Macron, nous sommes en guerre contre votre monde

Pour les sacrifié.es du coronavirus

Macron, nous sommes en guerre contre votre monde.

 

Vous, qui exhortez les plus précaires à continuer de travailler dans des conditions indignes et dangereuses.

Vous, qui jouez la carte de l’unité nationale alors que vous savez votre “nation” profondément divisée.

Vous, qui mentez sans sourciller aux personnels de santé en leur promettant des moyens qui n’arrivent pas.

“ L’État paiera” ?

Non. Ce sont celles et ceux qui travaillent dans les hôpitaux, les pharmacies, les supermarchés, qui nettoient nos rues, qui livrent vos colis.

C’est ces gens là qui paieront.

Ils et elles le paieront de leurs vies.

 

Même lors d’une crise sanitaire historique vous ne cachez pas votre mépris de classe.

Il faut reconnaître la cohérence politique dans vos choix. Vous vouliez casser les retraites pour que les gens travaillent jusqu’à leur mort. Vous n’aurez pas à attendre la mise en place de votre contre-réforme.

Certain.e.s meurent et mourront bien avant.

C’est les mêmes travailleurs et travailleuses. Les plus précaires, les invisibles, celles et ceux qui nettoient votre merde, qui vous livrent votre bouffe, qui vous soignent au péril de leur vie.

C’est ces gens là, “qui ne sont rien”. Qui n’ont rien. Parce que vous avez tout.

C’est ces gens là qui peuvent mourir, qui peuvent être sacrifiés. Parce que vous le voulez bien.

 

En temps de confinement la fracture se voit concrètement. Certain.es profitent d’un confinement paisible, qui ressemble presque à des vacances. Tandis que d’autres s’entassent à plusieurs dans des appartements minuscules, si ils ont un toit.

Et si ils ont le malheur de sortir de leur appart bondé?

Vous les traiterez d’inconscients. Vous n’hésiterez pas à faire appel à votre milice, qui se fera un plaisir de les rappeler à l’ordre. A grand coups de bottes.

Les personnes ordinaires ne peuvent pas toutes fuir les grandes villes pour aller se réfugier dans une résidence secondaire, avec jardin.

Par contre, vous, vous fuyez vos responsabilités. Vous continuez de penser aux chiffres, à ce que cela va coûter, au bien être de l’économie et non à notre bien être à nous.

On vous voit, on n’oubliera pas.

 

Tout compte fait, vous avez raison, nous sommes en guerre.

En guerre contre votre monde.

 

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