Faire taire les armes

Enfin une lueur d'espoir

 La détonation, ce bruit élevé provoqué indirectement par la mise à feu d’une poudre explosive  ne nous est pas imposée par une loi intransgressible divine ou humaine, mais résulte uniquement d’une conséquence  physique naturelle.

 Conséquence dis-je, car la poudre en brûlant ne produit aucune onde sonore mais un gaz qui,  en se détendant dans l’air, provoque cette détonation.

 Énorme nuisance sonore pouvant dépasser les 160 dbA, soit outre le seuil de la douleur.

 Douleur qui au demeurant est ressentie très fortement même par les porteurs d’handicap de surdité intégrale de naissance.

 Vouloir donc interdire par une loi imbécile toute méthode pour éliminer cette nuisance, au nom de je ne sais pas quel devoir de précaution (cet argument massue toujours hypocritement avancé quand, et seulement quand, cela nous arrange - et dont l’efficacité et la pertinence ne peuvent jamais être démontrées), relève tout au moins de l’angélisme  sinon de l’irresponsabilité civique.

 Car la transgression de cette loi ne peut tout au plus qu’engendrer une aggravante (« au moyen d’engins prohibés ») lorsqu’un crime est commis, aggravante dont les auteurs dudit crime se soucient comme de colin-tampon, espérant justement que l’emploi de ces « engins » les aident à « passer à travers ».

 Par contre la pollution sonore provoque continuellement des victimes.

 Voila ce que disent les experts (plusieurs sources) :

Le terme de « pollution sonore » s’applique aux effets provoqués par des phénomènes acoustiques (ou bruits) ayant des conséquences sur la santé des personnes, de la gêne momentanée à des troubles plus graves.

 Les causes possibles :

On peut distinguer les bruits selon leur source : Installations Classées pour la Protection de l’Environnement, transports routier ou aérien, bruits de voisinages, etc.

Les bruits de voisinage regroupent les bruits de comportements (disputes, pétards, travaux de bricolage, bruits d’animaux, etc.), les bruits de chantiers, les bruits d’activités sportives ou culturelles (terrains de sport, circuits de course, kermesses, etc.) et enfin les bruits provenant d’entreprises non classées pour l’environnement (livraisons, restaurants, ateliers d’artisans, etc.)  (Source : Ministère de la Santé)

 Les conséquences sur la santé :

Parfois sous-estimées, les conséquences de la pollution sonore sur la santé ne se limitent pas à une simple fatigue ou une gêne momentanée. En effet, selon une étude publiée par l’OMS en 2011, les nuisances sonores sont à l’origine, en Europe Occidentale et chaque année, de maladies à l’origine d’une perte en années de vie estimée à près de 1 700 000, dont :

  • 61 000 années en raison de maladies cardiovasculaires.
  • 45 000 années dues à des troubles cognitifs (détérioration de la mémoire, des facultés mentales, etc.).
  • 903 000 années de vie en raison des perturbations du sommeil.
  • 22 000 années de vie en raison d’acouphènes.
  • 654 000 années de vie en raison des divers désagréments provoqués par ce bruit.

  Les nuisances sonores produites par les détonations agissent sur la santé humaine à 3 niveaux différents :

 L’environnement direct, qui est le plus exposé :

Soit en premier lieu les utilisateurs eux-mêmes, ensuite les spectateurs (il y a énormément de concours de tir et les compétiteurs viennent généralement accompagnés  de leur famille y compris des enfants de tout âge) et toutes les personnes présentes sur les lieux pour différents motifs.

Les détonations sont la cause de traumatismes importants ORL dans la zone du nez, de la gorge et des oreilles que ne peuvent protéger les moyens habituels (bouchons auriculaires, casques de tir etc.)

Si les tireurs sont pour la plupart muni d’un casque, il n’en va pas de même pour les personnes présentes.

 L’environnement de proximité immédiate : soit toutes les personnes résidentes près des stands qui subissent une atteinte auditive de forte intensité (plus de 90 dbA).

 L’environnement éloigné et très éloigné :

 Les bruits gênants ont en général un niveau faible ou modéré, entre 30 et 70 décibels. Ils sont ainsi qualifiés parce qu’ils sont inopportuns ou lassants, comme une sonnerie de téléphone lorsqu’on travaille dans le bureau voisin ou de gouttes d’eau s’échappant d’un robinet qui fuit. De tels bruits n’altèrent en rien l’audition mais peuvent engendrer de l’anxiété, de l’irritabilité voire une dépression. Mais un bruit gênant ou nocif peut aussi être qualifié de nuisance sonore. Ainsi, l’article R. 1334-31 précise : « Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme, dans un lieu public ou privé [...]. » Un bruit relève de cette définition lorsqu’il est supérieur au bruit de fond de 5 dB le jour et de 3 dB la nuit. Une mesure qui se fait bien souvent à l’oreille, surtout lorsqu’il s’agit d’une atteinte à la tranquillité du voisinage.

 Or il faut savoir que le tir est le 3ème  sport individuel le plus pratiqué au monde, derrière le tennis et le golf.

Au nombre des  tireurs, il faut ajouter les chasseurs, les militaires, les force de l’ordre.

Selon une estimation de l’institut ONG Small Army Survey, il circulerait en France 12,7 millions d’armes légères.

 Depuis le 23 janvier 2018 la France, à l’instar d’autres Pays, notamment les Pays Nordiques, l’Angleterre,  l’Allemagne et partiellement le Canada et les USA, a permis l’utilisation du silencieux (MDS=modérateurs de son)  pour l’exercice de la chasse.

Entre parenthèses, en premier lieu l’utilisation de cet accessoire alerte autant le gibier qu’un coup de fusil normal et secondement les braconniers n’ont pas attendu sa libéralisation pour l’utiliser.

Au point de vue santé on ne peut que s’en réjouir.

 Malheureusement cet accessoire présente plusieurs inconvénients : coût élevé, poids excessif, efficacité relative, perturbation de la trajectoire, perte de puissance. De plus à cause de son encombrement  il ne peut être adjoint qu’aux armes à un seul canon, principalement à balle.

C’est dire que l’impact de cette disposition ne profitera que très légèrement à la tranquillité ambiante

 Par ailleurs et au stade actuel il n’est pas adapté, donc pas utilisé, à la pratique du tir sportif : et que donc les stands continueront à être aussi perturbateurs et honnis qu’auparavant.

 MAIS CELA C’ÉTAIT AVANT.

 Je viens de recevoir par un ami ces 2 liens qui sont à support d’une campagne de soutien qui contient les explications techniques:

 https://www.youtube.com/watch?v=081AAFamPas

https://www.youtube.com/watch?v=6ST9SftlBjQ

 campagne que vous pouvez consulter en utilisant le mot clé SoundEater 

Il me semble qu’il y a la une évolution technologique majeure, personnellement j’y crois fort et je m’en réjouis.

J’aimerais connaître vos avis.

En toute amitié. 

 

 

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