le sens du mouvement des Gilets Jaunes

l'existence et le sens du mouvement des Gilets Jaunes

« À la fin, le peuple perd toujours ». Cette affirmation désabusée et amère d’un aîné, en écho à une déclamation autrement guerrière, « el pueblo jamas sera vincido », le mouvement des Gilets Jaunes, à condition qu’il reste ce qu’il est, une force vive, rien que son mouvement, est en train de la démentir. Il y a, cependant, une raison objective à cette affirmation négative, elle n’est pas sans raison. C’est un fait notoire que jusqu’à aujourd’hui, la « bête » (la fétichisme de l'argent) a toujours réussi par l’emporter ; la bête, donc, a toujours fini, quelques aient été les efforts pour en juguler la nocivité, à se payer sur le dos du peuple. Il y a une autre raison à cela ; c’est notre rapport au langage et son effet majeur, l’institution d’un « sujet », qui nie la différence sexuelle. L’exercice du pouvoir, qui n’est que le fait du discours dominant présent, il rapporte tout à un ordre qui réduit la question du politique à une gestion économique, repose sur ce mensonge et son rituel : les élections, qui n’ont pas d’autre fin que celle-là, asseoir un tel « sujet ». C’est pourquoi on ne peut pas écarter d’un revers de main les prochaines élections et se contenter d’un « on s’en fout » de majesté. Si le mouvement tient sa légitimité du « un par un », « une par une », les élections nous concernent autant qu’elles concernent tous les autres. La nécessité où nous sommes de devoir l’emporter sur le discours courant nous oblige. Nous devons faire quelque chose d’elles, il y a peut-être de meilleures suggestions (voir mon blog : si voter blanc, c'était voter jaune) que la mienne pour nous rallier ceux qui, comme nous, veulent changer de régime social. 

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