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Billet de blog 7 oct. 2021

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Z. est arrivé

Evolution de la cuisine politique

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Depuis la presque candidature de Zemmour aux présidentielles 2022 et à sa fulgurante ascension dans les sondages on voit quotidiennement sur les plateaux de toutes les chaînes TV, des représentants de chaque parti politique (LREM, LR, RN, LFI, PS, EELV et j’en oublie) marteler le même propos  (il n’a pas de programme alors que nous en avons un très bon), propos souvent agrémenté de piques fielleuses, chagrins de le voir chasser sur leurs terres.

 Permettez-moi de leur dire qu’ils n’ont rien compris et se trompent de combat.

 Un programme électoral sert à convaincre le plus grand nombre à voter pour celui qui le propose. Et répond donc à certaines règles, dont la première est celle d’éviter soigneusement tout sujet qui fâche. Certes il y a un fond idéologique qui est le thème principal, assorti d’autres mesures sous formes de promesses propres à toucher le plus grand nombre. Si certaines promesses sont partagées par tous les partis (notamment sur le pouvoir d’achat) les promesses des uns sont en opposition à celles des autres.

Elles ont tout de même certains points communs : d’abord la promesse de distribution à tout va de l’argent public à telle ou telle autre frange de la population (évidemment numériquement importante – il n’est jamais rentré dans le programme de personne de financer l’accès au réseau d’eau des communes qui en sont dépourvues, soit un petit millier ou guère plus de citoyens proportion électoralement négligeable) et, autre grand point commun : elles sont rarement tenues.

Bref un programme électoral est un produit marketing dans les mains d’un bonimenteur qui joue le rôle de placier.

La présence du  programme est considéré comme indispensable pour l’accession au pouvoir. Donc un candidat qui en serait dépourvu n’aurait aucune chance d’être élu. Et en conséquence ne devrait inquiéter personne.

Alors pourquoi le critiquer sur ce point ?

 Cet outil était indispensable jusqu’à hier. Ce ne l’est plus aujourd’hui.

 Zemmour, entré en politique par le haut, tel un deus ex-machina, chamboule  tous les règles du  jeu  en opposant un franc-parler à une langue de bois politiquement correcte.

C’est le prochain combat entre politiciens de carrière (à qui presque personne ne fait plus confiance) et celle d’un Zemmour qui parle cash et qui a l’accent de la sincérité.

C’est cette vertu qui séduit les électeurs potentiels. 

Sa personnalité fait un peu penser à l’Idiot de Dostoïevsky (sincérité candide et analyse pertinente  – la comparaison s’arrête là).

Certes on n’échappera pas à la politique politicienne où les egos des uns et des autres vont jouer un rôle prépondérant.

Pas sûr qu’un Laurent Wauquiez, qui partage les idées de Zemmour, mais qui aurait des vues présidentielles post Macron, soit heureux de voir ses ambitions s’éloigner.

A l’inverse, parmi ceux qui aujourd’hui le combattent, il y aura une multitude de Bayrou prêts à sauter sur le char du vainqueur.

Zemmour prône une politique nationaliste, Macron européenne. Transférer à petites doses presqu’indolores la souveraineté nationale à Bruxelles procède de sa vision idéologique d’une Europe qu’il vaudrait forte ou de son plan de carrière, lorsque, encore jeune, il  aura terminé ses mandats présidentiels français?

On peut se poser la question.

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