Pourquoi la candidature de Jean Luc Melenchon en 2017 est incontournable …….en janvier 2016.

 

Pourquoi la candidature de Jean Luc Melenchon en 2017 est incontournable …….en janvier 2016.

 Écrire un billet sur Mediapart, un an et demi avant l'élection présidentielle, en appelant à soutenir un candidat alors même qu'aucun d'entre eux ne s'est véritablement déclaré relève du pari risqué.

 Faisant partie de ceux qui considèrent que la présidentialisation de la Vème république nous mène droit dans le mur, et qu'il faudrait abandonner l'élection du président de la République au suffrage universel, cette prise de position peut donc dés lors s'apparenter au mieux à une bizarrerie au pire à du grand n'importe quoi.

 Si vous apprenez par ailleurs, que celui que vous êtes en train de lire, considère que Jean Luc Melenchon en matière de politique internationale a eu des positions inacceptables en soutenant Poutine et en apportant un soutien à une époque inconditionnelle à Chavez alors vous vous dites que le titre du billet est au mieux une erreur, au pire du grand n'importe quoi.

 Et pour finir si vous considérez comme c'est mon cas que Jean Luc Melenchon et ses militants (dont j'ai fait partie) n'ont pas su profiter de la formidable campagne de 2012 pour parvenir à la constitution d'une force politique dépassant le cartel que représente le Front de Gauche vous avez de nombreuses raisons de ne vraiment pas comprendre le billet. Or….

…..à moins de considérer qu'il faille refuser de participer à cette élection (ce qui peut se défendre) autant essayer de mettre en avant une candidature qui puisse recueillir le maximum de voix. D'autant plus que - inversion du calendrier oblige, les législatives ont lieu dans la foulée des présidentielles et donc que tout est conditionné par l'élection du prince.

 

Or quelle autre candidature que celle de Jean Luc Melenchon à un an et demi du scrutin peut émerger face, à la droite, à l'extrême droite et à une candidature socialiste qui sera forcément François Hollande, désigné par une primaire ou par lui même !

 Car il y a urgence pour mettre en avant un certain nombre d'options portées jadis par la gauche ou le mouvement social (les congés payés n'étaient pas dans le programme du Front Populaire) face au chômage, et au défi écologique non relevé par le pouvoir socialiste (Nucléaire, projets inutiles comme Notre Dame des Landes).

 Or la génération spontanée n'existe pas en politique. En un an et demi il est impossible de proposer une candidature crédible autre que Jean Luc Melenchon. En un an et demi il est impossible de voir émerger un mouvement tel que PODEMOS en Espagne.

 Mais cette candidature ne peut être crédible aux yeux de beaucoup dont je fais partie qu'à un certain nombre de conditions :

- la mise en place de structures locales de soutien à la candidature, qui soient l'embryon d'une nouvelle force politique citoyenne devant être créé au terme de la séquence présidentielles-législatives.

- la mise en avant d'un programme d'urgence économique, social et écologique (32 heures, fin du nucléaire,relèvement des bas salaires, droit de vote des étrangers aux élections locales, récépissé policier lors de tout contrôle…) qui soit un véritable socle commun permettant d'aller au-delà lors d'assemblées citoyennes.

 - l'absence d'ambiguïté dans les prises de position en matière de politique étrangère. Il n'y a pas à tergiverser, Cuba est une dictature !

 C'est au prix de la candidature de Jean Luc Melenchon, avec les garde fou cités précédemment , qu'une véritable politique alternative sera proposée et entendue par les électeurs.

 Sans cela il n'y aura qu'une candidature-témoignage se contentant de vouloir obtenir 2 à 3 %.

 Or il y a urgence à essayer de gagner – au moins culturellement si ce n'est électoralement - en mettant en avant des options radicalement différentes de celles qui seront proposées par François Hollande (pour ne pas parler bien entendu de celles de la droite ou du FN !)

 Nantes  janvier 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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