Amiante hier, PFAS aujourd’hui : le RN et l’UDR du côté des pollueurs, contre les victimes
Il y a des votes qui ne sont pas des détails techniques.
Il y a des votes qui engagent moralement et politiquement celles et ceux qui les portent.
Le vote contre la taxation des PFAS par le RN et l’UDR, le 17 novembre 2025 à l’Assemblée nationale, est de ceux-là.
Ce vote ne concerne pas une ligne budgétaire abstraite.
Il concerne la santé, la vie et la mort de milliers de travailleurs et de citoyens.
L’amiante un crime industriel et politique
Pendant des décennies, l’amiante a tué et continu à tuer, dans les usines, sur les chantiers, dans les ateliers, dans les foyers.
Les industriels savaient.
Les gouvernements savaient.
Les alertes existaient.
Les morts aussi.
Mais ils ont laissé faire. Ils ont différé. Ils ont temporisé. Ils ont protégé les profits.
Résultat des centaines de milliers de morts, des cancers professionnels niés, des victimes humiliées, soupçonnées, abandonnées.
Ce scandale n’est pas une erreur du passé. C’est un choix politique répété.
PFAS : la répétition générale d’un nouveau drame sanitaire
Aujourd’hui, les PFAS suivent exactement le même chemin que l’amiante : banalisation industrielle, minimisation des risques, retard volontaire de l’action publique, exposition massive des travailleurs, contamination généralisée de la population.
Les PFAS sont partout : dans l’eau potable, dans les sols, dans les aliments, dans le sang.
Ils sont liés à : des cancers, des troubles hormonaux, des atteintes immunitaires, des maladies chroniques.
Nous savons. Il n’y a plus aucune excuse possible.
Taxer les PFAS une mesure minimale de responsabilité
La taxation des PFAS n’est pas une mesure radicale.
C’est le strict minimum quand une industrie pollue durablement : l’environnement, la santé publique, les corps des travailleurs.
Taxer les PFAS, c’est dire : les pollueurs doivent payer, la collectivité ne doit plus assumer seule les dégâts, les victimes doivent être reconnues.
RN et UDR : le choix clair de l’irresponsabilité
Face à cela, que font le Rassemblement national et l’UDR ?
Ils votent contre. Unanimement.
Ils votent contre la prévention, contre la réparation, contre la justice sanitaire, contre les victimes.
Ce vote est un acte politique grave.
Il place clairement le RN et l’UDR dans la continuité des choix qui ont conduit au drame de l’amiante.
Le mensonge social du RN
Le RN prétend défendre les travailleurs, les territoires oubliés, les classes populaires.
Mais quand il faut : protéger la santé au travail, prévenir les cancers professionnels, faire payer les industriels responsables,
le RN choisit systématiquement le camp des pollueurs.
Ce vote révèle la vérité : discours social en façade, politique industrielle toxique en profondeur.
Les cancers professionnels la face cachée du système
Amiante hier, PFAS aujourd’hui : les cancers professionnels restent invisibilisés, sous-déclarés, niés.
Pourquoi ? Parce que reconnaître un cancer professionnel, c’est : reconnaître une responsabilité, ouvrir un droit à réparation, mettre en cause un modèle économique.
Le RN et l’UDR refusent cette logique. Ils préfèrent : l’impunité, le silence, l’oubli organisé.
Nous savons comment cela finit
Nous avons déjà vu ce film : on nie, on retarde, on enterre, puis, vingt ou trente ans plus tard, on parle de « drame imprévisible ».
Avec les PFAS, comme avec l’amiante, le drame est prévisible, les victimes sont déjà là, les responsabilités sont connues.
Notre colère est légitime
Pour CAPER AMP 42 LOIRE, association de victimes de l'amiante et des maladies dues au travail, ce vote est une insulte aux morts de l’amiante, un mépris pour les malades d’aujourd’hui, une condamnation silencieuse des générations futures.
Nous refusons que l’histoire se répète. Nous refusons que l’on sacrifie encore la santé sur l’autel du profit.
Le RN et l’UDR devront répondre de ce choix.
Nous n’oublierons pas.
Nous continuerons à dénoncer, alerter et combattre.
Amiante hier, PFAS aujourd’hui même logique, mêmes coupables, même combat.
CAPER AMP 42 LOIRE
Association de défense des victimes de l’amiante et des maladies dues au travail
Le Président Augustin VINALS