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Billet de blog 22 déc. 2011

La danse macabre du scorpion

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La séquence d'ouverture du film "L'âge d'Or" de Bunuel nous montre des scorpions encerclés par les flammes : ils grouillent, s'agitent et finissent par se donner la mort en se piquant eux-mêmes de leur aiguillon venimeux :

Ainsi en va-t-il de Sarkozy et de sa clique Ministérielle parvenue au faîte de sa puissance.

En vérité une belle bande de parvenus impuissants :

Le charme vénéneux du petit bourgeois de Neuilly qui voulait devenir grand a fait long feu, mais sa folie contagieuse a réussi à allumer un incendie, qui l'encercle aujourd'hui, lui et ses âmes damnées et qui n'est pas prêt de s'éteindre :

Bien au contraire, plus l'échéance électorale se rapproche et plus le scorpion s'aiguillonne frénétiquement avec sa troupe vers l'embrasement qui provoquera le suicide général. Cerclé de toutes part par des électeurs brûlant de rancoeur à son égard, le Président maniaque exsude le poison délirant de ses obsessions :

Pris au piège de l'impopularité, mis au pied du mur de flammes, qui menace gravement son avenir présidentiel, l'inconscient sarkozien ne retient plus l'érection fatale de son dard suicidaire, qui l'achèvera (on l'espère !) plus férocement encore que celui qui acheva DSK :

Voilà que l'inconscient présidentiel débridé révèle une fois de plus au grand jour, après celle du Rom, la haine hongroise du Turc atavique, irréfragable. Voilà que resurgit la jalousie maladive d'enfant gâté envers le grand garçon préféré des Mères-Puissances-financières : l'Anglais

Alors, toutes vannes ouvertes, s'épandent des propos atrabilaires d'une folle imprudence qui jettent aux ordures des Hôpitaux Psychiatriques des décennies d'efforts diplomatiques.

Tout dernièrement, pris dans sa psychose infernale, le Scorpion présidentiel a déclaré la guerre contre les grévistes : c'est plus fort que lui, le fantôme de mai 68 lui revient comme une claque en pleine figure : cette blessure, béante, c'est la frustration de la petite frappe de Neuilly, qui aurait tant aimé jouer à casser du gauchiste avec les grands fauves d'Occident et autres Devedjian, et qui n'a pas pu, trop petit, trop couvé, trop indolent ...

Cela dit on n'avait jamais vu Sarkozy s'insurger si violemment ni mobiliser les Ministres et les Préfets pour des grèves du RER

Or dieu sait s'il y en eut, des français pris en "otage", au journal de Pernault, depuis 2007, durant les quatre années et demie du funeste mandat ! Il faut savoir remonter les méandres d'un psychisme déliquescent pour comprendre :

Sarkozy ne sait même pas ce que c'est que le RER, il ne prend que l'avion. Il est même complètement accro aux avions, c'est une véritable addiction, chez lui. Perdre la présidence, ce sera dire adieu à son cher air Sarko One : il se met à la place des "victimes" de ces grévistes "preneurs d'otage", il s'y croit !

Maman au secours, c'est affreux, c'est insupportable ! Empêcher les gens de prendre Leur avion, quel crime abominable !

Un gosse capricieux trépigne , c'est le Président de la république, en totale empathie avec la "France qui souffre", qui endure la pire des souffrances ( selon son bon plaisir à lui ) : ne pas pouvoir prendre son avion ! Ou, ce qui est aussi une épouvantable torture, devoir l'attendre !

Aux armes citoyens ! Il faut agir sans plus tarder, envoyer la police, et si ça ne suffit pas, il enverra l'armée !

Sarkozy n'a pas pu casser du gauchiste, en 68 mais il va pouvoir casser du gréviste, là, tout de suite, alors il ne va pas se gêner...

Et tant pis si cette intervention revient à souffler sur les braises de son impopularité.

Si on ne peut plus prendre l'avion quand on veut, comme on veut, alors la vie ne vaut pas la peine d'être vécue : autant se suicider, oui !

Et il pique il pique, acculé par l'incendie qu'a allumé sa folie

Et il se pique lui même, il s'agite, frénétique, névrotique, gorgé de son propre venin.

Et ses Ministres scorpions, pions obéïssant à la fascination du pire, exécutent les sentences qui les vouent à l'infâmie, s'injectent le poison de la Sarkozie, jusqu'à en crever ...Et les Kosciusco-Morizet, les Baroin, les Fillon, les Pecresse et autres Copé-collés d'enchérir, de surenchérir jusqu'à la lie, jusqu'à l'hallali populaire,

Pâles figures d'une démocratie qu'ils ont mise à l'agonie, ils exécutent consciencieusement, derrière leur maître de ballet bancal, les faux-pas de la danse macabre qui les amèneront à l'injection létale

...de mai 2012.

...alors qu'ils pourraient, eux, s'en tirer, n'étant pas forcément rongés par les mêmes délires, ni aussi étroitement cernés par les feux de l'ire populaire...

Les cons !

Mais au fond, tant mieux. !!!!!!!

§

(était : "l'âge d'Or du Sarkozysme", revu et corrigé, merci à Giulietta )

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