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Billet de blog 17 octobre 2025

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Ilyes Bellagha — Architectes Citoyens

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Un message pour la profession

Il y a des jours où exercer, penser ou simplement persister semble un acte de résistance.
Ce n’est pas le courage qui manque, c’est la clarté du chemin.
On nous enferme dans des formulaires, des signatures, des silences administratifs — mais l’architecture, la vraie, ne se résigne pas : elle cherche la faille, la lumière, le souffle.

Abandonner, jamais.
Parce qu’abandonner, c’est laisser mourir le lien entre la main et l’idée, entre la société et sa mémoire.
Contourner, peut-être.
Non pour tricher, mais pour continuer d’agir là où la règle a oublié le sens.
Contourner, c’est l’art de survivre à l’absurde, de garder vivante la dignité de bâtir.


Avec vous, c’est le confort dans son absolu.
Vos choix ne m’engagent pas — je ne suis ni pour ni contre.
Je vous laisse l’innocence que l’on accorde à ceux que la démence a déjà atteints : la maladie du m’as-tu-vu.
Vous appartenez à la caste de ceux qui portent des valises plus diplomatiques que sincères, et qui brillent autant que les en-têtes de leurs courriers — mieux présentés que le sens de leurs écrits.


Égarés pour égarés, vous auriez pu être des petits poucets — on vous aurait peut-être retrouvés.
Mais non : vous avez choisi le rôle du chaperon qui s’égare dans la forêt.
Et le couffin, en tunisien, vous le savez bien, n’est pas qu’un panier : c’est une attitude.
Pour vous, il contient les formulaires, les tampons, et pour votre grand-maman — l’administration — c’est la loi qui tient lieu de grand-mère.


Vous avez toujours cru, comme les païens, à plusieurs dieux.
Chacun amène son refrain : l’un se prosterne devant ses confrères, l’autre devant le dieu des virtuoses — ceux qui excellent dans l’art de lécher les pieds des promoteurs, et, à l’occasion, autre chose.
Mais pendant que vous vous agenouillez, certains continuent de bâtir, de douter, d’habiter le réel.
Et c’est peut-être là que l’architecture renaît — dans l’ombre, loin du confort, mais près du sens.


Ilyes Bellagha — Architectes Citoyens
« Joindre l’agréable à l’utile : l’architecture du sens commence par le plaisir d’exister. »

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