Gilets Jaunes XXIII: la férocité étatique monte d'un cran (témoignage)

« Je m'appelle Gérard Lipski, je suis faucheur volontaire gilet jaune de la première heure, et je voudrais dire et dénoncer l'invraisemblable violence des policiers aujourd'hui  ». Interview sonore d'un citoyen indigné sur la place de la République, 21 avril après 19h.

L'heure a son importance. Car toute l'après midi, les accès à la place étaient interdits et gardés par les CRS, y compris à un groupe de street médics passablement remonté. L'un d'eux s'est fait fouiller et confisquer son masque - de travail, en l'occurrence. Un reporter citoyen sans carte carte de presse est également refoulé, bien sûr. Nous avons fait tous les accès sud, demander à la hiérarchie policière présente l'ordre préfectoral écrit auquel ils obéissaient. Ils n'ont voulu ni décliner leur grade, ni leur nom, pas même leurs initiales, et n'ont pas daigné montrer cet ordre, seule base sur laquelle nous citoyens pouvons juger de la constitutionnalité, de la légalité, ou des arguments contenus dans cet ordre. Gérard Lipski était sur la place encerclée, il a tenu à témoigner. (Voir rappel historique ci dessous).

Témoignage d'un faucheur volontaire en Gilet jaune. Acte XXIII © Reportings urbains

 Pour ceux qui n'étaient pas nés, en 1986 lors des manifestations étudiantes et lycéennes contre la loi de sélection à l'université (Devaquet), Malik Oussekine est mort des suites d'une "intervention" de la brigade volante, laquelle avait été dissoute après cet évènement. Des brigades similaires ont été recrées avant l'acte XXII. Leur passage en trombe aux abords de la République ce samedi faisait ressortir de l'esprit de certains passants des souvenirs de sombre mémoire.

 

Acte XXIII. Blessé soigné par les streets medics prche Place République © basicblog Acte XXIII. Blessé soigné par les streets medics prche Place République © basicblog

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