Quel que soit ton nom, il nous faudra t'aimer mon pays!

une vieille histoire pleine de mensonges , cruautés et nappée de pleurs et de sang dans un des plus bel endroit de la planète. Traversons nos épreuves ensemble en tout respect, à commencer par les mémoires douloureuses ; En voulant construire un exemple au fond du pacifique sud entre indépendance accompagnée par trois multinationales et statut particulier dans un état occidental européen.

 

Appel au sens des responsabilités pour chacun; c’est ce que nous  devons à nos descendants.

 

Notre destin sera commun; sera t’il harmonieux?

Il n’est pas question ici, de remettre en cause une légitimité.

 

Il est arrivé que des ententes se créent  en faisant cohabiter  des peurs; 

peur de l’autre, peur du différent, peur de la rumeur, peur de la menace fictive.

Peur ancestrale, qui depuis la nuit des temps, peut nous sauvegarder ou nous conduire au pire.

 

Nous avons dans notre petit pays fait un jour, une grande marche, avec les deux drapeaux réunis.

L’idée était venu, lors d’une réunion au sénat coutumier, lors des travaux  d’un large collectif

 

« Ce matin là , ce sont des jeunes qui sont arrivés tôt des quartiers Nord avec des bouts de branche ornés de Drapeau Kanaky, sur le quai , lieu de rassemblement pour le départ de la marche.

Les groupes restaient distincts et l’on parlait fort pour impressionner l’autre. Les drapeaux tricolores français demeuraient à la périphérie de la foule, plus ou moins brandis.

Puis à moment donné, sont arrivés quelques « costauds » d’un groupe bien connu qui transportaient des étuis; ils sont venu au centre du rassemblement; un silence s’établit; ils sortirent alors des drapeaux français au milieu des drapeaux Kanaky.

Un silence immobile, puis un bruit allant grandissant, au milieu des flashs des journalistes, et le mélange se fit! 

Un miracle pour certains , mais surtout à n’en pas douter, l’expression de l’intelligence de citoyens matures, qui acceptaient l’autre.

 

Chacun s’identifiait, acceptant le drapeau de l’autre et tous unis pour défendre ce jour là, la propriété du domaine de Prony.

Ce qui fut fait , ce qui fut un succès ; le domaine demeura dans le giron du pays.

Différent, on était, mais on s’était battu ensemble et on gagna!

 

Le référendum va se faire,  il doit se faire! Faisons le ensemble en tout respect.

les clivages sont connus il est totalement inutile et criminel de verser de l’huile sur le feu; on a déjà connu assez de malheur; il ne servirait à rien d’en rajouter.

 

Qui peut vouloir une nouvelle guerre qui ne fera que des perdants?

 

Quoi que l’on fasse, ce sera pour un moment encore, Kanaky pour les uns, Nouvelle Calédonie, un bout de France pour les autres! Notre pays pour tous.

 

 Sachons tous nous respecter en toutes circonstances pour construire au mieux les lendemains de ce pays dans un partage accepté et responsable. 

 

Sachons faire cohabiter nos peurs! Nous pourrons alors construire notre demain dans le respect et le partage pour les générations futures.

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