Deux photos d’une femme endormie, générées par IA et un texte : j'ai un fantasme assez précis ... viens baiser ma femme endormie. Chut, elle ne doit pas se réveiller ????.
Le documentaire 100 hommes prêts à coucher avec une femme endormie fait directement écho à l’affaire Pelicot. Cette expérience montre que malgré un procès retentissant, le fantasme d'abuser d'une femme endormie reste partagé par certains hommes.
En effet dix minutes après la mise en ligne de l'annonce cinq hommes le contactent, puis douze heures plus tard ils seront des dizaines, et plus de 100 en dix jours. Seuls trois d’entre eux se sont posé la question du consentement de la femme, et un seul soulignant que dans le cas contraire c’était un viol.
Le journaliste raconte les échanges sordides qui ont suivi la publication de cette annonce: je recevais toute sorte de détails très précis de ce qu’ils allaient faire à cette femme endormie. J’ai reçu des photos d’eux à visage découvert ce qui m’a étonné, ce qui m’a permis de voir qu’il y avait des hommes de tous les âges. J’ai aussi reçu des vidéos de gars qui se masturbaient, tellement le fantasme en question les excitait. Je compte sur les doigts d’une main ceux qui ont abordé le consentement de la femme.
Le journaliste a même semé des indices pour voir si certains clients allaient faire le lien avec les viols de Mazan. Il leur a imposé les mêmes règles que celles dictées par D. Pelicot aux violeurs de sa femme, afin que celle-ci ne se réveille pas. Pas d’odeur de tabac ni de parfum, les mains à une température ni trop froide ni trop chaude, ne pas faire de bruit. Ajoutant que sa femme serait sous somnifère afin qu’elle ne se réveille pas.
Réponse des clients : aucun problème.
L’annonce sera effacée par le site quinze jours après, et le journaliste empêché d’en recréer une nouvelle après le signalement d’un internaute. La plate-forme, contactée par le journaliste n’a pas souhaité s’entretenir avec lui mais a annoncé avoir aussi banni certains de ses interlocuteurs.
Il est clair que tous comme les viols de Mazan, ce genre d'abjection démontre bien qu'en 2026 les femmes appartiennent encore à leurs maris, qui se croyant tout permis l'offre à d'autres hommes. Des pères, des fils, des maris bien souvent très sympa voire serviable , le genre que l'on rencontre un peu partout : dans le métro, dans la rue, sur notre palier ... bref ceux qu'une certaine presse considèrera toujours comme des citoyens au-dessus de tout soupçon, et qui pourtant se précipitent pour aller violer des femmes endormies par leur mari. Ces types-là au moment de passer à l'acte pensent-ils ne serait-ce qu'un quart de seconde que ce genre de choses pourraient arriver à leur filles, leurs femmes, leur mères ? on peut en douter hélas.
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