Mediapart, Jean-Eudes et les lanceurs d'alerte

Voilà 3 jours que je suis inscrit sur ce site. Comme tout le monde, j'en ai surtout entendu parler lors de l'affaire Cahuzac, mais en regardant un peu plus près, j'ai pu constater qu'il y avait des enquêtes intéressantes que l'on ne trouve pas dans tous les journaux. Du coup, j'ai profité de l'offre à 1 euro pour m'abonner à l'essai, histoire de voir...

Dès le premier jour, je tombe sur "l'affaire Jean-Eudes", déjà évoqué dans un de mes précédents billets. Je suis troublé par ce que je peux lire, sans forcément adhérer aux conclusions de ce père meurtri. Je suis en tout cas satisfait de voir qu'effectivement, des sujets inaccessibles ailleurs peuvent ressortir ici par le biais du citoyen lambda.

Puis, je m'aperçois que tout cela est resté au niveau d'un blog perso, sans faire la "une" de Mediapart, malgré des éléments choquants, qu'elle qu'en soit la conclusion à en tirer. Je suis surpris mais je ne connais pas encore bien le fonctionnement du site. A mon avis, une affaire comme ça va forcément faire du bruit, ou au moins donner lieu à une enquête d'un journaliste. Tant mieux, j'ai hâte d'en savoir un petit peu plus...

Le deuxième jour, j'apprends que des lanceurs d'alerte sont balancés purement et simplement. Quelle surprise ! Mais bon, je ne connais pas les tenants et les aboutissants, je vais me plonger dans les commentaires et les différents billets afin de comprendre un peu mieux ce qu'il se passe ici.

Finalement, je m'interroge sur ma vision idyllique de Mediapart. Est-ce que ce journal est vraiment ce qu'il prétend être ? Est-ce que tout cela est bien conforme aux déclarations faites par Monsieur Plenel sur de nombreux médias ?

En fait, je ne vais pas non plus tirer de conclusions hâtives, mais simplement faire part de mon sentiment actuel. Je pense que Mediapart a trouvé une niche confortable, qu'il a fait son autopromotion en balançant Cahuzac, mais qu'il ne faut pas non plus s'attendre à ce que cela arrive trop régulièrement. Parce qu'il faut du temps pour enquêter, certes, mais aussi parce que les limites du système, les influences, les relations, les connivences sont les mêmes pour tous. Quand le poisson est trop gros, il vaut mieux parfois le laisser repartir, quitte à laisser mourir les personnes affamées qui attendent impatiemment en tendant leur assiette. Elles ont payé le repas, elles attendront une autre prise.

Alors pendant mon mois de réflexion, pour ma contribution de 1 euro, je ne m'attends pas à manger comme un roi tous les jours, mais si Mediapart pouvait partir pêcher du côté de Toulouse, pour Jean-Eudes et pour son père, je pense que je ne serai pas le seul à m'en satisfaire...

A lire : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean63/010214/jean-eudes-la-famille-demande-la-reouverture-du-dossier-pour-crime

http://blogs.mediapart.fr/blog/la-fouine/241013/le-proces-de-tracfouine-le-lanceur-dalerte-de-tracfin

http://blogs.mediapart.fr/blog/bacchus67/050214/jaurai-pu-etre-olivier-therondel

 

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