Covid – Faut-il vacciner les journalistes d'urgence ?

Mise au ban des « rassuristes », silence sur l’Ivermectine, anti-“complotisme“, fascinés par le vaccin ARN, les journalistes ont fait le job. Avant de les envoyer à la piquouse, essayons quand même de les informer, des fois qu’ils se fient trop à leurs écrits.

En ce radieux nouvel an 2021, tapissé aux abords de la capitale d’un doux manteau neigeux, quelques hésitations ou changements de tactique se profilent, sur le front des vaccins. Lors de ses vœux, le président Macron tape du petit doigt sur la table, annonçant qu’il ne laissera « pas davantage, pour de mauvaises raisons, une lenteur injustifiée s'installer ». Faut-il entendre que de bonnes raisons pourraient justifier une certaine prudence, ou qu’il rencontre des résistances dans les milieux médicaux et populaires ?

Au Royaume-Uni, les autorités de santé retardent de 3 mois la deuxième injection, afin de « protéger le maximum de personnes à risque le plus rapidement possible », sans s’émouvoir de l’absence intégrale de garantie sur cette « protection » à injection unique.

Le 27 novembre, la plume de Mediapart ne tremblait pas : « 95 % d’efficacité pour le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer-BioNTech, 94,5 % pour celui de Moderna et entre 62 % et 90 % selon les doses injectées pour celui d’AstraZeneca. » Les rédacteurs ne mettent ni gants ni guillemets pour annoncer la mirifique « efficacité » des vaccins en précommande (assez pour piquer 100 millions de français, pas mal pour une vaccination qui ne sera pas « obligatoire »), à un moment où seuls des communiqués de presse existent.

La veille de Noël, la journaliste scientifique Lise Barnéoud s’y colle. Plus prudente, elle ne donne aucun chiffre, laissant l’envoyée de la HAS parler d’efficacité « importante » pour le « vaccin » Pfizer. Mais pour appréhender la nature de cette efficacité, il faut chercher ailleurs, par exemple auprès de l’éditeur associé du British Medical Journal, Peter Doshi : « ces résultats font référence au principal critère d'évaluation des essais, à savoir le covid-19, quelle que soit sa gravité, et surtout pas la capacité du vaccin à sauver des vies, ni la capacité à prévenir l'infection, ni l'efficacité dans des sous-groupes importants (par exemple les personnes âgées fragiles). Ces points restent encore inconnus»

Les essais de Pfizer comptent 44000 volontaires, dont la moitié a reçu le vaccin, l’autre un placebo. Sur la base d’un symptôme grippal et d’un test RT-PCR sur lequel aucun détail n’est fourni, les contrôleurs dénombrent les patients covid ayant contracté des formes de la maladie à gravité non spécifiée : 162 cas symptomatiques pour le groupe placebo, 8 cas pour le groupe des vaccinés, ce qui donne les 95% affichés. Aucune mort liée au covid n’est à déplorer, y compris chez les placebo, d’où l’absence de repères quant à « la capacité du vaccin à sauver des vies », et nous ne disposons que d’une photo statique des cas symptomatiques, ce qui ne permet pas d’évaluer « la capacité à prévenir l’infection ». Le bilan est donc beaucoup plus partiel et fragile que l’impressionnant pourcentage de 95% « d’efficacité ».

Si l’on prend l’ensemble des données publiées du peloton de tête des producteurs, Astrazeneca au Lancet, Pfizer/BioNtech au New England Journal of Medicine, Moderna par communiqué de presse, le cumul des groupes placebo se monte à 41000 personnes, dont 402 identifiées malades du covid-19, avec une seule personne déclarée décédée du covid par Astrazeneca.

Ce cumul est tout à fait légitime, puisque ces vaccins seront vendus dans le monde entier, visent la même maladie, et rassemblent un panel de volontaires plus ou moins représentatif de la population. Avec un mort sur 402 malades qui n’ont pas reçu de vaccin, nous obtenons un taux de mortalité de 0,25%. La fourchette classique des grippes hivernales se situe entre 0,2% et 0,5%.

La maladie à laquelle les fabricants annoncent faire face est donc du niveau de gravité d’une petite grippe. Ceci montre trois choses :

  • Que le profil de santé des volontaires est meilleur que le profil moyen, notamment chez les personnes âgées, comme des médecins le constatent au vu des tableaux publiés. Ceci favorise artificiellement l’efficacité du vaccin.
  • Que le taux de mortalité intrinsèque du covid-19, même s’il est globalement supérieur à celui des groupes de test, est de l’ordre de grandeur d’une grippe singulière et sévère, ce qui peut être dit sans minorer son impact.
  • Que l’on meure très rarement du covid, mais essentiellement avec le covid, du fait de facteurs individuels aggravants importants, comme pour les grippes en général. L’âge médian très élevé des décès en atteste ; en Angleterre et Pays de Galles, il est de 83 ans (âge moyen 80 ans).

L’industrie et les politiques veulent vacciner des milliards de terriens en bonne santé pour ça ?

 

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L’homme transformé en cobaye

C’est ce que tentent de faire comprendre des milliers de médecins depuis des mois : selon leur expérience de terrain et les données officielles qu’ils analysent, la gravité du SARS-COV-2 est du même ordre que celui d’une grippe sévère. Ces praticiens « rassuristes » ne sont quasiment jamais invités par la presse, qui leur préfère de loin les fatalistes, pour qui aucun traitement précoce ne saurait faire ses preuves, et les catastrophistes, qui à force de prédire des vagues, vont finir par produire des tsunamis.

Pour se faire entendre, les parias des médias font ce qu’ils peuvent, comme ces 30 médecins, microbiologistes ou pharmaciens qui urgent de « ne pas se faire vacciner », accompagnés d’une journaliste œuvrant pour l’association Children’s Health Defense, Senta Depuydt ; elle explique comment l’UE a exonéré les « vaccins » covid de l'évaluation des risques liés aux OGM, strictement réglementée en temps normal : « pas de rapport scientifique, pas d'audition, pas de débat, pas d'amendement ». C’est ainsi que les vaccins covid à génomes modifiés sont injectés sans avoir passé les tests requis sur les animaux, ce qui fait de l’homme un cobaye de première catégorie.

La doctoresse américaine Sherry Tenpenny évoque les vaccins à “adénovirus“, étudiés pour contrer le coronavirus de 2003 ; testés sur des lapins et des rats, ils « ont abouti à une réponse immunitaire paradoxale dans laquelle les niveaux d'anticorps très élevés accéléraient l'infection, pire encore, ils permettraient aux morceaux de virus d'entrer dans les cellules et d'être incorporés à l'ADN du receveur de ce vaccin par un processus de transduction ».

Des tests vaccinaux sur le furet, un animal dont le système immunitaire est assez proche de l’humain, ont impacté les cellules du foie et généré des hépatites, ce qui amena les chercheurs à lancer une alerte sur ce genre de vaccins.

La particularité de ce type d’agents vaccinaux est qu’ils s’introduisent dans nos cellules organiques, comme le font les virus. Ils suscitent alors la production, par nos propres cellules, de protéines telles que les pics (ou Spikes) présents en périphérie du SARS-COV-2, de manière à rendre notre système immunitaire sensible à la présence du virus. Le vaccin d’Astrazeneca, qui véhicule un ADN modifié, utilise un principe similaire aux adénovirus testés en 2004.

Pour les vaccins à ARN modifié de Pfizer et Moderna, c’est un peu différent : l’ARN ayant une durée de vie limitée, le phénomène de transduction, c’est-à-dire de mutation du code génétique d’un individu, serait impossible. Mais les interactions entre les cohortes d’ARN présents dans l’organisme sont mal connus et complexes, donc imprévisibles.

Quoi qu’il en soit, Pfizer a répertorié des réactions aussi violentes que des paralysies faciales, sans précisions sur leur durée ou leur rémission. Aux États-Unis, le Center for Disease Control (CDC) rapporte que 3150 personnes, suite à la première injection, ont été dans « l’incapacité d'accomplir les activités quotidiennes normales, l’incapacité de travailler », et/ou ont eu besoin de « soins requis de la part d'un médecin ou d'un professionnel de la santé ». On ne connait pas la durée des incapacités, ni l’éventualité de séquelles durables. Cela représente une personne vaccinée sur 35, sans compter la deuxième injection.

Spéculer à perpétuité

Seuls face aux experts assermentés, au gouvernement, aux partis, aux syndicats, aux ONG, les citoyens aidés des quelques citoyens scientifiques n’ont d’autre choix que d’interroger, décrypter, spéculer à partir de données de base :

  • Les vaccins sont les seuls traitements allopathiques administrés à des personnes en bonne santé, il est donc fondamental que leur nocivité soit minime. Or, la garantie apportée est très faible.
  • Les études vaccinales covid sont réalisées par les producteurs-vendeurs, juges et parties.
  • Les effets indésirables observés se limitent à un délai de deux mois après la deuxième injection, ce qui est ridiculement court.
  • Les laboratoires sont très avares en détail et en explications sur la gravité des accidents rencontrés.
  • Les vaccins covid ne sont pas « innovants », ils sont radicalement expérimentaux.
  • Les protocoles d’essai sur les animaux, n’en déplaise à Brigitte Bardot, sont obligatoires pour valider un médicament, d’autant plus pour une thérapie génique OGM. Ceux qui sont en cours de réalisation le sont hors contrainte des protocoles réglementaires.
  • Les vaccins grippaux ont toujours été limités aux volontaires, et conseillés aux personnes à risque qui font partie des mêmes catégories de population qui meurent du covid. Sa généralisation à toute la population relève d’une décision unilatérale, évoquée dès le mois d’avril, dans des conditions anti-démocratiques plus que douteuses, et médicalement plus que contestables.
  • La stratégie de lutte monomaniaque, confinement et vaccin, vaccin et confinement, doublée du discrédit ou du mépris systématique pour les soins précoces, malgré les centaines d’études et expériences existantes, revient à mettre tous ses œufs dans le même panier (percé ?).
  • Les laboratoires ont obtenu l’immunité pénale et financière pour les éventuels dégâts causés. Les États n’auront pas les moyens de les réparer. Les citoyens supporteront seuls les conséquences vitales et financières.
  • Les laboratoires sont en passe de dynamiter les groupes de contrôle (ou placébo), en ouvrant la possibilité qu’ils se fassent vacciner, ce qui détruirait précocement la référence permettant de calibrer l’apparition d’effets indésirables, ce qui ferait monter d’un cran le seuil d’irresponsabilité. À suivre.
  • Le passif récent des vaccins est tout sauf limpide.

. La nocivité des vaccins est très difficile à démontrer, rares sont les études indépendantes financées.

. Les adjuvants vaccinaux à base d’Aluminium sont suspectés de provoquer des troubles neuronaux graves ; les autorités comme l’OMS contestent les risques avec des arguments pauvres, sans lancer d’études neutres.  

. Le lien causal entre le vaccin Pandemrix (grippe H1N1 de 2009) et une grave recrudescence de narcolepsies est reconnue par l’ANSM, car des « études montrent qu’il existe une augmentation du risque de narcolepsie chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte jeune » ; une étude du journal médical BMJ identifie l’adjuvant « très puissant » AS03 comme facteur aggravant de la réaction auto-immune, qui frappe des organismes prédisposés. Il est composé de squalène, d’alpha-tocophérol et de polysorbate, dont les deux premiers ingrédients se retrouvent dans l’adjuvant prévu pour le vaccin covid GSK/Sanofi.

. L’historique des vaccins à papillomavirus est très lourd (Gardasil…), et ça continue. Leur rapport bénéfice/risque est probablement extrêmement négatif.

. Après 25 ans, le lien entre vaccin hépatite B et sclérose en plaques n’est ni démontré, ni scientifiquement exclu. La faute à qui ?

. Par conséquent, divers vaccins perdurent sans connaissance fiable du rapport bénéfice/risque, à mettre en balance avec des solutions de prévention - qui rapportent peu aux industriels.

  • La santé devient la dernière roue du carrosse de l’industrie pharmaceutique, derrière les dollars et la politique. La cause en est en partie systémique, en partie crapuleuse. Les preuves abondent.

Ce constat de départ assez chargé n’enlève rien, bien sûr, à l’ingéniosité d’un vaccin à ARN ou ADN qui se déguise en virus pour fracturer nos cellules, et déléguer à leurs micro-usines, les ribosomes, la production des protéines dédiées à l’éducation de nos défenses immunitaires. C’est un outil qui pourrait se révéler utile dans le futur, un outil parmi d’autres. De là à prévoir de seringuer annuellement deux milliards et demi de personnes, capacité cumulée des trois fabricants phares, avec des prototypes expérimentaux aux inconnues multiples, il y a un pas que le Docteur Folamour n’oserait franchir.

Le vaccin ARN a certes un avantage, il n’a pas besoin des adjuvants utilisés jusqu’ici pour stimuler la réponse immunitaire, potentiellement nocifs. Mais il intègre une sphère protectrice composée de nanoparticules lipidiques, laquelle est suspectée de créer des chocs anaphylactiques. Au Royaume Uni, la fréquence de ces réactions allergiques exacerbées a été 25 fois supérieure à celle des vaccins classiques, dès la première injection du vaccin ARN.

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Un spécialiste pas tout à fait anodin, puisqu’il fut le directeur technique de Pfizer pendant 16 ans, donne une explication médico-scientifique à ces hyper-réactions ; Michael Yeadon adresse aux côtés du Dr Wolfgang Wodarg, une pétition assortie d’un argumentaire de 43 pages, qui demande la suspension immédiate des essais vaccinaux et de leur déploiement, tout en démontrant l’existence de risques importants, exemple :

« X. Dans le candidat vaccin ARNm de Pfizer/BioNTech, le polyéthylène glycol (PEG) se trouve dans la couche de nanoparticules de lipides gras qui entoure l'ARNm. Soixante-dix pour cent des gens fabriquent des anticorps au PEG et la plupart ne le savent pas, ce qui crée une situation inquiétante où beaucoup pourraient avoir des réactions allergiques, potentiellement mortelles, à un vaccin contenant du PEG. Les anticorps au PEG peuvent également réduire l'efficacité du vaccin. »

Non moins préoccupante est la génération d’anticorps non neutralisants, observée dans le contexte de la famille des coronavirus : l’anticorps « peut se lier au virus, mais pour une raison quelconque, l'anticorps ne parvient pas à neutraliser l'infectivité du virus. Avec certains virus, si une personne abrite un anticorps non neutralisant à ce virus, une infection ultérieure par le virus peut provoquer chez cette personne une réaction plus grave au virus… ». Ce processus ADE (en français, Facilitation de l’infection par anticorps) est « la raison principale pour laquelle de nombreux essais de vaccins contre d'autres coronavirus ont échoué ». Ainsi, des macaques vaccinés contre le SARS-COV-1 ont-ils souffert de lésions pulmonaires.

Autres aggravations possibles, « une réaction hyper-inflammatoire, une tempête de cytokines et un dérèglement général du système immunitaire qui permet au virus de causer davantage de dommages à nos poumons et à d'autres organes de notre corps. »

Yeadon et Woodarg pointent également le risque non négligeable, lié aux propriétés de la protéine Spike, de nuire à la fertilité des femmes, ce qui n’a pas fait l’objet de tests approfondis avant le lancement des vaccins.

Ils contestent avec force, preuves à l’appui, la méthode RT-PCR utilisée par Pfizer, ainsi que les recommandations données par l’OMS pour ce test. Les segments d’ARN du SARS-COV-2 dédiés à la reconnaissance du virus ne sont ni suffisamment spécifiques, ni assez nombreux pour être discriminants, et leur choix n’est pas pertinent (le fragment ORF1 est exclu, bien qu’il soit un marqueur de la capacité infectieuse du virus) ; le nombre de cycles d’amplification n’est pas spécifié. Or, la méthode de séquençage ADN Sanger, beaucoup plus fiable, aurait pu être appliquée.

En d’autres termes, l’identification des infections covid est hasardeuse. Et là où ça se corse, c’est que le principe du « double aveugle » est impossible à garantir : les volontaires qui reçoivent le placebo ne subissent pas les effets éventuels du vaccin, mais les connaissent via le contrat fourni par les industriels.

Fin de l'article (risques écosystémiques) sur ce lien.

 

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