Béatrice Hovnanian
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Billet de blog 19 oct. 2021

Les mouvements politiques citoyens peuvent-ils aboutir ?

Alors que le ras le bol des citoyens envers les partis se fait de plus en plus sentir, un témoignage de l'intérieur des mouvements citoyens sur leurs tentatives d'émergence.

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Pourquoi j'ai décidé de quitter mon groupe politique au conseil municipal à Caen

Elue d'opposition sur une liste d'union à la mairie de Caen, je viens de quitter mon groupe politique. Vous pouvez, si vous le souhaitez lire ici mon intervention en conseil municipal à ce sujet. Il existe sans nul doute un certain confort à faire parti d'un groupe politique et ceci d'autant plus s'il compte huit élus sur un total de douze élus d'opposition. Néanmoins, même si ce groupe offrait une ouverture aux citoyens, mon ressenti était qu'il restait fortement focalisé sur des enjeux électoraux, avec une question latente quant à la professionalisation de la politique.

Conseil municipal de Caen

Un théâtre sans spectateurs

Les pouvoirs publics jouent un rôle majeur dans nos vies quotidiennes. Les instances élues régulent nos vies. Le politique, c'est à dire l'organisation du pouvoir dans notre société, est primordial. Ceci est d'autant plus le cas que les vingt années à venir seront essentielles pour le devenir de l'humanité. En découle que les décisions prises et par conséquent l'organisation du pouvoir devraient tous nous concerner. 

Or aujourd'hui, la politique est un théâtre sans spectateurs. Seuls 34% des électeurs ont voté aux dernières départementales et législatives et cela en dépit de l'organisation d'une double élection. Les salles de réunion politique n'attirent que peu de monde hormis les habitués sollicités pour l'occasion et lors des tractages sur le marché, la colère de certains citoyens est plus palpable que lors des précédentes échéances. Mises à part les élections européennes - dont l'importance n'a longtemps pas été saisie par les électeurs, la hausse progressive de l'abstention depuis 1958 est indéniable. Le saut à 66 % lors des dernières élections n'est pas dû au seul COVID et il serait dangereux de le prétendre. 

Notre démocratie ne peut vivre avec les citoyens et un mode associatif riche d'un côté et les politiques de l'autre. Nombre de politiques entre eux expliquent combien il faut prendre le temps de parler aux citoyens. Nombre d'associatifs affichent leur volonté de dialoguer avec les élus. Ce besoin de recréer le lien est réel. Néanmoins, les élus étant liés avant tout à leurs partis, la confiance des citoyens est brisée et difficile à rétablir.

La professionnalisation de la vie politique pose évidemment question. Il en est aussi des arrangements entre partis. Chaque élection ne sert plus qu’à placer des pions pour les élections suivantes et le financement des partis politiques est devenu un but en soi, plus important que d’autres critères tels que les actions mises en oeuvre ou les valeurs portées. 

Ce à quoi on aboutit aujourd’hui, c’est un appauvrissement du débat public, un manque d'écoute des citoyens et une confiance en berne envers les partis politiques.

A la course aux élections, le monde politique, le monde des partis est un monde en deux dimensions de l’extrême gauche à l’extrême droite, un cercle pour certains, une droite pour d’autres, un monde sans profondeur, qui nous enferme, un monde en gris, où la multitude de courants différents est tant que possible ignorée. Cela se ressent dans les débats entre citoyens. Beaucoup suivent telle ou telle personnalité, tel ou tel parti, et aquiescent à différentes réflexions comme si elles allaient forcément ensemble. Beaucoup s’expriment aujourd’hui en ne faisant qu’approuver ce qu’ils ont entendu, ne se sentant pas ‘légitimes’ souvent pour exprimer d’autres opinions. La pensée complexe peu à peu disparaît et notre capacité à débattre aussi. Elle disparaît car nous ne savons plus écouter.

Certains suivent, d'autres se désengagent face à la surdité.

Le citoyen, ce cher gadget de la politique

Au milieu de cette arène, le citoyen tente de faire son apparition. Dans les plus petites villes, les partis n'ont que peu d'emprises et les listes citoyennes sont la règle, les partis l'exception. Toutefois, dès que le cadre s'élargit, qu'on a à faire à une plus grande ville, à un canton, le jeu est inversé. Le citoyen, s'il n'est pas encarté, se fait rare.

Aux citoyens de retrouver leur place dans la vie politique, encore faut-il leur en laisser.

Les citoyens, sauf pour quelques cas clairsemés, sont positionnés en position non éligibles, pour donner de la visibilité. S'ils sont positionnés en position éligible, c'est qu'ils sont souvent proches du parti politique dominant et qu'ils ont signé pour d'une part redonner un pourcentage de leur indemnité aux partis et d'autre part pour voter en accord avec la tête de liste. Le reversement d'une portion des indemnités aux partis est une méthode saine de financement des partis mais ces exigences devraient-elles s'étendre aux dits citoyens?

Les groupements politiques de citoyens qui débattent sont rares mais ils existent dans certaines villes et peuvent au mieux saisir quelques sièges à l'échelon local. Les cas de maires élus sur une carte citoyenne sur des villes de plus de 100 000 habitants sont rarissimes et ne durent pas plus d'un mandat.

Bien sûr, les politiques demeurent des citoyens mais même s'ils l'affirment, ceux qui peu à peu deviennent des professionnels de la politique y croient tellement que j'ai entendu l'un d'eux récemment déclarer lors d'une réunion avec des associations en parlant de son passé : "Je n'étais pas élu. J'étais citoyen à l'époque." Bien sûr, on aura compris 'simple citoyen', mais ce lapsus en dit long sur la mentalité.

Ce glissement au fil du temps est regrettable car le concept de parti comme lieu d’échanges de personnes ayant des convictions en commun a été un concept noble.  De plus, ces lieux de débats, d'échange et d'écoute sont plus que jamais nécessaires à la vie publique. Notre démocratie pour retrouver de sa richesse en a plus que jamais besoin.

Des mouvements citoyens peuvent-ils émerger?

Comment se fait-il donc que malgré leur utilité dans la vie politique, l'attente de certains et les tentatives qui se multiplient, les mouvements citoyens aient tant de mal à émerger.

Depuis dix ans, je suis témoin de nombreuses tentatives citoyennes. Si certaines émergent, d'autres ont plus de mal. J'ai noté quatre éléments récurrents qui tendent à faire échouer les projets citoyens et deux qui tendent à les faire réussir.

Les facteurs d'échecs

Nombre de projets citoyens partent au départ de la volonté d'un parti politique d'inclure les citoyens

A un moment ou un autre de la procédure, le parti en question va vouloir recentrer la liste sur le parti. Ainsi, les citoyens ont eu l'impression de co-écrire un projet qui en fait découle de celui du parti ou des partis en présence et sont écartés des 3/4 des places éligibles à la dernière minute. Les citoyens historiquement proches du parti pourront être gardés. Il s'agit de la carte citoyenne.

Néanmoins, un certain nombre d'acteurs dans cette démarche peuvent la suivre en toute honnêteté morale. La justification compréhensible donnée est 'Peut-on faire confiance aux citoyens sur le fait qu'ils ne vont pas changer d'avis d'ici deux ans?' (Phrase entendue en réunion d'un responsable de parti)

Le financement 

Le financement, une question inéluctablement plus épineuse pour les mouvements citoyens

Pour concurrencer les partis, une campagne municipale pour une ville de plus de 100.000 habitants coûtent au moins 50.000 euros, une campagne régionale autour de 500.000 euros, une campagne européenne 2 million d'euros. Certes, c'est remboursé si l'on dépasse les 3 ou 5% selon les élections, mais cela n'est pas garanti, surtout pour une campagne citoyenne et encore faut-il avancer l'argent.

Enfin, les règles de financement, et c'est heureux, sont extrêmement strictes. Une non conformité équivaut à un non-remboursement, voire à une non-éligibilité. Voilà un sujet sur lequel on ne prend pas de risques, avec lequel on ne rigole pas. Cela implique un cadrage ferme des citoyens sur ce qui peut être financé, comment et dans quel cadre.

La majorité du temps, les listes citoyennes se sont tellement préoccupées du programme et de la liste que le financement prend trop de retard et conduit à l'abandon de la liste ou à un manque total de visibilité (pas de tracts, pas de site web, pas d'affiches, pas de confessions de foi envoyées avec celles des autres listes, pas de bulletins dans les bureaux de poste).

Le timing

Les citoyens souhaitant monter une liste arrivent à cela parce qu'ils ont claqué la porte des partis par manque de confiance ou parce qu'ils se sentaient trop à l'étroit. Ils veulent donc bien faire, voire trop bien faire. Dans certains cas, ils discutent et rediscutent les programmes, refont le monde tous les jours, réfléchissent longuement, très longuement sur la méthode de désignation des candidats, sur l'obligation des candidats une fois élus. Tout cela est très bien et louable. Chaque tract est discuté et rediscuté. Les erreurs peuvent même conduire à des animosités, les prises de décision de certains peuvent être vues comme trop autoritaires.

Dans un nombre non-négligeable de cas, des membres citoyens de partis sont présents pour négocier la présence ou non du parti. La question se pose, vues leurs interventions en réunion, s'il n'est pas dans leur intérêt de faire échouer ces tentatives, et de cadrer leurs programmes afin soit qu'elles échouent, soit qu'elles puissent être intégrées à la dernière minute sur des places à la marge d'une liste de parti.

Comment écrire un programme et monter une liste de manière collaborative tout en restant dans le timing ? Voici une des questions qui se posent aux listes citoyennes. Il faudra accepter que tout ne sera pas parfait. 

Le savoir faire et le savoir-être

Les citoyens savent-ils faire ? Sont-ils en mesure de gérer une ville ? Tout d'abord, nous pouvons noter que la question ne se pose quasiment jamais pour une petite ville alors même que les agents en place sont moins nombreux et que le maire a de fait besoin de bien plus mettre les mains dans le cambouis. Même si nombre de règles sont à suivre, que le rythme et la pression sont élevés, la fonction d'élu est accompagnée et n'est pas surhumaine.

Le code qui régit les collectivités territoriales

Le nombre de citoyens en mesure d'assumer ces fonctions n'est pas limité à quelques professionnels de la politique qui, quand ils ne sont pas élus, sont souvent agents territoriaux. Les qualités essentielles sont, à mon avis, la capacité de travailler en équipe, d'écouter, d'apprendre, de chercher l'information, de communiquer, de décider, mais aussi le courage moral, voire le courage physique, la ténacité et la capacité à admettre ses erreurs. La connaissance parfaite du code général des collectivités territoriales ne fait pas parti des éléments essentiels.

Il reste le droit à l'erreur, le droit à ne pas tout savoir le moment où un journaliste ou un expert pose la question. Combien de citoyens tout à fait capables ont été ridiculisés parce qu'ils ne savaient pas tel ou tel élément, élément qu'ils auraient pu vérifier en trois minutes si on leur en avait donné la capacité. En politique, on a le droit d'apprendre et le droit à ne pas tout savoir. La politique ne devrait pas être un métier.

Les facteurs de réussite

Les citoyens 

Tout tient à la volonté réelle des hommes et des femmes qui portent le projet. Dans chaque parti même, il existe des membres qui ont une réelle volonté de constituer leur liste par compétence, l'appartenance au parti étant secondaire et non prise en compte. Il existe certains cas où des listes se sont partiellement constituées ainsi au grand dam parfois des échelons nationaux de ces partis. Les personnes portant ces projets ne se font pas que des amis à un niveau national. Elles ont du courage. Cet aspect là reste cependant assez invisible et limité.

Dans tous les cas, la volonté et le parcours citoyen des hommes et des femmes portant le projet, leurs compétences prouvées depuis des années sont ce qui portent le projet. Un projet ne tient que par la force et la capacité des citoyens qui le constituent.

Les petites villes, les territoires

Ainsi que nous l'avons mentionné plus tôt, des listes citoyennes existent dans quasiment toutes les villes en deçà de 2000 habitants et dans la plupart de celles en dessous de 5000 habitants. Ainsi, celles de 5 à 10 000 habitants, et celles de 10 à 20 000 habitants ont parfois des listes citoyennes, mais cela devient déjà plus complexe car elles intéressent davantage les partis qui sollicitent les citoyens qui y sont engagés. Néanmoins, là où des partis y étaient implantés, certaines initiatives citoyennes commencent à refaire surface.  Toutefois, cela ne tient souvent qu'à une poignée de personnes volontaires.

Alors, parti or not parti

Lorsque j'ai quitté mon groupe politique et les instances nationales et régionales de mon parti, j'ai reçu de manière privée et publique plus d'une centaine de messages de soutien. Ces messages sont venus de partout, d'autres élus de mon groupe me disant qu'ils comprenaient mon geste et me demandaient de ne pas quitter le conseil car j'y avais ma place, de nombreux colistiers, d'élus d'autres groupes politiques, d'anciens politiques, et de citoyens. Beaucoup de ces témoignages venaient de la gauche, d'autres venaient de la droite dont je suis davantage éloignée. Ils m'ont confirmé que ces problématiques n'étaient ni de gauche, ni de droite.

La vingtaine de personnes décriant publiquement ou au sein de messageries privées mon geste étaient toutes des membres installés de partis, certains allant jusqu'à dire que je devrais démissionner de fait de mon siège au conseil municipal car je devais mon siège au parti et devrais par conséquent être 'cohérente' et laisser mon siège à un membre qui serait fidèle au parti. Nombre de mes colistiers m'ayant dit que je portais une 'mouvance', je me sens totalement légitime à rester aux conseils municipal et communautaire.

Enfin, une dizaine de personnes politiques au sein de partis proéminents m'ont affirmé me comprendre et me soutenir mais souhaiteraient que je reprenne une carte afin d'augmenter mes chances de me faire élire afin de porter ce que j'ai à dire. Il est triste de dire que leur argument fait sens. Les personnes portant ce message sont présentes dans chaque parti politique. Néanmoins, dans chaque parti, celles qui sont soutenues, portées finissent quasiment toujours au bout du compte par être celles qui mettront le parti d'abord. Cela se vérifie élection après élection.

C'est ainsi depuis des décennies, et malgré tous les effets de com, cela continue ainsi. A chaque élection, on porte l'espoir de mouvements citoyens qui pour les raisons citées ci-dessus sont ensuite bien souvent écartés ou utilisés. 

Aujourd'hui l'abstention a atteint des sommets. Les citoyens se désengagent et la bête noire monte. La démocratie est réellement en danger, mise à mal par les partis au fil des années. La réponse ne peut se jouer à l'intérieur de ces mêmes partis.

Vers des mouvements citoyens ouverts et matures

Ensemble, osons nous réapproprier les débats

Que faire face à un système entièrement vérouillé depuis des dizaines d'années ? Je n'ai pas la réponse en quelques lignes et personne n'a la
baguette magique.

Les clés existent néanmoins. Elles nécessitent un réinvestissement des questions politiques par les citoyens, qu'ils tentent de reprendre la main localement sur les questions touchant à leur quotidien, à leur alimentation, à leur énergie, à leur quartier, à leur transport, au quotidien de leurs enfants, au devenir de leurs aînés. Des choses simples à priori, sur lequel ils ont leur mots à dire mais qui ont besoin qu'ils s'investissent.

Ils ont besoin aussi de s'écouter les uns, les autres et refuser les grilles de lecture potentiellement simplistes des partis, grilles de lecture qui font de notre monde, un univers en deux, voire en une dimension. Il faut parler et écouter. Enfin, il faut s'organiser dans le respect les uns des autres. L'intelligence collective existe.

Les égos reprendront-ils vite le dessus ? Oui, sûrement, mais c'est bien ce pourquoi le respect de l'écoute est primordial. Enfin, ces mouvements citoyens devront reprendre la main sur les échéances politiques, mais parler de cela avant de travailler sur les premières étapes ne feraient que reproduire les systèmes en place. Il est essentiel de réapprendre l'écoute et le réinvestissement sur un certain nombre de domaines du quotidien avant de reparler de programmes et d'élus. 

Quelles sont les solutions ? Il est de notre devoir, connaissant les difficultés de les chercher ensemble, de les inventer, puis de les pérenniser. Nous y travaillons.

Plus le sol est vivant, plus les graines germeront de manière fertiles pour tous.

A nous de nous assurer que la démocratie retrouve sa force.

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