Alexis Tsipras prépare-t-il son évasion de son poste de premier ministre ?

 

Un an après être devenu premier ministre et quelques mois après les élections de Septembre 2015, le gouvernement SYRIZA se trouve confronté à son propre « hiver du mécontentement » mais aussi au chantage cru de l'U. E. et du FMI, qui poussent en substance à l'application d'un quatrième Mémorandum, tandis qu'Alexis Tsipras cherche la sortie héroïque qui lui permettra de rester dans le jeu politique.

 

De Leftéris Charalambopoulos.

 

Le premier ministre venait à peine de rentrer de Davos1 que les mauvaises nouvelles ont recommencé à pleuvoir. Le retour d'Alexis Tsipras du Forum Economique Mondial a coïncidé avec la remise d'une enquête sur l'état de l'opinion publique, non l'une de celles qui sont destinées à la publication et la plupart du temps servent tel but particulier, mais l'une de celles qui sont réalisées pour les états-majors des partis politiques, qui donnent une image claire de la société et de la manière dont l'activité gouvernementale est perçue, et qui servent pour ainsi dire de « guides » pour les hommes politiques. L'image qui se dégage des qualifications choisies pour caractériser en particulier le gouvernement SYRIZA-ANEL, mais aussi Alexis Tsipras lui-même, est réellement démoralisante. « Si nous n'arrivons pas à changer le cours des choses, en juin nous seront à 15% », a rapporté le groupe d'analyse qui travaille pour le Maximou2, et auquel collaborent le bien connu Ilias Nikolakopoulos3, le secrétaire général du ministère de l'Intérieur Kostas Poulakis, et d'autres.

 

La négociation est morte à Davos.

On pourrait dire que cette prévision est venue boucler une série de mauvaises nouvelles pour Alexis Tsipras. Quelques heures auparavant, lors de sa rencontre avec Christine Lagarde, il avait compris que la négociation politique du gouvernement avec les créanciers était pour ainsi dire morte à Davos. La phrase méprisante de Schaüble, « c'est l'application, imbécile », à l'adresse du Premier ministre grec, et bien plus encore, l'ultimatum que la directrice du F. M. I. lui a adressé quant à la nécessité de prendre des mesures supplémentaires pour la Sécurité Sociale et de nouveaux ajustements budgétaires n'ont guère laissé de place aux illusions pour les membres du gouvernement. La Chancelière a donné l'ordre de n'achever l'évaluation4 qu'avec les représentants des « institutions5 » et dans un strict respect des termes du Mémorandum, et toutes les parties s'y tiennent.

C'est Euclide Tsakalotos, le ministre des Finances, qui avait transmis le message à son retour de Berlin où il avait rencontré Wolfgang Schäuble. Prenant conscience de l'impasse dans laquelle se trouve le gouvernement, Alexis Tsipras a été secoué, voire bouleversé : il a compris qu'il n'existait aucune marge de manœuvre, et que la situation qui prend forme, c'est « devant, le gouffre, derrière, le torrent. »

Si le gouvernement ne parvient pas à échapper à une évaluation « de longue haleine », comme cela se dessine, au mois de juin il sera bien loin derrière l'opposition dans les sondages. Si l'évaluation n'est pas positive, le gouvernement ne pourra pas recevoir la tranche d'aide de 5,7 milliards d'euros, et à la noire situation présente, à savoir la poursuite de l'austérité, cette corde passée autour du cou de la classe moyenne et des agriculteurs qu'est la réforme de la Sécurité Sociale, et les pressions au sujet des réfugiés, s'ajoutera une asphyxie économique encore plus intense. Nous seulement Alexis Tsipras, qui, il y a quelques jours6, promettait aux députés la fin de l'évaluation et le début de la discussion sur la dette dans le courant du mois de février, sera sommé de s'expliquer, mais l'évaluation le soumettra à un supplice de la baignoire qui rappelera fortement l'été 2015.

S'il décide de satisfaire toutes les exigences des créanciers pour avancer plus rapidement, c'est-à-dire de présenter au Parlement le projet de réforme de la Sécurité Sociale sous la forme demandée par les créanciers, de consentir aux mesures supplémentaires que demande le F. M. I. afin de combler le déficit budgétaire ou d'accepter l'autorisation des licenciements collectifs et la loi contre les syndicats, comme l'exigent les « faucons » du F. M. I., le gouvernement ne tiendra peut-être même pas jusqu'à la fin de l'évaluation.

Au Maximou, on sait bien, même si pour des raisons évidentes on le dément pour que le premier citoyen grec venu ne le comprenne pas, que le gouvernement ne contrôle plus le cours des événements, et que quand bien même il réussirait à boucler la première évaluation, cela signifierait accepter les exigences des créanciers sur la Sécurité Sociale mais aussi les mesures budgétaires supplémentaires pour 2016, au moment même où des acteurs importants comme le directeur du M. E. S. Klaus Rengling ont pris soin de « réduire en miettes » publiquement le moindre espoir d'un allègement substantiel de la dette. D'ailleurs, ce dernier prévoyait un « problème de liquidité » en Grèce au cours du mois de février ! Et comme si tout cela ne suffisait pas, le retour du FMI non seulement comme observateur, mais aussi comme bailleur de fonds, imposé par Schaüble et la Maison Blanche au gouvernement, ressemble désormais à un retour de boomerang.

 

Les coups de bélier du F. M. I.

Le F. M. I. pèse de tout son poids pour des réformes néolibérales dures dans les domaines de la Sécurité Sociale, des retraites, mais aussi du budget de l'Etat, mais n'exerce désormais plus aucune pression en faveur d'une restructuration de la dette. Or pour qu'ait lieu un substantiel allègement de la dette – sur lequel comptait M. Tsipras il y a quelques mois – Athènes devra accepter de nouvelles mesures de l'ordre de 8-10 milliards d'euros pour les années 2016-2018 et des coupes supplémentaires dans la Sécurité Sociale, le FMI demandant entre autres, une coupe franche dans les retraites, la suppression de l'E. K. A. S.7 et d'autres allocations ! Les économistes du FMI jugent impossible que le gouvernement atteigne l'objectif fixé par le Mémorandum d'un excédent primaire de 3,5% du P. I. B. à partir de 2018, de manière à ce que le pays puisse rembourser ses emprunts.

Pour participer au programme grec en tant que bailleur de fonds, le Fonds pose comme condition la « viabilité » de la dette. A partir du moment où l'Allemagne a exigé que l'on retire de la table de négociation toute réduction de son montant, cette viabilité ne peut être atteinte autrement, selon le F. M. I., que par l'application d'une politique budgétaire encore plus « sanglante ». En substance, l'UE et le FMI marchandent au sujet des conditions d'un rééchelonnement de la dette grecque dans lesquelles elle pourra être qualifiée de « viable ».

Des conditions qui seront comprises dans un nouvel accord de prêt que signeront le FMI et le gouvernement grec, afin que le Fonds, qui en août dernier n'a pas participé financièrement au troisième Mémorandum, fasse son retour... Voilà la raison pour laquelle le gouvernement se trouve déjà confronté au scénario, tragique pour lui, mais surtout pour le pays, de devoir signer une convention de prêt complémentaire afin que le F. M. I. rejoigne le programme. En d'autres mots, il est question du quatrième Mémorandum pour le pays, ou, pour le dire autrement, du deuxième Mémorandum du gouvernement Tsipras-Kamménos.

C'était la raison pour laquelle Alexis Tsipras et le Syriza ne voulaient pas que le FMI participe financièrement au troisième Mémorandum. Ils ont tenté de façon décousue et improvisée de convaincre l'UE de ne pas accepter le F. M. I., mais ils se sont heurtés autant à Wolfgang Schaüble et aux Allemands, qui veulent du F. M. I. comme « gendarme » dans le programme, qu'aux Etats-Unis. Le ministre des Finances américains, Jack Lew, aussi bien que le vice-président américain Joe Biden, ont fait savoir, le moment venu, au Premier ministre grec leur souhait de voir le F. M. I. rester dans le programme.

 

L'intrication avec la crise des réfugiés et l'exclusion de la zone Schengen.

De plus, la simultanéité des pressions exercées par Berlin, Bruxelles et Washington sur la question majeure des réfugiés ne doit pas être considérée comme une coïncidence, coinçant le gouvernement entre leurs menaces et son impuissance. Le palais Maximou et le ministre en charge du dossier G. Mouzalas8 sont devenus pour ainsi dire les jouets des humeurs des créanciers quant à la manière de gérer le dossier des réfugiés. Le pays risque de se transformer en un débarras d'âmes humaines, puisque l'Allemagne et l'UE planifient, dans le but de réduire au maximum l'arrivée de vagues de réfugiés sur leurs territoires, de les bloquer à l'intérieur des frontières grecques.

Ce qui a ébranlé le gouvernement et particulièrement ceux qui l'été dernier pratiquaient « l'enfumage » sur la stabilité politique et économique pour persuader les députés de voter le nouvel accord draconien avec les créanciers, c'est le fait que le scénario du nouveau Mémorandum soit si fortement appuyé par la menace d'une sortie indirecte – parce qu'une sortie directe n'est pas prévue – de la Grèce de la zone Schengen. D'ores et déjà, des responsables politiques de Bruxelles mais aussi des pays satellites de l'Allemagne exploitent la sortie de la Grèce comme un instrument de chantage, en combinaison avec l'asphyxie économique qu'ils s'emploient à lui imposer en retardant l'achèvement de l'évaluation. C'est cet arrière-plan qui pourrait servir de catalyseur pour accélérer les événements politiques dans le pays. N'oublions pas qu'une suspension partielle du traité de Schengen pour la Grèce ne produira pas seulement des conséquences pratiques immédiates, mais aussi l'humiliation symbolique d'une exclusion de l'un des aspects institutionnels clef de « la construction européenne ».

 

Le moment de s'évader.

Jusqu'à présent, le projet fondamental de l'équipe dirigeante du SYRIZA était de rester à tout prix au pouvoir. Que la « Gauche » gouverne, même s'il faut appliquer des Mémorandums. C'est cette équipe dont Manolis Glézos10 a dit récemment qu'ils l'avaient berné, parce qu'il n'avait pas compris que la seule chose qu'ils avaient en tête était le pouvoir... « Je demande pardon au peuple grec », a notamment déclaré cette figure historique de la gauche.

Pour autant, cette stratégie présente le risque d'une dévaluation, au bout du compte, de Tsipras lui-même, qui serait remisé sur la même étagère que les autres politiques démonétisés favorables aux Mémorandum comme Papandréou, Samaras et Vénizélos. Pour pouvoir imiter Andréas Papandréou non seulement dans sa manière de parler, mais aussi dans sa capacité à faire son retour en politique, il lui faut trouver les conditions d'une évasion qui lui garantira de rester dans le jeu politique.

L'évolution de la situation laisse essentiellement deux choix à Alexis Tsipras : soit, une nouvelle fois, une douloureuse capitulation, soit l'élaboration d'un nouveau récit politique sur « les pressions insupportables » des créanciers, récit qui servira à un départ héroïque de son siège de Premier ministre. C'est ce qu'il avait fait, sous d'autres conditions, en juin 2015, avec l'organisation d'un référendum, qui a été utilisé d'abord pour signer le Mémorandum, ensuite pour le voter avec le soutien de l'opposition (N. D., PASOK et La Rivière11), et finalement pour mener le pays aux urnes. Aujourd'hui, s'il tombe à nouveau sur un « os », il n'a plus que deux voies possibles. L'une, c'est l'organisation d'élections anticipées, dont certaines figures centrales du gouvernement comme le ministre de l'Economie Yorgos Stathakis déclarent avec arrogance qu'ils les gagneront. Au palais Maximou en revanche, on sait que désormais, il y a de nouvelles données à prendre en compte. Les électeurs, en premier lieu les salaires moyens et bien plus encore les bas salaires, mais aussi les agriculteurs, c'est-à-dire ceux qui ont soutenu Alexis Tsipras et le SYRIZA lors des dernières élections, ont complètement changé d'avis sur leur compte désormais. De plus, le passage de témoin à la tête de l'opposition donne à la N. D. une nouvelle dynamique et renforce sa cohésion électorale, en particulier à partir du moment où différents centres de pouvoir estiment que pour la première fois, il existe un adversaire en puissance capable de gagner des élections contre le SYRIZA.

L'érosion du SYRIZA dans les sondages mais aussi les débats intenses dans le système politique national représentent désormais de nouvelles composantes qui définissent la stratégie du palais Maximou. Ce n'est pas un hasard si le premier ministre a choisi d'ouvrir le sujet de la modification de la loi électorale. Les fuites organisées par le gouvernement sur l'application d'un système électoral « plus proportionnel » qui réduira le bonus accordé au premier parti à 20 sièges12 mais aussi le score minimum pour entrer au Parlement à 2%, avec une entrée en vigueur à partir des prochaines élections, sont la nouvelle carte mise sur la table.

La direction du SYRIZA et Alexis Tsipras en personne préparent pour ainsi dire le terrain d'un affrontement dans les urnes, en cherchant en même temps à se mettre à l'abri même dans le cas où leur parti arriverait deuxième. Néanmoins, la recherche d'alliés dans ce plan n'a toujours pas avancé. Le KKE n'est pas d'accord, tandis que le PASOK et la Rivière ne souhaitent pas d'élections, parce qu'ils cherchent à acheter du temps politique, de manière à ne pas se faire écraser entre le marteau et l'enclume d'un bipartisme qui désormais s'exprime dans le duo SYRIZA-N. D.

Au même moment, en tout cas, d'influents personnages connaissant les coulisses de la vie politique et les données économiques, mais qui sont aussi d'indéfectibles soutiens au système dominant des intérêts en Grèce, comme le directeur de la Banque Centrale de Grèce Yannis Stournaras et l'administratrice de la Banque Nationale Louka Katséli ont pris la peine de signifier au gouvernement qu'il n'a d'autre choix possible que l'achèvement de l'évaluation. L'avertissement était clair.

 

Le quatrième Mémorandum, catalyseur des développements politiques.

Pourtant, pour l'instant du moins, des élections, ni Angela Merkel, ni François Hollande n'en veulent, ni l'ambassade américaine, ni les conclaves de Bruxelles. Dans leurs propres plans, l'application des mesures du troisième Mémorandum passe en premier, tandis qu'ils préparent les procédures pour la conclusion du quatrième Mémorandum... complémentaire, avec la participation du FMI dans le nouveau programme. Les créanciers ne prévoient d'ouvrir la discussion sur la restructuration de la dette qu'après d'avoir forcé la plupart des partis du Parlement à voter pour le nouveau Mémorandum – comme cela s'est passé en juillet dernier – de manière à se qu'ils s'engagent à respecter le nouveau programme.

C'est la raison pour laquelle le palais Maximou réfléchit sérieusement à la formation d'un gouvernement œcuménique, ou à un gouvernement de coalition, dans lequel Alexis Tsipras ne serait plus premier ministre, scénario que les experts en communication du Premier ministre pourrait facilement vendre comme l'histoire d'un renversement du Premier ministre par les créanciers. En particulier s'il s'accompagne d'un vote en faveur du nouveau Mémorandum par une large majorité parlementaire. Un tel développement ouvrirait parallèlement la voie vers des élections à l'automne. Ainsi, conformément à cette nouvelle histoire, Alexis Tsipras aura fait en sorte de maintenir le SYRIZA à un score qui lui permettra de continuer à être le deuxième parti du pays et le néolibéral Kyriakos Mitsotakis – dont il est connu qu'il bénéficie de l'estime de Berlin, de Washington mais aussi de Bruxelles – aura la possibilité de se faire élire Premier ministre pour appliquer la majeure partie du quatrième Mémorandum.

C'est le bon scénario pour l'actuel premier ministre, car dans ce cas, il aura l'air d'avoir été renversé, il aura évité d'être identifié à l'application des Mémorandums, et en plus, il restera dirigeant du SYRIZA, préparant depuis sa place dans l'opposition son retour au pouvoir.

Parce qu'il existe un scénario encore pire, qui verrait la chute du gouvernement SYRIZA ou sa démission avant le vote du nouvel accord de prêt. Une telle démarche marquerait Alexis Tsipras du sceau de l'échec et de l'incapacité à gouverner, et signifierait la fin de l'aventure pour lui. Néanmoins, l'oligarchie grecque n'a pas envie d'un tel développement, parce que cela conduirait à une déstabilisation économique et politique encore plus grande. L'opposition elle-même ne mise pas beaucoup sur ce scénario, pour deux raisons : d'abord, parce qu'ils savent – ils ont eux aussi une très fine connaissance de l'arrière-plan des négociations – que le gouvernement Tsipras-Kamménos, contrairement à toutes les postures héroïques qu'il prend en public, a avalé et applique toutes les demandes des créanciers en comptant aveuglément sur leur bienveillance ; deuxièmement, parce que Alexis Tsipras veut rester sur la scène politique, n'étant pas disposé à se suicider politiquement à 42 ans...

1 Le Forum Economique Mondial de Davos 2016 s'est tenu du mercredi 20 janvier au samedi 23 janvier.

2 Le palais Maximou est la résidence et le bureau du Premier ministre grec. Rappelons qu'en Grèce, c'est le Premier ministre, et non le président, qui détermine la politique du gouvernement.

3 Professeur de sciences politiques (en particulier de sociologie électorale) à l'Université Capodistrienne d'Athènes.

4 L'évaluation dont il est question dans cet article est un processus de contrôle par les créanciers de l'application des principales mesures contenues dans le troisième Mémorandum concernant la Sécurité Sociale, la fiscalité, et la gestion des créances douteuses (qui menacent le système bancaire grec), et sur la base duquel seront autorisés (ou non) les versements des tranches d'aides suivantes. Cette évaluation était supposée être terminée dès novembre, l'idée du Troisième Mémorandum étant que le gouvernement fasse rapidement les réformes demandées pour avoir ensuite les mains plus libres de mener un programme parallèle. Pourtant, à l'heure où cet article est traduit, cette évaluation est toujours en cours.

5 Les « institutions » désignent ce qu'avant le gouvernement Tsipras, on appelait la Troïka.

6 L'article a été publié début février.

7 L'E. K. A. S., Revenu de Solidarité Sociale pour les Retraités, est un complément pour les retaites de moins de 8472 euros par an, que le Mémorandum prévoit d'ores et déjà d'abolir progressivement d'ici 2019.

8 Ministre adjoint au ministre de l'Intérieur, en charge de la Politique migratoire de la Grèce dans l'actuel gouvernement Tsipras.

9 

10 Figure politique importante de la Grèce depuis qu'il a décroché le drapeau nazi que les Allemands avait mis sur l'Acropole dans la nuit du 30 mai 41, Manolis Glezos avait été élu député européen avec le SYRIZA en 2014, avant de démissionner en 2015 après avoir exprimé dès le mois de février ses désaccords avec la stratégie de l'équipe Tsipras.

11 La Nouvelle Démocratie est le parti de droite néolibéral, principal parti d'opposition au gouvernement Tsipras. Il est depuis l'automne dirigé par Kyriakos Mitsotakis. Le PASOK (Mouvement Socialiste Panhellénique), fondé par Andréas Papandréou après la chute de Colonels, est la PS grec, en pleine décomposition depuis que son ancien dirigeant, Yorgos Papandréou, a fait appel à la Troïka en 2009. La Rivière est un parti néolibéral et européiste habituellement placé au centre-gauche, et dirigé par l'ancien présentateur de télévision Stavros Théodorakis.

 

12 Le système actuel accorde un bonus de 50 sièges au parti arrivé en tête des élections législatives, et n'autorise l'entrée au Parlement qu'aux partis ayant réuni 3% des voix au moins.

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Merci pour le travail de traduction. Cet article est néanmoins terrifiant...