Guerre en Palestine – Aurore Bergé ou la complicité de crime contre l’Humanité

Le 12 Mai, Aurore Berger écrit : "Nous refusons de rester silencieux et affirmons notre amitié et notre soutien indéfectible à l'Etat d'Israël face au terrorisme islamiste". En quête de légitimité au sein de son parti, Aurore Berger refuse le silence lorsqu'il s'agit de se ranger du côté de l'injustice.

Aurore Berger présidente du groupe d'amitié entre la France et l'état d'occupation sioniste. © RISSALA Aurore Berger présidente du groupe d'amitié entre la France et l'état d'occupation sioniste. © RISSALA

Le début de mandat du Président Macron avait donné l’espoir d’un pays qui allait enfin rentré de plain-pied dans le troisième millénaire. Aurore Berger vient définitivement d'enfoncer le clou d’une France de la fin du 19ème siècle, cerise sur le gâteau d’une série de  dérives de ce quinquennat en terme de discrimination, d’atteinte aux libertés individuelles fondamentales et de course avec le Rassemblement National à qui serait le plus en avance en terme de politique d’extrême droite.

 

Lors de son communiqué du 12 mai avec ses amis, Aurore Berger écrit : 

"Nous refusons de rester silencieux et affirmons notre amitié et notre soutien indéfectible à l'Etat d'Israël face au terrorisme islamiste".

Pourtant silencieuse elle l'a bien été la député LREM des Yvelines. Pas un mot à propos des habitants des quartiers de Jerusalem expulsés profit des colons juifs. Pas un mot à propos des violences de l'armée d'occupation envers les civils palestiniens depuis des semaines et des mois. Pas un mot à propos de l'introduction illegale et immorale des forces armées d'occupation dans la mosquée El Aqsa en plein Ramadan, agressant des fidèles en prière.

En quête de légitimité au sein de son parti, Aurore Berger refuse le silence lorsqu'il s'agit de se ranger du côté de l'injustice et du crime!

Par son tweet du 12 Mai et le communiqué de presse du groupe qu’elle préside, la députée LREM des Yvelines aura ouvert les portes de l’importation en France de la guerre en Palestine. Bien sûr on l’entendra bientôt dire que ce sont les défenseurs du peuples opprimés et occupés qui importent le conflit en France. En fait Aurore Berger est un pompier pyromane. 

Par son engagement au côté des criminels, Aurore Berger renvoie la France a des heures sombres de son histoire et fait basculer notre pays de sa place prétendue de défenseur de l’injustice et de la paix, vers le camp d’un pays soumis au lobbyiste criminel.

Elle se place en défenseur de l’apartheid, du génocide, de la déportation et des crimes de guerres.

Par sa prise de position Aurore Berger, participe au brouillage de l’information et la falsification de l’Histoire, puisqu’elle néglige le fait que l’entité criminel est l’occupant et l’agresseur. Elle a négligé toutes les violences et les crimes de l’état sioniste depuis des années et en particulier depuis plus d’un mois pour se réveiller le jour où les groupes de résistances palestiniennes ont riposté aux agressions faites à Jerusalem.

Elle n’a pas un mot pour les familles palestiniennes qui risquent la déportation au profit des colons juifs.

Solidaire de cette entité criminelle, Aurore Berger cautionne le non-respect de droits et des accords internationaux violés par cette entité terroriste, car elle devrait presser son « ami » au respect du droit international et des résolutions onusiennes comme ces quelques exemples parmi de nombreux autres :

Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins »   

Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région. 

Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures. 

Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

 Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

 Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

Communiqué d'Aurore Berger le 12 Mai 2021 © RISSALA Communiqué d'Aurore Berger le 12 Mai 2021 © RISSALA

Par son engagement Aurore Bergé cautionne la haine, le racisme et la xénophobie puisqu’elle se place en défenseuse de l’apartheid, de la déportation, de l’épuration ethnique, du fait que les populations autochtones palestiniennes soient considérés comme des apatrides dans leur propre pays, que des palestiniens se fassent lynchés par des hordes de colons. Elle se met du côté de l’agression des civils femmes, enfants, de la destruction des infrastructures vitales des palestiniens.

Enfin Aurore Berger salie son nom en l’apposant au côté du député Meyer, représentant du Likoud en France, grand ami du criminel de guerre Netanyahu.

Monsieur Macron devrait rappeler à l’ordre ses cowboys qui vont faire de sa mandature une des pires des pays occidentaux en terme d’injustice et de droits humains.

Tôt ou tard les palestiniens retrouveront l’ensemble de leur terre, mais l’Histoire retiendra cette France donneuse de leçon, qui aujourd’hui n’a plus aucune légitimité à s’exprimer sur ces sujets.

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