Bolivie. Jour de Deuil pour nos Libertés. (suite au coup d'état).

Evo Morales vient de "démissionner", pour ne pas laisser s'installer une guerre civile. Les mutins de l'opposition arboraient des armes et uniformes flambants neufs, des cadeaux de leur femme sans doute. Des amoureux de la démocratie qui incendiaient les maisons des Ministres, soutiens ou famille d'Evo Morales tout juste réélu.

Il fut un temps où nous regardions cela de loin. Les pays instables qui ne savent pas exercer la démocratie, bien sûr, cela génère des Coups d'États. Les coups d'états démocratiques existent aussi, d'ailleurs. Celui de Thomas Sankara au Burkina Faso par exemple, en 1983. Depuis son assassinat en 1987, tous les foyers burkinabé ont une photo de lui posée au mur, avec l'un de ses sages propos inscrit en couleurs vives.

Ce n'est pas le cas de la Bolivie. Le coup d'état était annoncé à l'avance, l'opposition avait prévenu qu'elle ne respecterait pas le résultat des élections. Très sure d'elle, très préparée. Certainement alimentée par les voisins du Nord Ouest.

Pour les territoires d'Occident démocratiquement asphyxiés, la Bolivie était une poche d'oxygène.

Une de moins.

L'éviction forcée du président Morales est une grave et triste nouvelle pour les boliviens et l'Amérique du Sud. Mais ne nous y trompons pas :  côté Désert Démocratique Occidental, la mise à mal d'une démocratie lointaine nous impacte désormais avec la résonance incontrôlée de l'effet papillon.

 

Drapeau national et à damier. Ambassade de Bolivie à Londres. © BasicBlog_FreeOfUse Drapeau national et à damier. Ambassade de Bolivie à Londres. © BasicBlog_FreeOfUse

 

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