Lutter contre la criminalité et pédopornographie sur Internet ? Oui, mais pas à n'importe quel prix !

A l'aube du vote à l'Assemblée Nationale mardi prochain de la loi LOPPSI, je tiens à porter à la connaissance de tous deux éléments d'information qui présentent parfaitement la réalité de la criminalité et pédopornographie sur Internet.

A l'aube du vote à l'Assemblée Nationale mardi prochain de la loi LOPPSI, je tiens à porter à la connaissance de tous deux éléments d'information qui présentent parfaitement la réalité de la criminalité et pédopornographie sur Internet.

 

1/ le cas du Russian Business Network (RBN) analysé par la société iDefense filiale de Verisign ,

2/ l'analyse du cadre légal de la pédopornographie dans le monde (cf la carte en page 2 du document) par l'International Centre for Missing & Exploited Children (ICMEC).

 

Ils démontrent qu'on peut lutter efficacement contre ces crimes et délits en menant une action concertée en amont entre différentes autorités de plusieurs pays. Alors qu'une approche en aval par le filtrage d'Internet comme cela est envisagé dans la loi LOPPSI ne protègera personne et encore moins les enfants de la pédopornographie. Filtrer les contenus illégaux et offensants sur Internet c’est ne pas les voir mais certainement pas lutter contre.

 

Le gouvernement français veut vraiment lutter contre la criminalité et pédopornographie sur Internet alors qu'il renforce les moyens d'investigation des autorités compétentes pour identifier, rechercher, surveiller, trouver les contenus et zones où prolifèrent ces criminels, mafieux et prédateurs d'enfants. L'affaire Russian Business Network (RBN) est la preuve qu'on peut neutraliser une organisation mafieuse. Enfin, que le gouvernement français travaille à une harmonisation de la législation internationale en matière de pédopornographie comme le mentionne Daniel Cardon de Lichtbuer de l'International Centre for Missing and Exploited Children (ICMEC).

 

Depuis qu’Internet a été libé­ra­lisé aux débuts des années 1990 il a beau­coup changé en vingt ans donc oui il faut évoluer mais pas n’importe com­ment ni à n’importe quel prix. Car cette ques­tion du fil­trage d'Internet pose celle du choix de société dans laquelle nous vou­lons vivre. Pour conclure on doit per­mettre aux français de pou­voir choi­sir entre une société de la liberté ou une société du contrôle et de la surveillance.

 

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