Méthode Véran : Vacciner n’importe qui, n’importe comment

Non content de proposer le vaccin à base de gènes aux moins de 65 ans, quel que soit leur état de santé, le ministre fait du bricolage : après une dose d’Astrazeneca, une de Pfizer, les cobayes verront ce que ça donne, doublement du délai entre deux doses… la foire au vaccin fait rage.

« Il n’y a pas d’autre traitement viable ». Tel était l’argument choc pour activer la procédure d’urgence dédouanant les fabricants de toute responsabilité, avec leurs produits géniques expérimentaux validés à la va-vite. C’est faux, Olivier Véran l’avoue : « … on pourra prescrire une antibiothérapie… », s’est-il laissé dire récemment. Dans quelle mesure le couple Azithromycine + Zinc, ou + C3G, permet-il de guérir les malades covid, seuls les médecins traitants et quelques études peuvent le dire, grâce à la mauvaise foi criminogène du gouvernement et celle de Jérôme Salomon en particulier, harceleur en chef des soignants.

Le docteur Véran a des arguments diversement convaincants, voire absolument paradoxaux :

« Les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves et aux décès en cas d’inefficacité initiale du vaccin ou de réinfection post-vaccinale ou de la virulence d’un variant ».

Le ministre aura prévenu, il pourra le clamer au tribunal, et tant que la presse aux ordres ne relaie pas son « mémo », l’impact est minimisé.

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Le temps est compté, le mantra psychorigide est clair : vacciner un maximum de monde. C’est pourquoi dès le 14 avril, le délai inter-dose passera de trois semaines à six semaines. Véran se base sur l’avis de la HAS, la Haute autorité de santé, qui fait aveuglément confiance aux données partielles des essais Pfizer et Cie (contrairement à l’éditeur du British Medical Journal, Peter Doshi, qui a relevé les anomalies multiples du rapport Pfizer).

Les experts en crédulité de la HAS expliquent dans la recommandation de « modification du schéma vaccinal » :

« Les résultats des essais de phase 3 pour les vaccins à ARNm actuellement disponibles, montrent que l’efficacité du vaccin Comirnaty débute à partir du 12ème jour après la première dose et celle du vaccin de Moderna à partir du 14ème jour après la première dose » ;

Tout est dans le « débute ». Autant dire qu’au « 12ème jour », on ne sait pas grand-chose sur cette efficacité.

Prise par le virus des « modélisations », la HAS ajoute : « en moyenne, quelles que soient les hypothèses considérées et en ne prenant en compte que les vaccins à ARNm, l’allongement du délai entre les deux doses de vaccin à 42 jours permet d’obtenir un gain temporel moyen de 10 jours par personne vaccinée ».

10 jours, en voilà un gain faramineux ! À quel prix est-il obtenu, rien dans le document ne permet de le savoir. Une étude allemande très intéressante, réalisée à l’institut de virologie de l’hôpital de Düsseldorf, permet de s’en faire une idée. Bien qu’elle repose sur un nombre limité de 176 patients, les résultats sont tellement significatifs qu’ils jettent une ombre épaisse sur la validité des essais Pfizer.

L’essai consiste à mesurer les taux d’anticorps spécifiques à la protéine “spike“ du SARS-COV-2, à partir de prises de sang effectuées sur des personnes vaccinées séparées en deux groupes :

  • Plus de 80 ans, âge moyen 88 ans (groupe V).
  • Moins de 60 ans, âge moyen 42 ans (groupe J).

17 à 19 jours suivant la première dose, seuls 1.2% des échantillons du groupe V comportaient des anticorps neutralisants détectables, contre 16.1% parmi les jeunes.

Après la deuxième dose, 68.7% des échantillons du groupe V comportaient des anticorps détectables, contre 97.8% parmi les jeunes, dont le sang portait une densité d’anticorps environ 8 fois plus élevée que celui des personnes âgées. Un tiers des plus de 80 ans semble ne pas être immunisée du tout.

Les conséquences de la première dose contredisent radicalement les données de Pfizer : elles indiquent que les vieilles personnes ne sont pas protégées, et les jeunes très faiblement.

Une étude unique n’a pas valeur de preuve. Les anticorps sont une expression de l’immunité, d’autres existent, comme la production de lymphocytes T spécifiques. Mais les deux vont probablement de pair. Il est très étonnant qu’il n’y ait pas plus d’études faites selon cette méthode simple de détection.

En tout état de cause, la simple suspicion d’une immunisation à ce point mauvaise à l’issu de la première dose, se doit d’être prise en compte par les autorités, surtout quand elle concerne les personnes pour lesquelles le vaccin est potentiellement utile. Il y a un très fort risque que les personnes âgées ne soient pas du tout, ou très peu protégées pendant trois semaines supplémentaires pendant la période de circulation virale. Par cette décision, c’est à une aggravation globale de la situation, une de plus, que l’on doit s’attendre. Ce n’est pas un espacement des doses qu’il faudrait, c’est l’arrêt complet de la vaccination des moins de 70 ou 65 ans sans facteurs de risque, pour réserver les doses à ceux qui sont susceptibles d’en bénéficier (au mois de mars, un tiers des personnes vaccinées avaient moins de 65 ans, cherchez la logique).

Si l’on part de l’hypothèse, bien sûr, que la résolution sanitaire du covid est le but premier de la vaccination. Car ce n’est pas une étude que les autorités ignorent, ce sont des centaines d’études et observations cliniques, faites avec des protocoles de soins incluant l’hydroxychloroquine, l’azithromycine, la quercétine, l’ivermectine, pour ne citer que celles-ci. La censure stricte ou larvée de tous ces traitements, durant une année entière, par l’immense majorité des pays anciennement qualifiés de « démocraties » occidentales, le refus obstiné de les inclure dans les procédures type RTU démontre que la crise sanitaire, amplifiée par l’action des décideurs, est instrumentalisée à des fins politiques.

Excédé, le maire de Montfermeil Xavier Lemoine, actant du fait que « les pouvoirs publics ont fait obstruction sur tout ce qui était prévention et soins précoces de la maladie », appelle à la « désobéissance civile ». Au-delà d’un certain seuil, désobéir est un devoir de citoyen, inscrit dans la loi (loi Le Pors…) et divers codes déontologiques (des fonctionnaires de police…).

Xavier Lemoine cite l’article 2 de la déclaration des droits de l'homme :

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.“

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