de la Nation ne seront plus indemnisés comme ex-salariés mais jetés à la rue tels de vils déchets.

Le travail obligatoire est une sangsue qui nourrit les patrons, remplit les poches de ces vampires républicides. Comment peut-on décemment en échange de 7/8h de notre vie proposer à peine le minimum vital ? C’est une insulte à l'humanité.

Une chance unique pour sortir de cette aliénation obligatoire : le chômage. Certes, cela n'a pas été inventé pour cela mais cela peut-être aussi une chance pour chaque citoyen/esclave de pouvoir réfléchir à son projet de vie : le modifier, voire changer de direction, se poser, se remettre en question et non s’affranchir... Et pourquoi pas se reposer comme le signifie l’étymologie du mot chômeur « se reposer pendant la chaleur ».

Cette « race » d’individus supérieurs qu’elle se dise de droite, du centre ou de gauche est le symptôme même de nos civilisations, en astreignant les citoyens au labeur elle engendre des maladies tant individuelles que collectives telle la connerie, l'abêtissement des populations.

Monsieur NS et vos acolytes, Messieurs les démophages, nous n'oublions pas que l'allocation du chômage est financée par les chômeurs eux-mêmes car ils sont des ex-salariés. Vous les marginalisez en changeant leur nom : en Sarkosie, un chômeur n’est plus un ex-salarié, il se transforme en fainéant dans la Cité. (Vous confondez le sens commun et son étymologie). Comme si être au chômage était gratifiant et confortable ! Mais qui peut croire une pareille ineptie, les vieillards, les retraités, les enfants ?

« La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. » Maximilien Robespierre

Les licenciements sont le symptôme du libéralisme tout comme le capitalisme est mère de la crise, il décapite les Citoyens (sans confusion de sens mais de fait : Empr. au lat. capitalis « qui peut coûter la tête à qqn; dangereux, mortel »). Lorsque vous déportez les emplois pour vos intérêts individuels au détriment du collectif ceci consiste non seulement à mépriser la liberté d’autrui mais de plus, c’est un acte républicide. Vous oubliez de lire dans la déclaration de l’Homme « ET » du citoyen, la conjonction de coordination « ET »…

Le chômage, cette maladie sociétale est déclenchée par des patrons délinquants qui veulent gagner plus, plus encore plus... C'est l'avidité de certains d'entre vous, inscrits au CAC 40, qui est la cause de cette plaie sociale. La cupidité et non le chômage est le nerf de la guerre économico-financière que vous appelez la CRISE, elle en est la seule responsable. Cette course folle du chiffre, des taux d’intérêt, de l’objet perdu, défigure le paysage français, européen et mondial... cela entraine des délocalisations, c’est-à-dire du chômage, des ruptures et des souffrances en abondance. Beaucoup d'analyses d'économistes le crient ! Retirez votre casque de vos oreilles, vos lunettes de soleil, cessez de vous regarder le nombril et faites face à la réalité et tout le monde s'en portera mieux.

Au lieu de taper sur les citoyens ayez le courage de légiférer messieurs les démophages. De faire que cesse ce carnage. La bourse est le fléau républicide de notre civilisation, les actionnaires font la pluie et garde le beau temps. Ce sont eux qu’il faut mettre au banc de la société car ils ne sont plus des citoyens travaillant pour et dans la Cité mais des voyous œuvrant pour leur intérêt personnel, ils détruisent le paysage français, créent de la misère, de la détresse en abondance et spolient la Chose publique.

Tout cela vous le savez mais vous tremblez tellement vous avez peur. Au lieu de nous enfumer avec vos querelles infantiles, vos programmes obsolètes, cessez de prendre les autres pour ce que vous êtes, des couards ! Soyez pour une fois à la hauteur de ce que vous prétendez, candidats à la présidentielle, en OSANT plus : soyez réalistes, rêvez l’impossible…

 AMAB

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