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Billet de blog 3 oct. 2021

Réchauffement  climatique :  la mauvaise question

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Dans la campagne des  présidentielles françaises 2022 qui se profile le thème du réchauffement climatique, vu l’intérêt qu’on y porte,  va naturellement s’inviter aux débats.

 Petit rappel historique:

Il y a eu une période de 4 siècles dominée par un réchauffement climatique, entre le 10ème et le début du 14ème siècle, période appelée « embellie de l’an mil » ou « optimum climatique médiéval » qui a apporté prospérité et bien être à l’humanité. C’est pendant cette période qu’on a bâti bon nombre de cathédrales, financées par le monde paysan.

A cette période a succédé une période de refroidissement climatique, appelé « petit âge glaciaire » ou « petite glaciation »  s’étendant du début du 14ème siècle à la fin du 19ème siècle. C’est pendant cette période que les glaciers se sont reformés.

Pour ceux que cela intéresse, je renvoie les explications scientifiques à Milankovic, Maunder, Dalton, Lavigne.

 Donc depuis la fin du 19ème siècle, soit avant la période industrielle, la tendance s’est de nouveau inversée. Evidemment personne ne peut honnêtement dire qu’on est reparti pour 4 siècles de réchauffement climatique.

On est dépendant de l’activité solaire.

Gaz à effet de serre (GES)

 Les gaz qu’on appelle à « effet de serre » sont principalement la vapeur d’eau (les nuages), et le CO2 (anhydrite carbonique, ce gaz  que nous expirons).

La définition officielle donnée par le GIEC (voir note bas de page) aux gaz « à effet de serre » : c’est : « les gaz qui empêchent la terre de se refroidir ». Ce qui redimensionne fortement la portée imaginaire de cette appellation.

Les nuages se détruisent et se reforment en l’espace de 2 à 3 semaines, le CO2 en 100 ans. La part de CO2 dans l’atmosphère est d’environ 410 parts par million, elle était de 280 aux environs de 1750 lorsque la population humaine était de 800 millions d’habitants, pas d’avions, pas de voitures, pas de paquebots géants propulsés au pétrole, pas d’industries polluantes, alors qu’on est à plus de 8 milliards aujourd’hui et le reste à l’avenant.

Ces 2 gaz à effet de serre ne se mélangent pas, la vapeur étant plus légère que l’air alors que le CO2 en est une fois et demie plus lourd.

Ce qu’on reproche aux GES c’est son pouvoir de retenir partiellement le rayonnement infrarouge émis par la terre qui de ce fait se refroidit moins vite.

Mais l’infrarouge fait partie du spectre électromagnétique indispensable à toute vie terrestre. C’est la plus grande source d’énergie qui nous vient du soleil.

N’oublions pas que c’est la chaleur qui est source de vie, pas le froid.

 Le réchauffement climatique que nous vivons est indéniable.  Les scientifiques supposent que ce phénomène est dû, totalement ou partiellement, selon leurs idéologies politiques, à l’augmentation des émissions de CO2 due  aux activités anthropiques. Sans pouvoir le prouver.

Il est vrai que les 8 milliards d’humains que la terre compte aujourd’hui produisent par leur respiration environ 6 milliards de tonnes de CO2 par an soit plus que le total produit par les trafics aérien, maritime, et des poids lourds cumulés. Plus aussi que le seul trafic automobile.

On sera, selon les prévisions, 10 milliards à l’horizon 2050 soit une augmentation de 25%.

 COP xxx

 Suite aux rapports du GIEC - dont l’honnêteté intellectuelle et loin de faire l’unanimité -  certains idéologues intégristes en ont fait une raison de combat, très médiatisée, qui a fini par impacter négativement la conscience collective.

L’histoire nous a maintes fois démontré qu’il n’y a rien de mieux de la peur pour soumettre les peuples.

Les gouvernements sont aussi montés au créneau, trop heureux d’exploiter cette peur pour nous obérer de nouveaux impôts (taxe carbone) qui soulagent, au même temps que nos poches,  nos consciences du rôle qu’on nous attribue d’assassins de la planète.  

Cette peur a aussi fait le beurre de bon nombre d’aigrefins  appâtés par les profits générés par la mise en œuvre d’une  transition écologique (éoliennes,  panneaux solaires, voitures électriques etc.)

 Les COP  se sont toujours soldées par des déclarations d’intention très peu suivies d’effets réels, car d’une part par impossibilités financières et techniques et d’autre part  contraires aux intérêts économiques des Pays.

Par ailleurs même si, d’un coup de baguette magique, on réduisait immédiatement aujourd’hui  la part des émissions du CO2 aux valeurs de l’an 1750 il faudra exactement un siècle pour résorber l’excédent.

Responsabilité du CO2 ?

 On a vu qu’il y avait dans l’atmosphère 280 parts de CO2 par million en 1750 et 410 parts aujourd’hui. Le monde scientifique nous dit que sans les GES la température moyenne de la terre serait de -17° au lieu des 15° aujourd’hui.

Si c’est le seul CO2 qui en était la cause, la température moyenne serait donc aujourd’hui de 47°. On parle de 16°. Donc si le CO2 anthropique en était la seule cause cela n’interviendrait que pour 3%..

 Cette thèse peut être remise en cause par la marge d’erreur d’interprétation (calcul des probabilités) de tout calcul qui fait appel à des nombreuses variables difficilement mesurables avec exactitude.

Le début du  réchauffement a déjà été constaté au milieu des années 60 quand par exemple en France l y avait 134 voitures par 1000 habitants, 47 millions d’habitants, contre respectivement 444 aujourd’hui et 67 millions, soit une augmentation de 82%.

Il y a beaucoup de facteurs qui peuvent entrer en ligne de compte à par les émissions de CO2.

Il y a d’abord l’activité solaire qui n’est jamais un long fleuve tranquille.

Il y a également l’effet ALBEDO, soit la réfraction de ses rayons. En deux mots, suivant la couleur de la surface les rayons sont plus au moins renvoyés à l’émetteur.

La neige renvoi 85-90% alors qu’une surface noire 0% celle-ci gardant toute  la chaleur.  Tout ce qui est sombre garde la chaleur proportionnellement à son degré de noirceur. Ceux qui en gardent le plus ce  sont les panneaux solaires (eh oui !), le revêtement goudronné des routes et autoroutes (en 1960 on avait encore beaucoup de routes « blanches » et pas ou presque pas d’autoroutes), des toits des maisons, les voitures de couleur même à l’arrêt, et j’en oublie.

Tous ces éléments se sont développés d’une façon exponentielle ces derniers 60 ans.

La responsabilité du seul CO2 anthropique semble donc très loin d’être acquise.

Mais admettons que ce soit le cas.

Les GES tous seuls ne provoquent pas une augmentation de la température maximale.

Si on règle une plaque de cuisinière par ex. à 60 degrés pour réchauffer de l’eau, peu importe si la casserole contient au départ de l’eau froide ou tiède, celle-ci ne montera jamais à plus de 60 degrés.

De même la chaleur apportée à la terre par le rayonnement solaire ne dépassera jamais la puissance de ce rayonnement, qu’elle soit au départ froide ou chaude. Elle mettra moins de temps à atteindre cette puissance.

On pourrait de prime intention rétorquer que le soleil chauffe bien au delà des températures terrestres relevées et que de ce fait, si l’air à réchauffer est moins froid au départ, sa température maximale pourrait augmenter. C’est oublier que les GES ne sont pas de miroirs sans tain, ont un effet purement mécanique et  ne subissent pas un effet de saturation.

Donc ils ne laisseront pas passer les rayons infrarouges pas plus dans un sens que dans l’autre. En pourcentage. Le rayonnement solaire étant plus fort que celui de la terre on pourrait même en déduire par une réflexion linéaire qu’au contraire les GES empêchent une élévation du pic climatique. A débattre.

Par ailleurs le pic de chaleur - c'est-à-dire lorsque le rayonnement du soleil réchauffe l’atmosphère - se situe entre midi et 14-15h (heures solaires) par temps clair (Le site de Météo France vous en donnera toutes les explications nécessaires).

 Ce réchauffement climatique dont on nous rabat quotidiennement les oreilles ne semble concerner que la température plancher. Autrement dit que les 1°, 2°, (voire le 2.7° que ce grand expert climatique d’Antonio Gutierrez avance - pour qui ne le savent pas il est secrétaire général de l’ONU, titulaire d’une licence en électronique obtenue en 1971 et a débuté sa carrière politique PS portugais en 1974 -, c’est dire sa grande compétence en la matière) qu’on nous annonce c’est en définitive une très bonne nouvelle.

Par honnêteté je relate qu’un organisme indépendant moins politisé que le GIEC et donc bien plus crédible, évalue ce réchauffement à 0.7°.

 Car les scientifiques les plus engagés dans cette paranoïa  (mais contredits par d’autres) nous disent que la température moyenne de la terre va s’élever de  1 à 2 degrés. Donc de 15° à 16° ou 17°. Sûr qu’on va tous mourir étouffés (cela ne concernerait au plus qu’une vingtaine de jours par an).

Tous les pays nordiques en seraient ravis.

 La température moyenne de la France va de 9.5° au Nord à 15.5° au Sud.

Avec un degré supplémentaire les Marseillais vivraient dans les conditions climatiques des Napolitains. Insupportable !!!! 

Et les Norvégiens continueraient à grelotter l’hiver.

Pensez donc : 2° ! quel confort ! J’aurais moins froid,  j’attraperai moins de rhumes, je dépenserai moins en frais de chauffage (avec 57% d’augmentation du prix du gaz en 4 mois, ça compte), calfeutrages des fenêtres, isolation. C’est Byzance ! Vite encore une super couche de CO2 pour améliorer l’ordinaire.

Pour les amateurs des hivers rigides pas de problème :

Les norvégiens, les nord-canadiens, les montagnards continueront tout de même à subir des grands froids.

La neige continuera de tomber en haute montagne.

Et si les glaciers ou les banquises fondent, cela fait partie de l’alternance. C’est déjà arrivé et cela se répétera.  Ils se reformeront bien un jour, aux grés du bon vouloir de notre dieu le soleil.

Encore un mot sur la fonte des glaces  (icebergs et banquises émergeants dans l’océan) lorsqu’elles  fondent elles occupent exactement la même place que lorsqu’elles sont solides (principe de la poussée d’Archimède). Pour ce qui est de la calotte polaire elle pèse sur le sol l’enfonçant, sol qui émerge de nouveau lorsqu’elle fond.

D’autres soutiennent que ce réchauffement serait nuisible par l’équilibre de la nature, l’agriculture, les animaux, et bouleverserait la planète.

Or notre chère terre et sa population végétale et animale ont passé des épreuves climatiques bien plus  extrêmes que celles qu’on nous prédit. Certes les dinosaures ont disparus, mais d’autres formes de vie sont nées. C’est la loi de notre mère nature. On s’adapte ou on meurt.

Pour ce qui est de l’agriculture, il n’a échappé à personne que les désert israélien est bien plus fertile que nos terres normandes.

Les remèdes proposés

 On s’entête à vouloir contrer cette évolution naturelle qu’on doit d’une part aux variations des émissions solaires et à l’explosion démographique.

Mais on ne peut pas s’opposer à la première, et on ne veut pas s’attaquer à la seconde (et pourtant on devrait, la maison France comme la maison Planète Terre  n’ont pas des surfaces extensibles).

L’unique (ou presque) voie qu’on ait trouvé c’est le trafic automobile privé, cette vache à lait qui fait la fortune fiscale des états.

Appréciez :

Vélo

 On nous propose, comme substitutif à la voiture, l’utilisation d’un vélo. Qui évidemment ne peut s’adresser qu’à une infime partie de la population vu les difficultés que cela représente (âge de la population, morbidités, éloignement, besoin de transport d’enfants et des commissions, conditions météorologiques).

Mais en plus : l’être humain déployant une activité physique moyenne émet 900gr de CO2 par jour. S’il devait utiliser le vélo pour se rendre à son lieu de travail à une seule petite demi-heure d’éloignement, en 2 aller-retour il augmenterait cette émission d’un tiers : donc 1,2kg de CO2. Par ailleurs il faudra remplacer la dépense énergétique supplémentaire qui est de l’ordre de 200gr. de viande ou équivalent. Ce qui va provoquer un surcroit de consommation qui va impacter toute la filière (production, transformation, transport, emballage, distribution, élimination déchets).

Sans commentaires.

Voiture électrique

 Encore une bonne mauvaise solution. Le poids d’une petite citadine comme la Twingo passe, à cause des batteries, à 1168kg, soit plus qu’un SUV Peugeot 2008. Et va donc émettre autant de particules fines dues au frottement des pièces métalliques, des pneus, du frottement contre le revêtement du sol etc. Donc on va remplacer le CO2, inoffensif pour l’homme par une augmentation des particules fines qui elles sont très dangereuses pour sa santé. L’augmentation du poids du véhicule a aussi d’autres conséquences néfastes : une usure accrue des pièces (pneus, freins notamment), une consommation d’énergie supérieure, des frais d’entretien élevés (le remplacement d’une batterie coute aujourd’hui autour de €7000, et il ne va surement pas baisser, surtout si sa production - forte chère et très polluante - est effectuée en France).

Les constructeurs tentent d’alléger les poids des autres composants, ce qui va se traduire par une majeure fragilité des structures. Et, même si cela restait pareil, le résultat d’un crash-test effectué à 35km sur une Twingo thermique est atteint à la vitesse 28km/h, 20% inférieure, sur la version électrique.

Donc plus dangereuse. A cela s’ajoute le fait qu’en cas d’accident la probabilité d’incendie de la batterie est très élevée  (le risque d’incendie des batteries au lithium-ion – la même technologie que nos Smartphones – est l’un des plus grands dangers, contrairement aux voitures thermiques qui ne prennent facilement feu que dans les films). L’expert Dekra, lors d’un crash test, affirme avoir testé une nouvelle solution d’extinction je cite : « consistant à insérer une lance dans le pack de batteries pour arrêter la propagation du feu vers d’autres cellules de la batterie ». Ce qui en d’autres termes veut dire « présence systématique de citerne sur le lieu de l’accident ».  Mais avant qu’elle arrive on a toutes les chances d’avoir cramé.

Et en définitive nos villes et campagnes, au lieu des citadines et des SUV, verraient circuler des SUV et des Super-SUV.

Le grand silence

 Il faudra bien compenser l’énergie produite par les hydrocarbures par une plus grande quantité d’énergie électrique (à cause du poids). Ce ne sera pas la folklorique production des éoliennes (1.2%) ou des panneaux solaires (0.5%) qui va pallier à cela.

La France a la chance d’avoir des usines nucléaires pour produire une énergie pas ou peu polluante. Ces 58 ( ?) réacteurs produisent aujourd’hui 67% des besoins électriques du Pays. Les besoins supplémentaires occasionnés par cette transition pétrole-électrique ne sont pas planifiés à ce jour,  l’EPR de Flamanville, dont la mise en service était planifiée pour 2012 et ne sera opérationnel qu’en 2023 si tout va bien n’apportera que 1650 MWe supplémentaires pas suffisants à remplacer la production de la défunte Fessenheim.

Et ne parlons pas des voitures hybrides (2 moteurs, supplément de coûts et de poids).

Sans compter qu’il faudra équiper toutes les stations services, au moins sur les autoroutes, des bornes en nombre suffisant pour ne pas créer des goulots d’étranglement. Et pour cela il ne suffit pas de tirer des lignes sur l’existant mais des prévoir un acheminement en haute tension pour diminuer les pertes de diffusion.

Le gouvernement français, pas plus que les autres, n’a pas présenté un plan planifiant ce besoin énorme d’énergie supplémentaire (sources d’énergie, approvisionnement, coûts de production, d’acheminement, de distribution, impact carbone, prix de vente aux utilisateurs).  Or l’Etat par ses besoins financiers, orphelin  de la  taxe sur le pétrole, va reporter celle-ci sur l’énergie électrique et, puisqu’il sera impossible de faire la différence entre la consommation des transports et celle ménagère ce sera sûrement cette dernière qui va en faire les frais.

Nos sources d’énergie sont en grande majorité le nucléaire, le gaz, l’hydroélectrique, le thermique (charbon) plus les productions des éoliennes et panneaux solaires qui n’entreront jamais sérieusement en ligne de compte.

Les usines thermiques (charbon) sont appelées à bientôt fermer. Avec quoi on va faire l’appoint et à quel prix ?

Les solutions qui se présentent actuellement sont le gaz (très très cher) et le pétrole (très cher également), et nous n’avons aucun moyen d’influer sur leur prix en continuelle ascension. Qui produisent tous du CO2. Donc pour cette partie d’énergie une émission programmée directe de CO2 d’environ 50% plus importante que celle de nos véhicules automobiles d’aujourd’hui (30-40% de masse supplémentaire à déplacer plus perte de distribution), sans compter les surcoûts et les émissions que la chaîne de production, emballage, transport, distribution, main d’œuvre, recyclage engendrés par ce surpoids va générer.

Quid de nos voisins (Suisse 5 réacteurs, Allemagne 7 réacteurs, Espagne 7 réacteurs, Belgique 7 réacteurs tous politiquement condamnés, Italie, Grèce, Portugal nations farouchement opposées au nucléaire) qui devront résoudre les mêmes problèmes d’approvisionnement ?

La Pologne, très dépendante du charbon va investir dans une EPR, mais avant que celle-ci soit opérationnelle il faudra attendre quelques dizaines d’années si tout va bien.

Et quid de l’Afrique ? Sa population de 1,246 milliards d’individus est 20 fois plus nombreuse que la française et la source d’énergie de leur électricité c’est le charbon.

Seulement 10% de la population subsaharienne est équipée en électricité à ce jour. Et là où il y a l’électricité dans les grandes villes, les coupures journalières font partie de l’ordinaire. Pour mémoire en Afrique, peu équipée (42 voitures par mille habitants)  il y circule tout de même  le double de voitures qu’en France.

Et on peut continuer à l’envie la liste des embûches qui se présenteront à la mise en œuvre de cette scélérate politique dite de transition écologique, en évoquant les autres populations (notamment Inde, Chine, Pakistan, Russie, Japon).

 La raison voudrait qu’on planifie très minutieusement les conséquences de nos choix politiques avant de les imposer.

Mais lier raison et pensée écologique c’est un oxymore. 

Par ailleurs il faudra que les mesures envisagées (réduction des émissions du CO2, fin du moteur thermique etc.) soient mises en œuvre simultanément par toutes les nations ou au moins toutes celles qui totalisent au moins 80% de la population, ne serait-ce pour que, sur le plan économique, il n’y ait pas distorsion des paramètres de la concurrence.

C’est une pure chimère. La France ne représente que le 0.7% de la population mondiale.

Pourcentage appelé à diminuer, la population africaine doublant à l’horizon 2050 à 2.5 milliards d’individus.

Quelle est la probabilité que, d’ici là, l’Afrique entière soit dotées des infrastructures propres à assumer des engagements conséquents ?

N’oublions pas qu’en France, qui se veut Pays de la technologie, de l’industrie, du progrès et des lumières il y encore des communes qui n’ont pas de réseau d’eau potable faute de moyens financiers (peu importants au demeurant, au total moins que le coût de 2 éoliennes terrestres), ce qui est un vrai scandale.

Notre planète et nous

La Terre existe depuis 4.5 milliards d’années. Sa fin est prévue dans 5 milliards d’années, lorsque le diamètre du soleil sera 400 fois plus grand de l’actuel. La vie primaire est apparue sur terre il y a 3.7 milliards d’années. L’homme y est apparu il y a « seulement » 100 ou 200 mille ans – en Afrique, par la chaleur. Avant notre apparition, elle a subi des variations climatiques énormes le CO2 il y a été jusqu’à 1000 fois plus élevé qu’aujourd’hui. Elle s’est adaptée et continuera à le faire jusqu’à sa disparition.

Le vrai problème (qui en fait n’en est pas)

 La vraie question ce n’est pas de savoir si notre planète va survivre ou non à quelques degrés de chaleur supplémentaire même en progression constante (la réponse est oui sans aucun doute) mais est-ce que nous, l’espèce humaine on peut le supporter ?

La réponse est également oui, en tout cas jusqu’à quand le soleil ne nous étouffera.

Il est possible que certaines espèces animales ou végétales subissent des conséquences très néfastes allant jusqu’à leur disparition.

Ce n’est pas notre problème. Notre problème c’est très égoïstement nous-mêmes, notre vie et notre avenir.

De la terre, nous avons besoin d’abord de chaleur et d’eau (la consommation anthropique annuelle d’eau, y compris celle servant à refroidir les centrales nucléaires, est égale à 1% de la consommation  journalière de la nature – Jancovici dixit)

 Qui d’entre nous sacrifierait un de ses enfants ou parents ou des générations entières pour sauver un insecte, un oiseau, un poisson, une espèce animale ?

 Lorsque nous nous nourrissons d’un plat de viande, poisson ou salade est-ce que nous nous apitoyons sur cette vie détruite ?

La vie sur terre est par nature et au quotidien prédatrice, chaque espèce animale ou végétale ne survit qu’au détriment d’un ou d’une congénère, ou des deux.  Et chaque espèce, se protège, combat, vit, survit ou meurt.

La vie animale, dont nous faisons partie, n’est pas forcément supérieure à la vie végétale. C’est notre superbe qui nous fait croire cela.

On doit certes et impérativement prendre soin de notre environnement. Pour notre propre confort. De toute nos forces et dans la mesure oû cela est possible.

Pour terminer

 La mise en œuvre de  la « transition écologique »  procède uniquement d’une idéologie propre à exploiter politiquement les peurs inculquées à la population par un constant martèlement médiatique dont on connait l’énorme pouvoir de persuasion.

Tout le monde sait qu’Omo lave plus blanc.

Peur qui a fait au demeurant le lit des écologistes en les propulsant aux rênes de quelques métropoles françaises qui sont en train de faire le frais d’initiatives cauchemardesques.

A  part le haro imbécile sur nos voitures thermiques, et la taxe carbone,  il y a le vide total.

Il n’y a pas de plan d’accompagnement. Il n’y a pas d’analyse précise sur ses conséquences financières. Il n’y a aucune donnée sur le solde énergétique effectif, ni sur la pollution induite.

Si le gaz russe devient une charge financière insupportable pour notre économie, ou procède d’un chantage politique inacceptable on devra obligatoirement se tourner vers d’autres sources. La construction d’EPR nécessitant dans le meilleur des cas d’une vingtaine d’années,  dans l’urgence on sera obligé de recourir au charbon ou au pétrole pour répondre à une demande qui, vu les besoins induits par la surcharge pondérale de nos moyens de transport et la perte de diffusion de l’énergie produite augmentera les émissions actuelles.

Et surtout il n’y a pas de concertation positive entre les nations, sauf des déclarations d’intention. Les Pays africains qui avaient souscrit aux engagements de la Cop21 (Accords de Paris - 2 degrés) l’ont fait contre la promesse de subventions qui seraient finies (dans la mesure où elles seraient effectivement versées) comme à l’accoutumé sur les comptes bancaires de ses dirigeants.

Entretemps les USA se sont retirés de ces accords sous Trump puis revenus sous Biden. Rien ne garantit l’avènement d’une prochaine alternance. Et pas seulement des USA, chaque Pays étant souverain (NOUS first).

L’influence de notre UE compte pour beurre, la solidarité entre ses membres fragile.

Et son respect aux orties.

Petite parenthèse :

Les directives de l’UE devraient être transposées et appliquées dans les Pays membres dans un délai fixé, sous peine de sanctions. Déclaration d’intention uniquement. La France fait preuve de bonne volonté quand elle le veut bien. Dans le cas contraire elle n’est pas souvent sanctionnée. En matière automobile l’essence dite super devait être bannie de nos pompes en 2001. On en trouvait encore en 2018 un peu partout. De même, la couleur des panneaux routiers de l’UE ont été définis il y a une vingtaine d’années en BLEU pour les routes nationales et VERTS pour les autoroutes. La France, très leste à changer nos panneaux routiers de 90 en 80, se fout royalement et impunément de cette directive.

Fermée la parenthèse.

Pour revenir au thème on a besoin d’un plan global et précis.

Et, tant qu’il ne sera pas prêt, il faut décréter un moratoire de cette politique aveugle y compris en arrêtant l’implantation d’éoliennes.

Lorsque ce plan sera prêt il faudrait qu’un homme ou parti politique qui ait le franc parler d’un Zemmour en explique  en détail ses enjeux et ses conséquences en posant aux citoyens la vraie question qui est, à peu près,  la suivante : « Voulez vous mettre en œuvre une politique environnementale qui va vous couter personnellement des milliers d’euros, qui va accroître votre exposition personnelle aux  particules fines très dangereuses pour votre santé,  pour que ses effets espérés – mais loin d’être acquis – soient visibles au mieux dans 1 siècle ou 2, ou êtes vous prêts à supporter, dans le pire de cas, quelques degré de chaleur supplémentaire pendant une vingtaine de jours par an ? »

Je doute que, dans les meilleurs des cas, il n’y ait plus qu’une poignée d’écologistes irréductibles pour choisir la première alternative.

La démocratie est censée être la volonté du peuple, pas celle de ses dirigeants.

Notes :

Giec et Cop

Le Giec (Groupe International d’Experts sur le Climat) est un organisme que l’Onu a créé après un jeu de passe-passe  et sur des mensonges sémantiques (lisez les excellents  livres de Christian Gerondeau, « le CO2 est bon pour la planète », et d’Hacène Arezki « Climat, mensonges et propagande ») et à des seuls fins politiques et en parfaite contradiction avec les principes mêmes de  la charte de l’ONU qui ne doit s’intéresser qu’au maintien de la paix dans le monde. Mais on connait la soif de pouvoir et la duplicité de nos gouvernants. C’est aussi un moyen d’augmenter les « pantouflages » pour que chacun puisse y caser ses proches. Par ailleurs, malgré l’intitulé, il n’y a pratiquement aucun expert sur le climat, ses membres se contentant d’examiner les rapports scientifiques publiés et en utiliser uniquement ceux qui vont dans le sens de leur idéologie en écartant systématiquement tout qui en est contraire. Ils agissent exactement comme un avocat de part. 

Les COP (Conférence Parties) sont ses émanations.

ONU

L'article 1 de la Charte des Nations Unies énonce les buts suivants :

  1. Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;​
  2. Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde;
  3. Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion;​
  4. Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes

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Billet de blog
« Nous, abstentionnistes » par Yves Raynaud (3)
Voter est un droit acquis de haute lutte et souvent à l'issue d'affrontements sanglants ; c'est aussi un devoir citoyen dans la mesure où la démocratie fonctionne normalement en respectant les divergences et les minorités. Mais voter devient un casse-tête lorsque le système tout entier est perverti et faussé par des règles iniques...
par Vingtras
Billet de blog
Ne lâchons pas le travail !
Alors qu'il craque de tous côtés, le travail risque d'être le grand absent de la campagne présidentielle. Le 15 janvier prochain, se tiendra dans la grande salle de la Bourse du travail de Paris une assemblée citoyenne pour la démocratie au travail. Son objectif : faire entendre la cause du travail vivant dans le débat politique. Inscriptions ouvertes.
par Ateliers travail et démocratie