Un temps pourri

Pour un encore a-venir

Un temps pourrI

Notre temps est pourri, vicié jusqu’à l’os. Garons nous des fausses délivrances. Il y a du « phénix » dans le capitalisme, il renaît répétitivement de ses cendres. Il y a pire que le SARS-CoV-2 et, plutôt que l’effondrement du capitalisme, sa mutation discursive : sa programmation numérique, laquelle nie le temps. Quand la question de la liberté et la question de la sécurité vont ensemble, on fabrique des maîtres, nous faisant dépendre de leur expertise, nous asseyons leur domination. Cette « aliénation » là est l’effet majeur du savoir, son inconscient réel.

Je ne suis pas là à parler, mais à dire quelque chose de juste par rapport à quoi, un par un, une par une, nous ne pouvons qu’avouer de quel côté on est, celui du choix forcé de la sécurité (pas de liberté sans sécurité) ou celui de la liberté, en rejetant un tel « marché », on le « déserte ». C’est sur ce plan que nous nous affrontons collectivement et nous séparons : l'accueil du temps est incompatible avec la législation perverse.

 

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