CHLOROQUINE préconisée en Chine : 100 patients testés dans 10 hôpitaux.

La conférence de presse a eu lieu le 17 février, après des tests effectués dans "plus de 10 hôpitaux“. Elle recommande d'inclure la chloroquine pour "la prévention, le diagnostic et le traitement de la pneumonie causée par COVID-19". Le Pr. Raoult n'est pas seul. L'un des seuls traitement est inexplicablement mis sur la touche en France.

Les médias en parlent très peu. Depuis 6 semaines les résultats sur la chloroquine sont publiques en Chine : les tests sur 100 personnes et plus de 10 hôpitaux chinois donnent les mêmes conclusions que celles du Pr Raoult.

C'est plus que suffisant pour que les autorités françaises s'assurent dès maintenant de la production en masse de la chloroquine (mais aussi de l'Azythromycine qui lui est associée), que ce soit par les usines de Sanofi, ou ailleurs. Les médecins engagés dans la "guerre contre le virus" qui jugent nécessaire sa prescription doivent pouvoir s'approvisionner à tout moment. C'est une question de vie ou de mort.

Nous avons traduit le rapport publié par les chercheurs chinois (le texte souligné en gras est de notre fait) :

Une percée : Le phosphate de chloroquine a montré une efficacité apparente dans le traitement de la pneumonie associée au COVID-19 lors d'études cliniques

Jianjun Gao1,*, Zhenxue Tian2, Xu Yang2

1 Department of Pharmacology, School of Pharmacy, Qingdao University, Qingdao, China;

2 Department of Pharmacy, Qingdao Municipal Hospital, Qingdao, China

Résumé : Le virus de la maladie coronarienne 2019 (COVID-19) se répand rapidement et les scientifiques s'efforcent de découvrir des médicaments pour son traitement efficace en Chine. Le phosphate de chloroquine, un ancien médicament pour le traitement de la malaria, a montré une efficacité apparente et une sécurité acceptable, contre la pneumonie associée au COVID-19 lors d'essais cliniques multicentriques menés en Chine. Il est recommandé d'inclure ce médicament dans la prochaine version des Directives pour la prévention, le diagnostic et le traitement de la pneumonie causée par COVID-19, publiées par la Commission nationale de la santé de la République populaire de Chine pour le traitement de l'infection par COVID-19 dans des populations plus importantes à l'avenir.

Le virus de la maladie coronarienne 2019 (COVID-19), apparu en décembre 2019, s'est rapidement propagé, des cas étant désormais confirmés dans plusieurs pays. Au 16 février 2020, le virus avait causé 70 548 infections et 1 770 décès en Chine continentale et 413 infections au Japon (1). De nombreux efforts ont été déployés pour trouver des médicaments efficaces contre le virus en Chine (2). Le 17 février 2020, le Conseil d'État chinois a tenu une conférence de presse indiquant que le phosphate de chloroquine, un ancien médicament pour le traitement de la malaria, avait démontré une efficacité marquée et une sécurité acceptable dans le traitement de la pneumonie associée au COVID-19 lors d'essais cliniques multicentriques menés en Chine (3).

Dans les premières études in vitro, on a constaté que la chloroquine bloquait l'infection par COVID-19 à une faible concentration micromolaire, avec une concentration efficace semi-maximale (CE50) de 1,13μM et un cytotoxique moitié (CC50) de concentration supérieure à 100 μM (_4). Un certain nombre d'essais cliniques ultérieurs (ChiCTR2000029939, ChiCTR2000029935, ChiCTR2000029899, ChiCTR2000029898, ChiCTR2000029868, ChiCTR2000029837, ChiCTR2000029826, ChiCTR2000029803, ChiCTR2000029762, ChiCTR2000029761, ChiCTR2000029760, ChiCTR2000029740, ChiCTR2000029609, ChiCTR2000029559, et ChiCTR2000029542) ont été rapidement menées en Chine pour tester l'efficacité et la sécurité de la chloroquine ou de l'hydroxychloroquine dans le traitement de la pneumonie associée à la COVID-19 dans plus de 10 hôpitaux à Wuhan, Jingzhou, Guangzhou, Pékin, Shanghai, Chongqing et Ningbo (5). Jusqu'à présent, les résultats de plus de 100 patients ont démontré que le phosphate de chloroquine est supérieur au traitement de contrôle pour inhiber l'exacerbation de la pneumonie, améliorer les résultats de l'imagerie pulmonaire, promouvoir une conversion virus-négatif et raccourcir l'évolution de la maladie selon le point de presse. Aucune réaction indésirable grave au phosphate de chloroquine n'a été constatée chez les patients susmentionnés. Compte tenu de ces résultats, une conférence a été organisée le 15 février 2020 ; les participants, dont des experts du gouvernement et des autorités de réglementation et des organisateurs d'essais cliniques, sont parvenus à un accord selon lequel le phosphate de chloroquine a une puissante activité contre la COVID-19. Il est recommandé d'inclure ce médicament dans la prochaine version des Directives pour la prévention, le diagnostic et le traitement de la pneumonie causée par COVID-19, publiées par la Commission nationale de la santé de la République populaire de Chine.

La chloroquine est utilisée pour prévenir et traiter la malaria et est efficace comme agent anti-inflammatoire pour le traitement de l'arthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux. Des études ont révélé qu'elle a également des activités antivirales potentielles à large spectre en augmentant le pH endosomal nécessaire à la fusion virus/cellules, ainsi qu'en interférant avec la glycosylation des récepteurs cellulaires du SRAS-CoV (6,7). Les activités antivirales et anti-inflammatoires de la chloroquine pourraient expliquer sa grande efficacité dans le traitement des patients atteints de pneumonie à COVID-19.

La chloroquine est un médicament bon marché et sûr qui est utilisé depuis plus de 70 ans. À la lumière de la demande clinique urgente, le phosphate de chloroquine est recommandé pour traiter la pneumonie associée à la COVID-19 dans des populations plus importantes à l'avenir.

Chloroquine. Rapport des chercheurs chinois. Resultats communiqués le 17 février 2020. Chloroquine. Rapport des chercheurs chinois. Resultats communiqués le 17 février 2020.

 

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