Les 7 plus belles œuvres engagées contre le racisme

Suite à la mort de George Floyd le 25 mai 2020, la lutte contre le racisme est sur toutes les bouches, dans tous les journaux et se retrouve dans de nombreuses œuvres d'arts. L'art à toujours été un moyen de faire passer des idées et de retransmettre l'actualité. Voyons ensemble ses œuvres qui ont marqué l'histoire et ont apporté leur vision du monde.

Suite à la mort de George Floyd le 25 mai 2020, un homme noir, non armé, et qui exhortait qu'il ne pouvait pas respirer alors qu'il était maintenu au sol par un policier, qui appuyait son genou sur la gorge de M. Floyd, l'Amérique est en feu. Dans tout le pays, des milliers de manifestants sont descendus dans la rue pour que justice soit rendue et que la responsabilité de la police ainsi que des policiers responsables soit reconnue.

Pendant ce temps, les réseaux sociaux sont inondés d'images et de vidéos de brutalités policières, alors que le pays tente de réprimer les protestations. Voici comment le monde de l'art a réagi à l'agitation civile et aux injures raciales. Nous verrons de nombreuses œuvres qui ont, en tout temps, lutté contre les discriminations liées à la couleur de peau (xénophobie, idéologie, …)

Les œuvres d’art contre le racisme

Depuis le début et les origines du mouvement “Black lives Matter”, de nombreux artistes rebondissent sur l'actualité et dénoncent le racisme. Ces militants antiracistes cherchent à lutter contre le racisme, l'intolérance, les stéréotypes et la propagande raciste. Voyons ensemble, plus en détails, ces œuvres engagées dans la lutte antiraciste de ces hommes et femmes qui se servent de la liberté d'expression pour dire non au racisme.

Portrait de la poétesse Amanda Gorman

Un portrait d'Amanda Gorman © Amanda Gorman Un portrait d'Amanda Gorman © Amanda Gorman

Elle nous a tous éblouis lors de l'inauguration du 46e président des États-Unis, Joe Biden, en janvier 2021. Aujourd'hui, un portrait de la poétesse Amanda Gorman a été offert à l'université de Harvard par le collectionneur privé, marchand et activiste Amar Singh. Le portrait, réalisé par l'artiste Raphael Adjetey Adjei Mayne, d'origine ghanéenne et basé en Allemagne, sera conservé au Hutchins Center for African & African American Research de Harvard.

George Floyd a droit à une fresque murale à Houston

La ville de Houston, ville natale de George Floyd, vient de dévoiler une fresque de rue qui lui est dédiée. Cette œuvre colorée, longue de deux pâtés de maisons, est située sur une route en face de la Jake Yates High School, l'alma mater de Floyd. La peinture murale comporte les mots "Black Lives Matter" et le maillot rouge et or n° 88 que Floyd portait en tant que joueur exceptionnel de l'équipe de football du lycée.

Lors de la cérémonie d'inauguration, le maire Sylvester Turner a expliqué que la fresque servira à rappeler en permanence que la mort brutale de Floyd, des mains de policiers du Minnesota, n'a pas été "vaine". Il a ajouté que l'image de Floyd suppliant de vivre alors qu'un officier enfonçait son genou dans sa nuque "résonne encore dans le monde entier."

L'hommage de Banksy à George Floyd contre le racisme

bansky © bansky bansky © bansky

Banksy est l'artiste à succès qui reflète le mieux la société. Avec un langage direct, son message atteint toujours les gens où qu'il soit, dans la rue ou sur Instagram. Banksy et George Floyd ont fusionné dans une nouvelle œuvre contre le racisme que l'artiste a postée sur son compte Instagram. Le post Instagram reliant Banksy et George Floyd est un triptyque. Dans la première image, nous voyons le portrait encadré d'une silhouette noire aux yeux vides, supposée être victime de brutalités policières traduites en meurtre. Autour d'elle, des fleurs et des bougies, toutes consommées sauf une. Il ressemble à l'instantané qui reflète les millions d'hommages rendus dans les rues à George Floyd, et à toutes les victimes du racisme. 

Dans la deuxième photo, l'image s'ouvre, et nous voyons comment la seule bougie qui reste allumée commence à brûler le drapeau américain. Sans aucun doute, la bougie représente le peuple et le drapeau symbolise le système injuste et terrifiant dans lequel nous vivons. La troisième image du post instagram est un texte blanc sur fond noir où Johannes Vermeer parle clairement du racisme. 

La statue de la Liberté aux couleurs de l'arc-en-ciel s'agenouillant contre le racisme ? Qui serait décapité à Budapest dans la journée.

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Pendant que les photographes cliquent, Péter Szalay se dirige vers sa voiture et ouvre la porte. De son siège arrière, il soulève une petite sculpture d'un mètre de haut. Il s'agit d'une version miniature de la Statue de la Liberté américaine, mais sous la forme d'un joueur de football américain agenouillé. Sa main droite est un poing levé et dans sa main gauche elle porte une table en pierre avec les mots "Black Lives Matter". Le tout sort de l'imprimante 3D de Szalay, imprimé dans les couleurs vives de l'arc-en-ciel. On ne le dirait pas en voyant l'artiste de 40 ans à l'œuvre en plein Budapest par un jeudi matin ensoleillé, mais l'atmosphère est tendue. 

La statue de l’artiste fait polémique et des militants d'extrême droite souhaitent retirer l'œuvre de la place publique. Il faut savoir que Budapest est très conservatrice et que les partis de droite sont très puissants. Ces militants patriotes s’appuis sur trois arguments majeurs :

  1. Ils sont formellement opposés au mouvement LGBT
  2. Ils accusent le mouvement Black Lives Matter d'être raciste et violent.
  3. Ils ne comprennent pas pourquoi leur pays devrait subir l’influence des États-Unis à travers des œuvres ouvertes au public. Pour eux cela nuit à l’image de leur pays.

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On l’a vu le thème du racisme est délicat à Budapest et l'artiste s'est finalement fait taxé de racisme. Pourtant, il défend et affirme qu’il n’existe pas de racisme anti blanc, racisme anti arabe ou racisme anti noir. Il faut mettre fin à ce discour de haine et cesser tout comportement raciste à l’égard de chaque être humain et se lancer ensemble dans un combat contre toutes les formes de discrimination, d’hostilités, d’insultes racistes ou d’autres formes de haine. Il s'agit bien là d'une belle notion de vivre ensemble, malheureusement détournée par une minorité racialiste radicale.

3 chansons marquantes contre le racisme

La chanson a toujours été un moyen d'expression très populaire et appréciée. Que ce soit pour dénoncer des phénomènes de société ou simplement pour revendiquer des opinions politiques, les chanteurs, ont en tout temps, donné leurs points de vue et avis sur leurs phénomènes actuels. Et justement cela tombe bien de nombreuses musiques traitent du problème du racisme et expriment des manières de lutter ensemble, voyons donc le top trois des chansons qui luttent contre le racisme.

"What's Going On", Marvin Gaye (1971)

Basée sur l'expérience réelle du frère de Gaye, qui est revenu du Vietnam avec une vision de la vie bien différente, cette chanson s'interroge sur ce qui se passe en Amérique. C'était une époque turbulente et difficile où les soldats noirs ne recevaient pas les mêmes avantages que leurs homologues blancs. Lorsqu'ils rentraient chez eux après le même combat. Et, tout comme Scott-Heron, Gaye explorait les bouleversements sociétaux de l'ère hippie qui, pour beaucoup de Noirs, n'avait pas de réelles prises sur la pauvreté et le racisme systématique qui sévissaient dans la communauté.

Ebony and Ivory”, Stevie Wonder et Paul mccartney (1982)

Vivre en harmonie côte à côte, peut-être l’image  d’un monde utopique encore aujourd’hui ? En tous cas, la chanson de 1985 est toujours tristement d'actualité. Déjà à l’époque la chanson avait suscité de nombreuses critiques, les deux chanteurs ont dû expliquer à de nombreuses reprises leur succès comme s’ils étaient démérités.

Des années plus tard, le chanteur est resté toujours aussi engagé et humble. Ils portent régulièrement des durags, un couvre-chef qui consiste en un simple morceau de tissu qui fût, à l’origine, utilisé par les esclavagistes pour cacher la beauté des femmes noires et augmenter la stigmatisation des populations afro-américaine pendant l’esclavagisme. Depuis le durag ou doo-rag est devenu un symbole de fierté ainsi qu’un véritable accessoire de mode, mis en avant par personnes qui veulent transmettre l’Histoire à travers cet iconique accessoire ! 

Son discours contre le racisme le sexisme et la haine

Avant d'interpréter une compilation de ses tubes classiques tels que Higher Ground et Signed, Sealed, Delivered I'm Yours, Stevie Wonder a prononcé un discours passionné sur l'unité et a encouragé tout le monde à "mettre fin à la bigoterie" et à "condamner le sexisme".

Stevie Wonder vient de poser un genou à terre lors du Global Citizen Festival 2017 à Central Park.

Pour citer l’artiste : "Ce soir, je m'agenouille pour l'Amérique"

"This is America”, Childish Gambino (2018)

Accompagné d'un visuel captivant réalisé par Hiro Murai, qui associe la danse à l'influence africaine et à des images violentes mais qui incitent à la réflexion, l'effort de Gambino a attiré l'attention de tous. La chanson a valu à l'artiste multidisciplinaire un GRAMMY pour "Song Of The Year", et son premier single numéro 1, tout en laissant les critiques et les fans dans des conversations profondes sur son symbolisme politique.

Conclusion

Finalement après toutes ces œuvres on se dit que mêmes si tout n’est pas rose et qu’il reste énormément de discrimination tout n’est pas perdu. Comme disait la chanson de Stevie Wonder et Paul McCartney “tout n’est pas tout blanc ou tout noir, il y a des bons et des mauvais partout”. Il est certain que cette lutte pour l’égalité et la liberté est loin d'être terminée. Il faudra apprendre à pardonner, à vivre ensemble et aussi ne jamais oublier. J'aimerais finir sur ces mots, chaque vie compte, aimons nous et construisons une œuvre de paix et d'harmonie, ensemble.

Sources : 

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