Education : la pseudo « solution » d'une autre grande consultation nationale ?

La consultation nationale de l’Education s’avance à nouveau, grosse comme une mansarde reconvertie en prison dorée…. Les professeurs ont déjà connu plusieurs fois ce genre «d’exercice»…. Comme aurait dit le Général… « comment concocter 365 fromages en un seul ?! » Manipulation et communication. L’Everest qui accouche d’un plancton… mangé par la machine baleine. Blurp.

Les professeurs n’ont pas besoin de ce grand galimatias tous les 10 ans. Loin de là.

Ce qui serait le signe et la preuve d’une Education « En marche » (sic), ce serait que très régulièrement (annuellement, semestriellement ?), les corps mous intermédiaires qui ne sont formés et formatés que pour du vertical descendant (comme les esclaves technocrates d’Athènes, cf. Paulin Ismard), aient le devoir de « rendre compte » : « rendre compte » : un fondement essentiel de la démocratie : que les « chefs » soient respons-able de ce qui se passe dans leur établissement (problèmes de programmes, de gestion des classes, de logistique, etc.). Au-delà des tableaux statistiques formatés des rectorats. Qu’on ne nous dise pas que cela existe, cela est FAUX. Les Chefs d’établissement, les IA et les IA-IPR sont « convoqués » à des « grands-messes » (j’ai vu, j’y étais) où seule la parole verticale descendante est donnée comme doctrine. Décrets et ordonnances. Du jus de cabinet qui n’est pas passé par les Chambres. Personne n’ose lever le petit doigt. Assemblée digne du Versailles des grands jours.


Peut-on décemment confier l’éducation de nos enfants et de nos petits-enfants à un tel système, où la soumission servile des corps intermédiaires et la censure (le discrédit) des professeurs sont la règle ? La solution dépasse le seul choix par les urnes et repose sur le courage de chaque professeur pour se faire entendre. Pnyx démocratique. Et sur le courage des corps intermédiaires pour faire tonitruer leur voix, avant que de penser à leur carrière. Et à leur lâcheté patente (#pasdevague).

Démocratie, république… des mots puissants, affaiblis par une minorité molle ou idéologue. La communication purement fallacieuse et rhétorique sera-t-elle la seule politique du système éducatif de demain ? Question cruciale, à un moment décisif.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.